13/04/2015

LA FORMULE DE DIEU

Dieu 1.jpgQuatrième de couverture :

Printemps 1951, deux espions de la CIA épient une rencontre de la plus haute importance entre David Ben Gourion, « premier » Premier Ministre de l'État d'Israël, et Albert Einstein. L'objet de leur discussion : l'obtention de l'arme nucléaire par le jeune état juif et l'existence de Dieu.

Cinquante ans plus tard, Tomas Noronha, expert en cryptologie, est appelé au Caire par une mystérieuse jeune femme. Sa mission : déchiffrer un cryptogramme caché dans un document détenu par le gouvernement de Téhéran.Un manuscrit écrit de la main d'Albert Einstein dont le contenu pourrait bousculer l'ordre mondial.

Tomas Noronha devient alors un agent double censé collaborer avec les Iraniens pour informer l'Occident. Mais au cours de son enquête, il découvre que le fameux manuscrit contient beaucoup plus de choses que ne l'espéraient ses différents commanditaires.

Il serait tout simplement la preuve scientifique de l'existence de Dieu.

Version « Pocket » : Le Caire, de nos jours. Le cryptologue portugais Tomás Noronha se voit confier le décryptage d'un manuscrit original. Son nom ? Die Gottesformel, la Formule de Dieu. Son auteur ? Albert Einstein lui-même. L'enjeu ? Le mode d'emploi d'une bombe nucléaire surpuissante. Précipité malgré lui au cœur d'une affaire d'espionnage international, Noronha plonge dans les secrets de l'atome... et dans un mystère bien plus grand encore.

 

 

 

Dieu 2.jpgL’auteur : José RODRIGUES DOS SANTOS

Nationalité : Portugal

Né(e) à : Beira (Mozambique) , le 01/04/1964

Biographie :

José António Afonso Rodrigues dos Santos est un journaliste.

Présentateur vedette du JT de 20 heures au Portugal, il a déjà écrit cinq essais et neuf romans, dont plusieurs best-sellers traduits dans plus de 18 langues.

Grand reporter, correspondant pour CNN et la BBC, José Rodrigues Dos Santos a parcouru le monde pour couvrir les plus grands conflits (Israël, Palestine, Liban, Irak, Bosnie, Serbie...) et a été primé trois fois par CNN.

José Rodrigues Dos Santos est également professeur à l'Université de Lisbonne.

 

 

Mon Avis :

Je ne sais trop classer ce livre, un thriller, un thriller de vulgarisation scientifique, un roman d’espionnage sur une base théologique, en fait c’est un peu tout cela à la fois.

Et avouons-le, c’est terriblement efficace, c’est bien construit, bien pensé et passionnant même si le style laisse à désirer. C’est d’autant plus efficace que toutes les données scientifiques dont l’auteur fait référence sont authentiquement exactes et que toutes les théories scientifiques citées sont défendues par des physiciens et des mathématiciens reconnus. Ce roman se base sur les connaissances actuelles de l’univers, il en fait le lien avec les religions et tente de démontrer l’existence d’un créateur.

L’intrigue est assez mince mais elle n’est là que pour lier toutes ces différentes théories autour de la création du monde et de sa fin, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, de l’existence de Dieu. Tout au début du livre, une citation de l’Apocalypse nous plonge directement dans le sujet principal : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur, qui est, qui était et qui est à venir, le Tout Puissant. »

Tout commence par la rencontre de Einstein et de Ben Gourion dont la conversation est espionnée par la CIA. Une rencontre qui effectivement eu lieu en 1951, Ben Gourion souhaitant que Einstein devienne président d’Israël.

Ce livre démontre également de manière magistrale que les conditions pour que la vie naisse son telles qu’il est vraiment difficile de croire que c’est du hasard. Et si ce n’est pas du au hasard, ce serait donc l’œuvre d’un créateur.

