10/04/2015

LE FANTÔME DE STALINE

Staline 1.jpgQuatrième de couverture :

Les archives de l’ex-URSS étant désormais accessibles, il est maintenant possible de dresser un portrait plus précis de Staline, le tyran rouge. À la lumière d’une longue enquête, Vladimir Fédorovski apporte également un nouvel éclairage sur la personnalité ambiguë de Vladimir Poutine, l’homme fort de la Russie d’aujourd’hui, plus de quatre-vingt-dix ans après la révolution bolchévique. Un regard neuf sur la Russie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur : Vladimir Fédorovski

staline,urss,ivan le terrible,poutine,guerre,naziNationalité : Russie

Né(e) à : Moscou, le 27/04/1950

Biographie :

 Vladimir Fédorovski est un écrivain et ancien diplomate russe.

Vladimir Fédorovski a d'abord été élève à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO). Ayant acquis une parfaite connaissance des langues anglaise, française et arabe, il a commencé par travailler comme attaché à l'ambassade soviétique de Mauritanie, avant d'être nommé dans les années 1970 interprète au Kremlin, assistant Léonid Brejnev dans ses rencontres avec les dirigeants des pays arabes. En 1977, il est nommé à l'ambassade soviétique à Paris et en 1985, passe un doctorat d'État en histoire sur le rôle des cabinets dans l'histoire de la diplomatie française.

De retour à Moscou, il travaille au ministère des affaires étrangères comme chef de cabinet du vice-ministre Vladimir Petrovski (qui écrit les discours de Léonid Brejnev et du ministre Gromyko), et fait la connaissance d'Alexandr Iakovlev, émince de Gorbatchev et futur inspirateur de la perestroïka ; Fédorovski sera ensuite nommé conseiller diplomatique pendant la période de la glasnost. Partisan de Gorbatchev, il est porte-parole du Mouvement des réformes démocratiques pendant le putsch de Moscou d'août 1991, s'opposant à la ligne « dure » du Parti communiste.

Devenu écrivain, il enseigne à HEC depuis 1992, a été fait officier des Arts et des Lettres et a obtenu la nationalité française en 1995. Membre de la Société des auteurs de Normandie, il est également conseiller historique au Mémorial de Caen pour la période de la guerre froide, et a été distingué de plusieurs prix littéraires dont le prix d'histoire André Castelot en 2006. Il a publié son premier roman en 1997, Les Deux sœurs (Lattès), puis une série romanesque de l'histoire russe en trois volumes (Le Roman de Saint-Petersbourg, Le Roman de Moscou, et Le Roman de la Russie insolite) de 2003 à 2004 ; il dirige par ailleurs la collection « Le Roman des lieux magiques » des Éditions du Rocher et est Président d'honneur de la Fédération Française des Salons du livre.

 

 

Mon avis :

 En 280 pages, l’auteur résume l’histoire de l’URSS du XXème siècle, autant dire qu’il n’entre pas dans les détails. En fait les trois quarts du livre concernent Staline, il le qualifie de tsar rouge et le compare à Ivan le terrible. L’auteur s’attache à démontrer qu’il y a une certaine constante dans l’histoire russe, c’est celle du contrôle de la population par la terreur.

 Parallèlement, il nous raconte la vie de Boris Pasternak qui fut pratiquement l’unique intellectuel opposant à avoir été épargné par Staline qui appréciait le brillant écrivain.

Le livre laisse paraître aussi un Staline plus humain et plus cultivé que ce qu’on imaginait, le décrivant comme cultivé, passionné de ballets et de lecture.

Ce n’est qu’en toute fin du livre que Vladimir Poutine est évoqué, après avoir montré que le système « Staline », le système totalitaire s’est perpétué sous Khroutchev, Brejnev et Andropov (élimination des personnes gênantes). Poutine qui a su se servir du KGB et de ses contacts pour prendre le contrôle du pays.

Un livre d’histoire intéressant et très accessible.

