25/09/2015

LE CHARDONNERET

Chardonneret 1.jpgQuatrième de couverture : Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D'où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu'il transporte partout avec lui ?

À la fois roman d'initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l'Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Dona Tartt.

 

 

 

 

 

 

 

Chardonneret 2.jpgL'auteur : DONNA TARTT

Nationalité : États-Unis

Né(e) à : Greenwood, Mississippi , le 23/12/1963

Biographie :

Donna Tartt a écrit son premier poème à l'âge de 5 ans et elle avait 13 ans lorsqu'elle fut publiée pour la première fois dans une revue littéraire.

Elle a étudié au Bennington College dans le Vermont et là elle s'est liée d'amitié avec l'écrivain Bret Easton Ellis, à qui elle a dédicacé son chef-d'œuvre, "Le Maître des illusions" qui a reçu le Prix des libraires du Québec. C'est à ce moment qu'elle a commencé à l'écrire, livre qu'elle a mis huit ans à terminer. Ce roman fut un grand succès de librairie, étant vendu à plus de cinq millions d'exemplaires . Dix ans après "Le Maître des illusions", Donna Tartt publie son deuxième livre: Le Petit Copain.

Bien que critiqué par certains des lecteurs du premier roman, "Le Petit copain" reste dans le style extrêmement précis et descriptif des personnalités développées par la romancière .

Onze ans plus tard, elle récidive avec "Le Chardonneret", qui obtient le prix Pulitzer de la fiction.

 

Mon avis : Un roman qui reçoit le prix Pulitzer, qui est encensé par une grande partie de la presse : "magistral" pour Télérama, "envoûtant" pour Le Monde des livres, "Somptueux" pour Elle, "magique" pour les Inrockuptibles, je ne pouvais donc pas me tromper j'allais m'attaquer à un grand roman.

Certains critiques le présente comme : "Roman-fleuve, à la fois initiatique et thriller, méticuleux de détails, mais nerveux en rythme, riche en personnages que l'on aime aimer ou détester..."

Autant le dire tout de suite, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce gros roman, j'ai mis des semaines pour arriver au bout et j'en garde une impression très mitigée.

Dans l'édition "Pocket", le roman fait 1100 pages, c'est trop, beaucoup trop et c'est en grande partie dû au style de l'auteur qui décrit de manière très méticuleuse tous les personnages, tous les évènements, rien n'est laissé au hasard et pas mal de diversions qui n'apportent pas grand chose au récit rendent sa lecture un peu exaspérante à mon goût, une lecture pesante mais peut-être est-ce ce que voulais l'auteur.

Pourtant le style est agréable, l'écriture fine mais à force d'être précis le récit devient rapidement ennuyeux. J'ai commencé à apprécier l'histoire après 300 pages et un rebondissement inattendu intervient après 800 pages, j'ai dû me forcer pour ne pas abandonner.

L'histoire, la vie de notre jeune héros est une vraie saga à l'américaine : la disparition tragique de la mère, le placement temporaire dans une famille d'accueil huppée, puis départ pour Los Angeles pour vivre avec son père et sa compagne, lui un impénitent ivrogne, drogué et joueur, sa disparition tout aussi tragique et mystérieuse, elle serveuse de bar, droguée. La rencontre de Boris qui devient son meilleur ami, un écorché vif, dont le père lui aussi ivrogne le cogne tant et plus. Inévitablement ces deux jeunes tombent dans l'alcool, la drogue et la délinquance. De retour à New York chez son ami antiquaire, il apprend qu'un drame est survenu dans sa famille d'accueil, le père et le fils ont péri dans le naufrage de leur bateau. Ensuite fiancé à la sœur de cet ami, il apprend son infidélité juste avant le mariage, etc...

Tout cela est très noir, très pessimiste, quant à la dernière partie qui tourne au thriller, elle est parfois confuse et difficile à suivre.

Le fil conducteur de tout cela c'est un tableau : "Le chardonneret".

Je suis certainement trop critique, j'en attendais un peu trop peut être, Donna Tartt est sans aucun doute un bon écrivain mais j'ai lu bien d'autres livres aussi bien écrits mais beaucoup plus passionnants.

