28/10/2015

L' HONNÊTE TRICHEUSE

Tricheuse 1.jpgQuatrième de couverture : Au commencement, tout est blanc dans le petit village de pêcheurs que la neige recouvre. Et peu à peu trois silhouettes se détachent. Celle d'Anna, d'abord, une illustratrice de livres pour enfants, qui vit seule dans sa grande maison de bois. Puis, celle de Katri, une jeune femme obsédée par la justice et l'honnêteté, qui n'a d'amour que pour le troisième personnage, Mats, son petit frère. C'est d'ailleurs pour assouvir la secrète ambition de celui-ci que Katri s'impose à Anna, s'immisce dans ses affaires et finit par bouleverser la vie de chacun. Ce thème du dérangement, cher à Hamsun (Mystères), à Pontoppidan (Le Visiteur royal), à Evander (Les Intrus), est ici marqué par un rapport de forces entre deux femmes confrontées à l'inconfort de la vérité et aux facilités du mensonge dans l'apparente insignifiance du quotidien. Il y a des livres dont les pages s'ouvrent dans notre mémoire comme les pétales d'une fleur étrange. L'Honnête Tricheuse est de ceux-là.

 

 

 

Tricheuse 2.jpgL'auteur : TOVE JANSSON

Nationalité : Finlande

Né(e) à : Helsinki , le 09/08/1914

Mort(e) le : 27/06/2001

Biographie :

Tove Marika Jansson est une femme de lettres, illustratrice et peintre finlandaise. Elle est notamment connue pour avoir créé les Moumines.

Elle est née de Signe Hammarsten (1882-1970), une illustratrice ayant dessiné un bon nombre des timbres finlandais, et de Victor Jansson(1886-1958), un sculpteur.

A l'âge de 16 ans, Tove partira étudier à la Faculté d'Art de Stockholm où elle y restera trois ans. Elle retournera en 1933 dans sa ville natale pour suivre des cours à l'Ecole de dessin de la société d'art durant quatre ans. Durant l'année 1938, elle ira étudier à l'Ecole Adrien Holy et à l'Ecole des Beaux Arts à Paris. Elle en profitera pour voyager en France, en Italie et en Allemagne.

Elle travaillera pour la première fois pour le magazine Garm puis pour Julen, Lucifer, Ny Tid (Nouveau temps) de 1947 à 1948 et pour le London Evening News de 1953 à 1959.

La première parution de Moumine, le troll, fut en 1941 dans le magazine Garm. En 1958, Moumine fait ses débuts en bandes dessinées avec l'aide de Lars, le frère de Tove, qui en prendra la charge en 1961, Tove préférant se consacrer aux romans et la peinture.

Elle remportera durant sa vie de nombreuses récompenses: le prix Nils Holgersson en 1953, le grand prix international Hans Christian Anderson en 1966, trois prix littéraire d'État en 1963, en 1971 et en 1982 ainsi que le prix Finlande en 1993.

 

 

 

Mon avis : Tove Jansson est principalement écrivain pour les enfants et ça se ressent beaucoup dans son style, simple, direct, sans grandes envolées. Dans les détails aussi, un petit village de pêcheurs sous la neige, loin de tout, un chien qui n'a pas de nom, la maison aux lapins, etc...

Dire que ce roman m'ait passionné ce serait déformer la vérité, dire qu'il m'ait ennuyé non plus d'ailleurs. L'histoire est assez attachante, il y plane un espèce de suspense de ce qui va advenir dans cette confrontation des deux héroïnes. La première Katri est froide, calculatrice, asociale et intelligente, elle s'occupe de son petit frère un peu simplet comme une maman, la seconde Aemelin, vieille demoiselle, semble vivre avec le passé, douce, gentille jusqu'à un certain point, incapable de prendre une décision.

En fait le thème du livre est repris dans ce passage : "tout ce que les gens se font les uns les autres considéré sous l'angle des actes, ne signifie pas grand chose. Ce qui est décisif, c'est leur but, où ils veulent en venir, ce qu'ils veulent attendre".

Katri justifie ses actes : "Toujours attendre, aussi loin que je me souvienne, je n'ai rien fait d'autre qu'attendre, attendre de pouvoir agir, mettre en œuvre tout ce que j'ai comme intelligence, comme intuition et comme audace, attendre le grand changement décisif qui remet tout équitablement, en place".

Une confrontation intéressante, une histoire bien écrite qui ne me laissera certainement pas un souvenir impérissable. Le genre de roman que j'oublie très rapidement.

 

En marge du livre : La littérature Finlandaise aujourd’hui: Un monde de voix

 

Tricheuse 3.jpgBertold Brecht avait déclaré un jour que les Finlandais se taisent en deux langues. C’est possible – mais ce qui est certain, c’est qu’ils écrivent en trois langues – finnois, suédois et sami – et que le nombre total de titres publiés par les éditeurs est colossal. Entre 13 000 et 14 000 livres paraissent annuellement en Finlande, dont environ 4 500 nouveaux titres. Il n’y a qu’en Islande que l’on publie plus de livres par rapport au nombre d’habitants.

La percée internationale de la littérature finlandaise est aujourd’hui confirmée 

Les Finlandais sont aussi des lecteurs assidus, grâce, en grande partie, à un réseau de bibliothèques gratuites très développé. Le libre accès au monde de la connaissance est un des principes fondateurs de l’égalité des chances dans la politique culturelle. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une moyenne annuelle de 19 prêts par habitant. Pour les auteurs aussi, les bibliothèques jouent un grand rôle, car pour beaucoup d’entre eux les redevances au titre du droit de prêt constituent une source de revenus essentielle.

La suite :  http://finland.fi/fr/culture/la-litterature-finlandaise-a...

19:46 Publié dans Livre | Tags : roman, tove jansson, finlande | Lien permanent | Commentaires (0)

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