15/02/2018

JE SUIS NÉ UN JOUR BLEU

asperger 1.jpgQuatrième de couverture :  "Je suis né le 31 janvier 1979. Un mercredi. Je le sais parce que dans mon esprit, le 31 janvier 1979 est bleu. " Daniel Tammet est un autiste savant aux capacités hors du commun, un génie des nombres. Il a ainsi mémorisé les 22514 premières décimales de Pi, parle dix langues et a appris l'islandais en quatre jours. Pour lui, les nombres sont des formes et des couleurs. Dans ce témoignage plein d'espoir, il explique comment il a mis toute son énergie pour sortir de ces ténèbres qui l'ont longtemps coupé du monde et comment il a réussi à se socialiser. Un voyage en couleur qui entrouvre la prison de l'autisme. "

 

 

 

 

 

 

asperger 2.jpgL'auteur : Daniel TAMMET

Daniel Tammet, né Daniel Paul Corney le 31 janvier 1979 à Barking, est un écrivain, poète et hyperpolyglotte anglais, diagnostiqué avec de l'épilepsie dans l'enfance, puis le syndrome d'Asperger à l'âge adulte.

Il s'est fait connaître par sa synesthésie, à l'origine de ses capacités de mémoire. Le 14 mars 2004, il récite les 22 514 premières décimales de Pi en 5 heures, 9 minutes et 24 secondes, établissant un record du monde.

Daniel Tammet est l'aîné d'une fratrie de neuf enfants, et vit une enfance très modeste dans le sud de l'Angleterre. Il souffre de crises d'épilepsie à l'âge de 3 ans (crises aujourd'hui définitivement guéries) qui sont sans doute à l'origine de sa synesthésie.

Il est diagnostiqué autiste Asperger à l'âge de 26 ans, au centre de Recherche sur l'Autisme de l'université de Cambridge, par Simon Baron-Cohen. Il a la particularité d'avoir à la fois développé des capacités de communication proches de la norme, ce qui différencie le syndrome d'Asperger des autres formes d'autisme, ainsi que des aptitudes singulières dans les domaines des nombres et des langues.

 

Œuvres principales :

Je suis né un jour bleu (2007)

Embrasser le ciel immense (2009)

L'Éternité dans une heure (2013)

C'est une chose sérieuse que d'être parmi les hommes (2014)

Mishenka (2016)

Chaque mot est un oiseau à qui on apprend à chanter (2017)

https://youtu.be/U0G1K7zTTLo

 

Mon avis : un témoignage étonnant et intéressant d'un jeune homme autiste qui arrive à exprimer clairement sa vie depuis sa tendre enfance. Il nous fait découvrir et nous aide à comprendre ce que vivent et ressentent les autistes. Il partage avec beaucoup de sincérité ses expériences positives et négatives, ses craintes, ses habitudes, ses phobies, ses progrès, sa vie sociale, ...

Un jeune homme  différent qui a accepté sa différence et qui est arrivé à être différent parmi les autres, un jeune homme heureux dans la vie.

Un beau message d'espoir pour les parents d'autistes, un récit émouvant car authentique.

 

 

En marge du livre : L'étrange monde de la synesthésie

La synesthésie est un phénomène dans lequel une stimulation unimodale conduit à une perception dans une autre modalité. Par exemple, des notes de musique, des lettres et des chiffres peuvent entrainer la perception de couleur, des gouts peuvent être associés à des formes tactiles. Des recherches récentes ont montré que la synesthésie est un phénomène bien réel avec des corrélats génétiques, perceptifs et cérébraux. Nous allons présenter dans cet article quelques uns de ces faits ainsi que les questions qui nécessitent encore des investigations, notamment chez l’enfant. Les prochaines générations de scientifiques et de pédiatres devront reconnaitre la synesthésie chez l’enfant pour en explorer les racines développementales et leurs conséquences.

