05/03/2017

LA SCRIBE

Scribe 1.jpegQuatrième de couverture : Et si une jeune scribe tenait entre ses mains le destin de l'Occident ?

Franconie, an 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Fille d'un célèbre scribe byzantin, Theresa est apprentie parcheminière. Contrairement aux jeunes femmes de son âge, dont le rêve est de fonder une famille, elle n'aspire qu'à une chose : vivre parmi les livres. Mais un drame l'oblige à quitter sa ville et à se réfugier dans la cité abbatiale de Fulda. Là, elle devient la scribe du moine Alcuin d'York, véritable Sherlock Holmes en robe de bure. Alors que Theresa l'assiste dans ses enquêtes, elle découvre que, dans sa fuite, elle a emporté à son insu un précieux parchemin qui pourrait bien sceller l'avenir de la chrétienté...

A travers les aventures de Theresa, jeune femme hors norme et attachante, La Scribe évoque une page décisive du christianisme au Moyen-âge. Coups de théâtre, érudition et étonnants personnages fictifs ou réels sont les ingrédients de ce roman historique au rythme trépidant.

 

 

 

 

L'auteur : Antonio GARRIDO

Scribe 2.jpegNationalité : Espagne? Né à : Linares , 1963

Biographie :

Antonio Garrido est un écrivain espagnol, auteur de romans policiers historiques.

Il enseigne à l'université de Valence.

Passionné d'histoire, il a consacré sept ans de sa vie, ponctués de nombreuses recherches en Allemagne, à l'écriture de son premier roman, "La scribe", devenu rapidement best-seller dans son pays.

"Le lecteur de cadavres" est son second roman. "Le dernier paradis" reçoit, en 2015, le "Premio Fernando Lara de Novela".

 

 

Mon avis : Après la lecture du "Lecteur de cadavres", j'avais envie de découvrir un autre roman de Antonio Garrido, mon choix s'est porté sur son premier roman qui avait obtenu un succès certain.

Je pensais découvrir un roman historique comme je les aime, basé sur des références solides et intéressantes. De ce côté je suis assez déçu car si références historiques il y a, elles ne servent comme le dit Garrido lui même en postface : "qu'à fournir le décor, le vernis qui fait briller les personnages, l'emballage qui les rend vraisemblables."

Evidemment ce n'est pas présenté ainsi dans le quatrième de couverture.

L'histoire se situe au moyen-âge sous le règne de Charlemagne qui n'est pas encore empereur et que le parchemin "La donation de Constantin" (j'avoue que je ne connaissais pas cette histoire) pouvait tout remettre en question.

Le fond est donc assez intéressant, mais au lieu d'un roman historique on a plutôt en main un polar moyenâgeux qui tient la route, un roman aux multiples rebondissements et qui jamais n'est ennuyant.

Ce qui m'a un peu dérangé c'est que l'héroïne, une jeune fille de 15 ans se sort miraculeusement de toutes les situations désespérées, elle est plus intelligente que tout le monde, elle trouve toutes les solutions, elle pleure et se fâche quand elle veut et en plus elle est assez jolie, une espèce de James Bond girl avant l'heure. C'était déjà un peu le cas avec le héros du "lecteur de cadavres".

Comme dans ce deuxième roman, on sent que l'auteur s'est beaucoup documenté, dommage que ses connaissances dont il veut faire profiter le lecteur ne sont pas bien exploitées, elles apparaissent dans des digressions et bavardages ce qui les rend ennuyeuses. 

Ne nions pas que l'auteur sait accrocher ses lecteurs, l'histoire démarre dès les premières lignes du roman et cela reste palpitant jusqu'à la fin. Il faut simplement jouer le jeu, oublier les invraisemblances et grosses ficelles, et cela reste agréable à lire. Un roman moins abouti que le "Lecteur de cadavres".

 

 

 

En marge du roman : La donation de Constantin

Scribe 3.jpgLa donation de Constantin, selon la légende, est un acte par lequel l'Empereur Constantin I° accordait au pape l'autorité sur Rome, l'Italie et tout l'Occident.

Ce texte, censé dater du IV° siècle, ne fut toutefois utilisé par la papauté que bien plus tard, à compter de 979. Cependant, cette donation commença à être critiquée dès le XII° siècle, de nombreux érudits doutant de sa validité.

Plusieurs questions concernant cet acte restent donc en suspens. Ainsi, l'historicité de la donation de Constantin est-elle attestée ? Dans le cas contraire, quand ce texte fit-il son apparition, et dans quel but fut-il créé ?

http://www.histoire-fr.com/mensonges_histoire_donation_co...

 

 

 

 

20/02/2017

LE SONGE DE L'ASTRONOME

astronome 1.jpgQuatrième de couverture : Prague, 1601. L’empereur Rodolphe II de Habsbourg organise une somptueuse fête à l’occasion de laquelle le célèbre astronome Tycho Brahé doit présenter sa conception du cosmos.