 

 

Extrait :

Si la police secrète a toujours été au cœur de l’Etat russe, une autre tradition stalinienne veut qu’on ne lui permette jamais d’acquérir trop d’influence. Car un tsar qui s’appuierait exclusivement sur elle serait condamné. Le président a sans doute médité plus d’une fois sur le destin de Beria, éliminé dans des conditions dramatiques.

Poutine déclare pourtant chercher à rétablir les grands fiefs verticaux, mais au service d’une technocratie moderne, ouverte sur le marché mondial, et non plus seulement au service des grandes baronnies répressives du passé. En véritable manipulateur, il joue sur tous les tableaux : l’ex-KGB contre l’armée ou encore contre les oligarques.

Comprenant qu’il ne pourrait conserver la confiance de l’opinion, le soutien des services secrets et de l’armée qu’en prenant des mesures contre la corruption, dans ce pays où l’économie est largement criminalisée, il lance l’assaut contre celle-ci ;

 

 

En marge du livre :

 

Staline 3.jpgIVAN LE TERRIBLE :

Ivan IV, ou le Terrible, tsar de Russi , né en 1530, mort en 1584. Il n'avait que trois ans à la mort de son père Vasili III. La régence fut exercée par la mère d'Ivan, Hélène Glinskaïa, et après la mort de cette princesse par un conseil de boïars (de 1538 à 1547). Dès l'âge de treize ans, Ivan montra un comportement sanguinaire; exaspéré par les querelles de ses tuteurs, il en fit mettre à mort quelques-uns; il se plaisait à torturer les animaux, à galoper par les rues de Moscou avec une bande de jeunes débauchés, à écraser les passants.

En 1547, il prit solennellement le titre de tsar qui jusque-là avait été réservé aux empereurs byzantins ; il fit même répandre le bruit que le fondateur de la dynastie nationale Rurik descendait directement de l'empereur Auguste. Il accorda une influence considérable à la famille Glinsky; des révoltes éclatèrent. Sons l'influence du prêtre Sylvestre et du boïar Adachev, les farouches passions du jeune tsar semblèrent se calmer. De 1547 à 1560, il se montra relativement sage et humain.

http://www.cosmovisions.com/IvanIV.htm

 

Staline 4.jpgSTALINE :

 

Né à Gori (Géorgie) le 21/12/1879 ; Mort à Moscou (Russie) le 05/03/1953;

Homme fort de l’URSS pendant plus d’un quart de siècle, Staline fut l’un des acteurs majeurs de l’histoire contemporaine. « Petit père des peuples » et fondateurs des goulags, il est à la fois le grand vainqueur d’Hitler, le modernisateur de l’URSS et l’artisan d’une terreur généralisée dans son pays. Doté d’une réputation d’homme médiocre et peu cultivé, il déploie en réalité un talent exceptionnel pour parvenir au sommet du pouvoir et y rester. Peu importe si Lénine prônait son éviction, il se présente aux yeux du peuple comme le gardien du marxisme-léninisme face aux élites intellectuelles de la révolution. De même, bolchevique et géorgien, il n’hésite pas à jouer l’identification avec les grands tsars Ivan le Terrible ou Pierre le Grand pour s’approprier le nationalisme grand russe. Dénué de compétences militaires, il se laisse attribuer le bénéfice de la victoire sur l’ennemi nazi. En somme, Staline sait pervertir tout élément susceptible de renforcer sa prééminence dans l’Etat et l’emprise de l’Etat sur l’individu. Mais derrière les images du Staline « politique », architecte du totalitarisme, la vie de l’homme semble obscure. En fait, le « vojd », dont on affiche le portrait dans toutes les Républiques populaires, mène une vie austère et laborieuse qui se confond avec son seul objectif : le pouvoir. Manœuvrant dans l’ombre pour écarter ses ennemis, réprimant dans le sang toute menace pour son règne, Staline incarne, à l’instar de son « frère ennemi » Hitler, une image du tyran transposée au XXème siècle.

http://www.linternaute.com/biographie/staline/

 

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