En 1871, Arthur Rimbaud publia un sonnet intitulé voyelles qui a amené le monde artistique européen de la fin du XIXième siècle à s’intéresser au phénomène de la synesthésie qui associe, par exemple, certaines lettres avec certaines couleurs. Bien qu’il soit généralement admis que Rimbaud n’était pas synesthète lui-même, son poème demeure une description frappante de ce que cela doit être d’expérimenter cette insolite association des sens. Certains synesthètes perçoivent du bleu lorsqu’ils entendent la note Ré jouée sur un piano et du rouge pour la note Fa (audition colorée), ou même ressentent des formes tactiles lorsqu’ils goûtent différentes nourritures. D’autres synesthètes voient en couleur les lettres de l’alphabet, même lorsqu’elles sont imprimées en encre noire. Ces personnes ne sont ni folles, ni ne souffrent d’un désordre neurologique. Elles font partie du petit groupe, estimé entre 1/20 et 1/2000, de gens normaux qui sont synesthètes.

Chez eux, les sens, toucher, gout, audition, vision et odorat, sont « mélangés » au lieu de rester séparés...              Suite de l'article à l'adresse suivante :

http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/neurosciences/...

 

09/02/2018

L'ESPACE PREND LA FORME DE MON REGARD

Regard 1.jpgQuatrième de couverture : « Avec les nébuleuses et les atomes, avec tout ce qui existe, nous sommes engagés dans cette vaste expérience d'organisation de la matière. Loin d'être étrangers à l'univers, nous nous insérons dans une aventure qui se poursuit sur des distances de milliards d'années-lumière. Nous sommes les enfants d'un cosmos qui nous a donné naissance après une grossesse de quinze milliards d'années. Comme dans la tradition hindouiste, les pierres et les étoiles sont nos soeurs. »

 

 

 

 

 

 

 

regard 2.jpgL'auteur : Hubert REEVES

Nationalité : Canada, né à : Montréal, Québec , le 13/07/1932

Hubert Reeves est un astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco-québécois.

Ayant débuté sa carrière en tant que chercheur en astrophysique, il pratique aussi la vulgarisation scientifique depuis les années 1970 et s'avère militant écologiste depuis les années 2000.

Il anime une série d'émissions-conférences télévisées intitulée Histoire de l'Univers18, qui sera diffusée à plusieurs reprises au cours des années 1990 et 2000 au Canal Savoir. Il y reprend, entre autres, l'idée de la pyramide de la complexité, un concept, développé dans L'Heure de s'enivrer, décrivant la complexification de l'Univers, du Big Bang jusqu'à aujourd'hui.

En 2000, il fait don de 100 000 dollars canadiens à l'Université Laval pour créer le fonds Hubert-Reeves qui permet d'offrir chaque année des bourses à des étudiants de deuxième cycle en astrophysique.

Ses principaux ouvrages, Patience dans l'azur, Poussières d'étoiles et L'Heure de s'enivrer, ont connu un énorme succès et ont été traduits dans plusieurs langues.

Par ailleurs, Hubert Reeves participe à des émissions télévisées de vulgarisation scientifique, dont la plus emblématique, dans le passé, fut sans doute la Nuit des étoiles, diffusée sur la chaîne publique française France.

 

Mon avis : un petit livre paru en 1995 que j'ai retrouvé au fond d'une caisse, l'avais-je déjà lu, je n'en ai aucun souvenir ce qui ne m'étonne pas compte tenu du peu d'intérêt que constitue cette publication.

C'est une sorte de journal, un carnet de notes,  qui reprend des réflexions plus ou moins philosophiques sur quelques sujets : le temps qui s'écoule, au cimetière,  de la nature, et la quête des sens. 58 petites pages sur des questions que tout le monde se pose : Y a t-il une vie après la mort, le temps qui passe, Dieu existe t-il, d'où vient la vie, les origines de l'univers, etc..

Cela donne vraiment l'impression qu'on profite de la notoriété de Hubert Reeves pour éditer un livre qui n'apporte rien sauf du profit à l'éditeur. De qui se moque t-on ?

Les 45 dernières pages pour compléter ce petit livre concernent des photos de Mohror qui n'améliorent en rien cette édition.

Le titre du livre est une libre interprétation du vers de Paul Eluard, extrait du poème "Ne plus partager" : "L'espace a la forme de mes regards".

 

Regard 4.pngExtrait :

"Être plongé dans l'étonnement devant le simple fait de notre existence. Évidence si trompeusement simple qui touche aux mystères de l'avant-naissance et de l'après-mort.