 

Voici la critique d'un lecteur parue sur Babelio qui résume parfaitement avec d'autres mots mon sentiment : "Tout me plaisait ! le titre, la couverture, le 4ème de couverture et le thème ; tableau volé, antiquaire, orphelin en perdition, New York, Amsterdam, allusions à Dickens (rien que ça)...

Un pavé que j'imaginais empli de mystères, de péripéties et de personnages extraordinaires.

Sauf que, un pavé, oui mais rempli de rien.

Alors oui, c'est bien écrit et bien documenté (encore heureux !), si bien qu'on ne peut s'empêcher de penser que l'auteure pose l'histoire et que ça ne va pas tarder à démarrer.

Enfin, à la moitié du livre le héros Théo, cesse de planer pour prendre une initiative. Je me dit ça y est !!!

Sauf que non... Là j'aurai du abandonner. Mais voilà, je suis têtue et curieuse et quand même, je suis intéressée par le sort du tableau, (car pour ce qui est de notre orphelin, de vaguement sympathique, il est passé à carrément sans intérêt). A part de longues beuveries et l'inventaire des drogues, des cachets ingurgités (sans même le bonheur des trip) et des gueules de bois qui s'en suivent, il n'a pas grand choses à offrir.

Certains personnages secondaires pourraient être intéressants, mais trop longuement décrits et pas assez actifs, ils jalonnent juste le parcours de Theo. Seul Boris (l'ami presque l'alter ego du héros) nous réserve une petite surprise et nous ménage le peu d'action du livre.

Arrivé au tout dernier quart de notre pavé, l'action de se décoince enfin ! Mais de façon basique et pathétique en magouilles de bas étages, en bref, de façon foireuse.

Et tout cela pour nous mener à un fin parfaitement bidon (désolée, j'ai beau chercher, mais je ne trouve pas mieux !)

Et comme si ce n'était pas suffisant, le dénouement est suivi d'un long monologue du "héros" que j'avoue avoir lu de biais.

J'ai fini le livre avec le sentiment d'avoir été escroquée, voir punie, pour avoir cédé aux sirènes, du titre, de la couverture...Et de m'être montrée têtue et curieuse."

 

Chardonneret 3.jpgEn marge du livre : Le Chardonneret

 

Le Chardonneret (Het puttertje en néerlandais) est un tableau peint par Carel Fabritius en 1654. Il mesure 33,5 cm de haut sur 22,8 cm de large. Il est conservé au Mauritshuis à La Haye aux Pays-Bas. C'est l'une des seules œuvres de Carel Fabritius qui soit parvenue jusqu'à nous.

Carel Fabritius fut l'un des élèves les plus talentueux de Rembrandt. Suivant le précepte de son maître de "suivre la nature", il a tenté de recréer une illusion aussi vivante que possible. Ce chardonneret, étonnamment réaliste, est un exemple d'une telle tentative de peinture illusionniste.

Le mur blanchi à la chaux, inondé de lumière, qui entoure l'oiseau est une rupture par rapport aux arrière-plans sombres que les peintres hollandais tels que Rembrandt et Hals utilisaient pour dramatiser le personnage au premier plan. Fabritius peint en s'inspirant de la manière dont la lumière définit les couleurs et les formes. Il essaye de s'approcher de la manière dont le champ de vision humain se forme, par d'infimes gradations de stimuli optiques. La lumière est soulignée sur la barre semi-circulaire du perchoir, sur les pattes de l'oiseau et les anneaux de la chaîne en métal grâce à de très fins traits de pigment blanc. Pour reproduire l'ombre dans l'aile de l'oiseau, l'artiste a fait glisser le bout rond de son pinceau à travers la peinture encore humide. Le mélange de couleurs utilisé pour l'ombre floue et voilée que projette l'oiseau sur le mur anticipe la perception de la lumière ainsi que certaines techniques des peintres français impressionnistes et Post-impressionnistes du XIXe siècle.

L'angle de vue suggère qu'il a été peint pour être vu d'en bas, comme une cage à oiseau pendue sur un mur en hauteur.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chardonneret

 

15:52 Publié dans Livre | Tags : roman, pulitzer, usa, donna tartt | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.