Quand à la « Formule de Dieu », si l’inspecteur Bourrel était de la partie on entendrait sa fameuse répartie : « Bon Dieu, …..mais c’est bien sûr »

Un bon moment de plaisir de lecture dont on ne sort pas indemne.

 

 

Dieu 3.jpgEn marge du livre : QUAND EINSTEIN RENCONTRE BEN GOURION

Albert Einstein avait souhaité que ses archives soient conservées par l’Université hébraïque de Jérusalem. Depuis sa mort en 1955 à Princeton, elles ont été consultées par des centaines de chercheurs, qui ont produit des bibliothèques d’ouvrages sur le génie et l’homme, libre penseur, rebelle, pacifiste, philosophe et drôle. L’historien français Simon Veille, lui, a, sept ans durant, passé ces milliers de documents au crible d’une question, inscrite au cœur même de leur transfert dans cette université, créée en 1925 grâce au soutien du physicien : quels furent les liens d’Einstein à l’univers juif, ses luttes, ses débats, notamment autour du sionisme, lui qui se déclarait à 16 ans «sans confession» et a tant dénoncé les nationalismes ?

Einstein a connu au plus près la déferlante antisémite qui, dès la fin du XIXe siècle, gangrène l’Europe. Il est né à Ulm en 1879, dix ans après le décret accordant l’égalité des droits aux Juifs, dans une famille de commerçants fiers d’être assimilés. Il grandit dans l’Allemagne victorieuse où prospère l’antisémitisme depuis le krach de 1873 ; il est éveillé à la science par un étudiant lituanien pauvre, qui a fui les pogroms, comme 3 millions de Juifs de l’empire de Nicolas II entre 1880 et 1914 ; il évolue à Zurich, Berne, Prague, Berlin, dans des cercles comptant nombre de ces réfugiés, interdits d’université par le numerus clausus du tsar.

Einstein hait le conformisme bourgeois des Juifs allemands assimilés, qui méprisent les «Juifs de l’Est». L’assimilation est, dit-il, un «mimétisme dégradant», nourrissant l’antisémitisme. C’est cette conviction qui l’amène au sionisme. Le mouvement, né en 1898, nourri depuis 1917 par l’espoir du «foyer national juif» promis en Palestine par l’Angleterre, appelle à une identité assumée, régénérée par la possibilité d’une terre. Dans un monde où «les nationalités ne veulent pas se mélanger, déclare Einstein lors d’un meeting sioniste en 1921 à Berlin, il faut que nous, Juifs, retrouvions la conscience de notre nationalité, et que nous reconquérions le respect de nous-mêmes».

D’une popularité inouïe, le physicien sera un soutien de poids pour les sionistes. Mais turbulent. Il est animé par l’espoir non d’un Etat juif mais d’un refuge où vivre libres et égaux et où porter la science à son plus haut niveau. Aux Etats-Unis, où il émigre en 1933, il tente, avec Stephen Wise, de convaincre Washington de laisser entrer les Juifs pris dans le piège nazi. Il œuvre, de même, pour que Londres ouvre aux rescapés des camps l’immigration en Palestine, verrouillée en 1939.

Veille débute son livre avec un fait peu connu : le 17 novembre 1952, Einstein est sollicité par Ben Gourion pour devenir le deuxième président d’Israël, après la mort de Weizmann. Le 18, il décline poliment. Et écrit à sa fille Margot : «Si je devais être président, j’aurais parfois à dire au peuple israélien des choses qu’il n’a pas envie d’entendre.» Einstein, apprend-on, aurait préféré une gouvernance internationale de la Palestine le temps qu’un Etat binational puisse se créer. Il était convaincu que, sans politiciens pour attiser les haines nationalistes, les peuples juif et arabe pourraient s’entendre. «Einstein est un homme d’avenir», estime l’auteur. Il était certainement un humaniste.

http://www.liberation.fr/livres/2013/06/26/einstein-dans-...

 

 

 

20:31 Publié dans Livre | Tags : thriller, einstein, dieu, israël, iran | Lien permanent | Commentaires (0)

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