La cour réunit les plus grands penseurs, artistes et notables de la Renaissance, au nombre desquels se trouvent le peintre Sprangler, l’alchimiste Michael Maier ou encore l’inquisiteur Roberto Bellarmin, connu pour avoir envoyé le philosophe copernicien Giordano Bruno au bûcher.

L’enjeu est de taille: savoir si le Maître fait tourner le Soleil autour de la Terre, ou l’inverse. Mais lorsque l’homme de science est retrouvé empoisonné dans le cabinet de curiosités du château, l’empereur décide d’enfermer tous ses invités jusqu’à ce que le coupable soit démasqué.

 

 

 

 

 

 

 

Les auteurs : Thierry BOURCY

astronome 2.JPGNationalité : France, né à : Vannes, Morbihan , le 22/06/1955

Après un DESS de psychopathologie et une licence de linguistique, il travaille dans le milieu hospitalier, à Vannes. Passionné depuis toujours par le cinéma, il change totalement de carrière à la suite d'une rencontre avec le scénariste Bernard Revon.

Son premier scénario est écrit en 1986, une adaptation de "La rose de Paracelse", vont suivre des écritures pour des séries TV, dont "Marc et Sophie", "Louis Page", "Hôtel de police" et il poursuit la réalisation de courts métrages.

En 2005, Thierry Bourcy ajoute à son CV celui de romancier: un nouvel auteur de polar voit le jour avec "La cote 512" , premier volet des aventures de Célestin Louise, flic et soldat, paru aux éditions du Nouveau Monde.

Depuis 2005, les enquêtes de Célestin Louise se sont poursuivies avec sept autres tomes, le dernier paru en 2014: "Célestin Louise, flic et soldat de la guerre de 14-18".

Entre-temps Thierry Bourcy a écrit là un scénario pour la télévision, là un scénario pour un film documentaire et, désireux de transmettre ce savoir qu'il a acquis en autodidacte, il a assuré des programmes de formation sur l'écriture de scénarios en lycée, université, école d'Audiovisuel, aux Beaux-Arts de Poitiers, une formation assise principalement sur les exercices pratiques.

Il est également auteur de pièces de théâtre et a coproduit le long-métrage de Claude Berne "Hôtel du Paradis" (2011).

 

François-Henri SOULIE

astronome 6.jpgNationalité : France, né le : 28/04/1953

François-Henri Soulié est écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène, scénariste. Récompensé par le prix du premier roman au festival du film policier de Beaune 2016, "Il n'y a pas de passé simple" a pour héros Skander Corsaro, un journaliste motocycliste parti en roue libre dans une chasse au trésor cistercien.

 

 

Mon avis : le contexte historique est intéressant, la cour de Prague, l'astronome renommé (que je ne connaissais pas) Tycho Brahé, ses théories sur le mouvement des planètes, son assistant Johannes Kepler, les références à Caravaggio et à Arcimboldo, tous les ingrédients sont réunis pour un roman comme je les aime. L'histoire est donc basée en grande partie sur des faits réels, il s'agit d'une enquête sur une série de crime commis dans l'enceinte du château impérial.

L'attente était grande, la déception est à la mesure; j'ai lu ce "thriller" sans grande passion car les auteurs n'ont pas su donner de relief au récit. L'histoire ne tient pas aux tripes, tout m'a paru écrit sur le même ton uniforme un peu comme quand on écoute quelqu'un qui parle sans intonation particulière.

Un récit qui manque de densité, les émotions sont absentes, le suspens n'est pas haletant, en finalité un espèce de cluedo quand il reste 5 ou 6 présumés assassins.

Une lecture pas désagréable mais banale, il m'en restera la connaissance de Tycho Brahé, c'est déjà ça.

 

En marge du roman:

astronome 4.jpgTycho Brahé est un astronome danois dont le disciple n'est autre que Johannes Kepler, auteur des lois de la mécanique céleste. Ce dernier doit en partie ses découvertes à son maître et à ses travaux sur l'orbite de Mars. Tycho Brahé fit construire le plus grand observatoire d'Europe : Uraniborg. Il décela la vraie nature extraterrestre des comètes. Indécis sur les deux système du monde proposés à l'époque, le géocentrisme et l'héliocentrisme, il théorise sur un système hybride appelé le géo-héliocentrisme, dans lequel les planètes tournent autour du Soleil, mais le tout tourne autour de la Terre, restant immobile au centre de l'Univers.

 

http://www.astropolis.fr/articles/Biographies-des-grands-...

15/02/2017

1000 SOLEILS SPLENDIDES

soleil 1.jpgQuatrième de couverture : Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul: le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.

Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs "mille soleils splendides"?

