06/04/2015

DANS LA GUEULE DE LA BÊTE

Job 2.JPGQuatrième de Couverture :

 Qu'est-ce qu'elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l'abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s'appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n'était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu'en catimini...

Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois anti-juives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n'en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l'occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d'Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l'on croit.

Comment réagissent des gens ordinaires confrontés à une situation extraordinaire ? Quelle est la frontière entre le bien et le mal, entre un héros et un salaud ? Inspiré de faits réels, Dans la gueule de la bête saisit toutes les nuances de l'âme humaine, tour à tour sombre et généreuse, et invite chaque lecteur à se demander : « Et moi, qu'aurais-je fait pendant la guerre ? »

 

 

Job 3.jpgL’auteur : Armel JOB

Nationalité : Belgique

Né(e) à : Heyd , le 24/06/1948

Biographie :

Armel Job est un écrivain belge de langue française.

Après ses études, il est engagé comme professeur de latin et de grec au séminaire de Bastogne.Il y enseigne pendant vingt-trois ans et en 1993, il en devient le directeur. Durant ses années de professorat, Armel Job publie à plusieurs reprises des articles spécialisés dans les Revues de l’enseignement catholique belge et poursuit d’incessants travaux de traduction du latin et du grec.

Armel Job a reçu le prix du jury Giono en 2005 pour Les Fausses Innocences, un roman qui se déroule dans la partie germanophone de la Belgique.

Armel Job a reçu le Prix de la Personnalité Richelieu 2007. Ce prix, attribué par l'ensemble des clubs belges et luxembourgeois du Richelieu international, récompense une personnalité pour sa contribution à la promotion de la langue et de la culture françaises.

En 2011, il reçoit les deux prix en jeu, le Prix des délégués et le Prix des lycéens pour son roman paru en 2009 Tu ne jugeras point. Il est ainsi, avec Bernard Tirtiaux, l'un des rares auteurs à avoir été primé deux fois par les jeunes lecteurs du Prix des lycéens.

 

Mon avis :

 

P1390819.JPGComme d’habitude, Armel Job nous livre un récit très soigné, très bien écrit. C’est un auteur que j’apprécie beaucoup pour son style, pour ses phrases parfaites et pour son vocabulaire. Dans ce roman, il ne prend parti pour aucun des personnages du roman, qu’il soit bon ou mauvais, sans doute voulait-il qu’il en soit ainsi. Tous ces gens ordinaires dont les décisions et les réactions sont décrites dans le livre, à leur place qu’aurions-nous fait. Cette façon de présenter l’intrigue m’a un peu donné l’impression d’un manque de passion, d’un manque de relief du récit.

Mais un intéressant retour en pays connu, Liège, sa banlieue et la vie pendant l’occupation. Un très bon moment de lecture.

Un très beau cadeau de ma fille pour mon anniversaire et qui plus est dédicacé par Armel Job lui-même. Quand ma fille lui a dit que j'habitais en Hongrie, il lui a conseillé des oeuvres de l'écrivain hongrois Sándor Márai dont j'ai parlé concernant le livre "Mémoires de Hongrie".

 

 

En marge du livre :

Job 1.jpgAu total, 733 Juifs liégeois ont disparu dans la déportation nazie. Septante ans plus tard, ils ont leur mémorial. Les autorités communales viennent de l'inaugurer, au Grand Curtius, en présence de très nombreux représentants des associations juives, d'anciens déportés et d'anciens résistants.

Nizkor en hébreu, cela veut dire "nous nous souviendrons". C'est à cet objectif que répond le mémorial installé dans la cour Haymes de Bomal du Grand Curtius. Un mémorial qui nomme les 733 hommes, femmes et enfants de la région liégeoise, assassinés par les nazis en 1942, avec l'aide de certaines autorités publiques liégeoises.

"L'objectif était d'abord de donner le contexte à la fois local et national" explique Thierry Rozenblum, auteur du livre "Une cité si ardente". "Vient alors se greffer sur ce travail le mémorial, c'est-à-dire l'histoire des personnes. Il ne s'agit pas seulement d'un monument nominatif de personnes. Il faut redire combien la ville a prêté son concours dans ce travail. C'est un travail citoyen mené par les petits-fils mais aussi par la ville".

Ce mémorial s'accompagne d'une exposition, "Liège, Cité docile?", avec un point d'interrogation. Une exposition qui montre les visages et raconte l'histoire des disparus, soit un tiers de la population juive de la région. Mais qui n'oublie pas, non plus, que la population liégeoise sauva individuellement ou collectivement de très nombreux Juifs durant l'Occupation.

A noter que la ville de Liège est la 1ere commune de Belgique à édifier un tel monument.

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_inauguration-d-un-...

 

18:37 Publié dans Livre | Tags : guerre, nazi, juif, liège | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

"Dans la gueule de la bête" est celui des romans d'Armel Job que je préfère, peut-être parce qu'il se passe à Liège ou parce qu'il amène une réflexion intéressante dont je t'avais déjà fait retour par mail. C'est toujours un grand plaisir d'accueillir cet auteur à l'école, l'échange avec les élèves est toujours tellement riche.

Écrit par : Rylou | 10/06/2015

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