Il nous est naturel de penser que notre vie s'inscrit dans un intervalle de temps, se chiffre en années du calendrier, s'insère dans un siècle, ou en chevauche deux.

mais le calendrier est conventionnel. Et nous croyons savoir ce qu'est le temps. Existe t-il en dehors des cerveaux humains ? S'écoule t-il quand nous ne somme plus ? "

05/02/2018

IL ÉTAIT UNE LETTRE

lettre 1.jpgQuatrième de couverture : Manchester, 1973. Tina, secrétaire dans une compagnie d’assurances, est bénévole dans une boutique caritative le samedi. Cette activité lui permet d’échapper quelques heures à son mari, Rick, violent et alcoolique. Alors qu’elle trie de vieux vêtements, dans la poche d’une veste de costume, elle met la main sur une lettre jamais ouverte ni postée. C’est une demande en mariage, datée de septembre 1939. Émue, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre. Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d’une femme saurait-il illuminer la vie d’une autre ?

À plusieurs décennies d’intervalle, deux histoires d’amour brisées en plein vol, deux destins de femmes au cœur meurtri.

 

 

 

 

 

 

lettre 2.jpgL'auteur : Kathryn HUGHES

Nationalité : Royaume-Uni, née à : Altrincham, Manchester.

Kathryn Hughes est romancière. Après une école de secrétariat, Kathryn a fait la rencontre de son mari et ils se sont tous deux installés au Canada.

Durant 29 ans, ils ont géré ensemble une entreprise, élevé deux enfants et voyagé dans le monde entier. De retour en Angleterre, Kathryn s’est mise à l’écriture.

"Il était une lettre" (The Letter) (e-book, Matador, 2013), son premier roman, a remporté un succès immédiat et s’est retrouvé catapulté numéro un des ventes en Angleterre. Véritable phénomène d’édition, il a été publié dans le monde entier et a connu un vif succès en France.

"Il était un secret" (The Secret), paru en juillet 2016 en Angleterre, a également conquis des centaines de milliers de lectrices.

 

Mon avis : voilà un roman qui a séduit des centaines de milliers de lectrices et qui a été numéro 1 des ventes en Angleterre, pourtant ce n'est jamais qu'un mélodrame, un roman à l'eau de rose, qui plus est mal écrit ou mal traduit ou les deux. On est loin de la bonne littérature.

Ce n'est évidemment pas le genre de roman que j'apprécie, même si l'histoire est attachante et bien structurée, les personnages me sont apparus sans relief et les émotions inexistantes.

J'ai tendance à dire trop c'est trop dans la sensiblerie, la jeune fille enceinte répudiée par sa famille, le jeune homme qui meurt à la guerre, l'accouchement dans un couvent irlandais, l'enfant adopté, la jeune femme enceinte qui perd son enfant sous les coups de son mari alcoolique et brutal, le suicide de celui-ci, etc....

De nombreux hasards font vraiment bien les choses, le récit est sans surprise et comme dans les contes de fées, tout est bien qui finit bien et même un peu trop. Un roman que j'ai lu sans passion.

 

 

En marge du livre  :

Couvents de l’horreur, l'Irlande devant son passé.

lettre 3.jpgL’Etat irlandais a reconnu publiquement sa responsabilité dans «les blanchisseries Madeleine». Pendant une grande partie du XXème siècle, des milliers de femmes ont été enfermées dans ces couvents et utilisées comme des esclaves parce qu’elles étaient jugées immorales par la société.

Il aura fallu attendre des dizaines d’années et la publication d’un rapport officiel pour que l’Irlande reconnaisse enfin sa responsabilité dans l’un des plus grands scandales de son histoire. Mardi, le premier ministre Enda Kenny a présenté ses excuses auprès de «celles qui sont passées à divers titres par les blanchisseries Madeleine». De 1922 à 1996, près de 10 000 femmes ont été envoyées dans ces pensionnats catholiques d’une extrême sévérité, parce qu’elles étaient jugées immorales. Jusqu’alors, l'Etat irlandais avait toujours nié sa responsabilité, soulignant que les couvents étaient des institutions privées, mais le rapport de mille pages publié mardi à la demande du sénateur Martin McAleese, a finalement conclu à son «implication importante».

http://www.parismatch.com/Actu/International/Couvents-de-...