Afghanistan, de 1959 à 2003, à travers cinquante ans d'une histoire dramatique, agitée par le conflit contre les Russes, les guerres civiles incessantes, et pour finir le régime taliban, qui a fait de ce pays ce qu'il est aujourd'hui

 

 

L'auteur : Khaled HOSSEINI

soleil 2.jpgNationalité : Afghanistan

Né à : Kaboul , le 04/03/1965

Biographie :

Cadet de cinq enfants, fils d’un diplomate et d’une professeur de farsi, Khaled Hosseini a passé son enfance en Iran, puis à Paris, déménageant au gré des affectations de son père fixées par le ministère afghan des Affaires étrangères. En 1980, alors que l’Afghanistan est occupé par l’armée soviétique, les Hosseini obtiennent le droit d’asile aux États-Unis et s’installent à San Jose, en Californie. Après une licence de biologie et des études de médecine, Khaled Hosseini devient interne au Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles en 1996, où il exerce toujours.

En 2001, parallèlement à la pratique de la médecine, il commence l’écriture de son premier roman. Le livre sort en 2003 aux États-Unis, sous le titre "Les Cerfs-volants de Kaboul", et bénéficie alors d’un extraordinaire bouche à oreille. Livre culte acclamé par la critique, vendu à 8 millions d’exemplaires dans le monde, ce phénomène de l’édition internationale a remporté un immense succès en France, où il a été récompensé par le grand prix des Lectrices de Elle en 2006.

Son deuxième roman, "Mille soleils splendides", s’est classé dès sa sortie sur les listes des meilleures ventes aux États-Unis et en Europe.

Marié et père de deux enfants, Khaled Hosseini vit actuellement dans le nord de la Californie et a été nommé ambassadeur par l’agence des Nations unies pour les réfugiés, l’UNHCR, en 2006. D'ailleurs, il fait l'éloge de l'UNHCR dans l'épilogue de son deuxième roman, A Thousand Splendid Suns (Mille soleils splendides), en tant qu'envoyé de bonne volonté de cette organisation.

En 2011, la sortie de l'adaptation graphique des célèbres "Les Cerfs-volants de Kaboul" offre la possibilité au public de découvrir, ou de redécouvrir, ce best-seller de la littérature contemporaine, illustré par Fabio Celoni et Mirka Andolfo.

Après une attente fébrile de six ans, la parution de son troisième roman, "Ainsi résonne l’écho infini des montagnes", a été saluée dans de nombreux pays comme un des plus grands événements éditoriaux récents.

 

 

Mon avis : je prétends souvent qu'un bon film ou un bon livre doit provoquer chez moi des émotions, quelles qu'elles soient. Et avec ce roman, j'ai été servi au point d'avoir parfois la gorge serrée et le ventre noué, parfois j'ai dû interrompre ma lecture tant l'émotion était importante..

L'auteur nous narre avec beaucoup de simplicité et de réalisme le tragique destin de deux femmes afghanes mariées dès leur prime adolescence à un homme brutal et sans respect. La narration est sensible et précise à tel point qu'on a vraiment l'impression de partager le quotidien de ces malheureuses. J'ai vécu avec ces deux femmes, le triste sort des femmes afghanes, l'horreur de la guerre, la brutalité des hommes, les brimades,  la famine, la détresse, la bestialité des Talibans, les us et coutumes du temps passé d'une société inégalitaire, les châtiments incroyables, les cris, les pleurs et malgré tout la tendresse et l'espoir.

L'histoire se déroule principalement à Kaboul durant une période d'une cinquantaine d'années, depuis la guerre entre les soviétiques et les mouhahidjins,  ensuite la prise de pouvoir par les Talibans, l'assassinat de Nadjibullah, l'assassinat de Massoud dit « le Lion du Pandjchir », le pouvoir des seigneurs de guerre, soit l'histoire tragique de l'Afghanistan de 1960 jusqu'à nos jours.

Après cette lecture on n'est pas étonné que des millions d'afghans ont fui leur pays pour se réfugié principalement au Pakistan.

Un roman réellement bouleversant et poignant qui restera longtemps gravé dans ma mémoire.

Le titre du roman est extrait d'un poème de Saib-e-Tabrizi (XVIIème siècle) qui évoque Kaboul ainsi :

"Nul ne pourrait compter les lunes qui luisent sur ses toits,

Ni les mille soleils splendides qui se cachent derrière ses murs."

 

 

 

En marge du livre :

La destruction des bouddhas de Bamiyan aurait-elle pu être évitée ?

soleil 5.jpgSculptés à même la falaise par les premiers bouddhistes, les deux bouddhas de Bamiyan dominaient, du haut de leurs 55 et 38 mètres, la vallée fertile du même nom depuis le Ve siècle, au centre de l'Afghanistan. Majestueux, ils auront été vénérés, parfois craints, mais toujours respectés par les habitants de la région et les voyageurs en route pour l'Europe ou l'Asie. Leurs visages avaient bien déjà été endommagés, mais les deux bouddhas étaient toujours là, plus de 1 500 ans après leur construction. Peut-être étaient-ils même un peu tombés dans l'oubli durant les années de conflits, avant de devenir un enjeu entre la communauté internationale et le mollah Omar, le chef des talibans, qui ordonna leur destruction au mois de février 2001.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2004/10/05/la-destr...