16/03/2016

L'INVENTION DE NOS VIES

invention 1.jpgQuatrième de couverture : Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c’était à refaire ?

À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration…

« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu’illustre ce roman d’une puissance et d’une habileté hors du commun, où la petite histoire d’un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.

 

 

 

 

 

L'auteur :  KARINE  TUIL

invention 2.jpgNationalité : France

Né(e) à : Paris , le 03/05/1972

Biographie :

Diplômée de l'Université Paris II-Assas (DEA de droit de la communication/Sciences de l'information), Karine Tuil prépare une thèse de doctorat portant sur la réglementation des campagnes électorales dans les médias en écrivant parallèlement des romans. En 1998, elle participe à un concours sur manuscrit organisé par la fondation Simone et Cino Del Duca.

En 2003, Karine Tuil rejoint les Editions Grasset où elle publie 'Tout sur mon frère' qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision).En 2005, Karine Tuil renoue avec la veine tragi-comique en publiant 'Quand j'étais drôle' qui raconte les déboires d'un comique français à New-York. Hommage aux grands humoristes, Quand j'étais drôle est en cours d'adaptation pour le cinéma et obtient le prix TPS Star du meilleur roman adaptable au cinéma.

En 2007, Karine Tuil quitte le burlesque pour la gravité en signant 'Douce France', un roman qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative.

Karine Tuil a aussi écrit une pièce de théâtre "Un père juif", le scénario de Quand j'étais drôle (en collaboration avec le réalisateur Manuel Boursinhac), des nouvelles pour Le Monde 2, l'Express, l'Unicef et collaboré à divers magazines parmi lesquels L'Officiel, Elle, Marianne, Madame Figaro, Psychologies, Transfuge, Le Monde 2, Livres Hebdo.

 

Mon avis :  voilà un roman qui était dans les 5 finalistes du prix Goncourt des lycéens 2013, un roman encensé par la critique, un auteur 3 fois sélectionné pour le Goncourt, pourtant j'ai vraiment du mal à affirmer que je l'ai apprécié.

Tout d'abord le thème, n'est certainement pas celui que je préfère, un triangle amoureux, un récit où le mensonge, la trahison, la domination et la soumission sont de mise. Les personnages quant à eux n'ont pas la Morale comme principale qualité.

Il y a Samir, immigré tunisien vivant en France et qui pour faire carrière n'hésite pas à prendre l'identité de son ami juif Samuel. Il parviendra a intégré le haut milieu juif de New York et a épouser  la fille d'un richissime financier juif. Lui le musulman y mène une double vie, allant jusqu'à respecter les traditions du judaïsme. Il y a Samuel, un juif, écrivain raté, un faible, un dépressif. Et au milieu il y a Nina, une héroïne présentée comme une femme objet qui ferait dresser les cheveux de toutes les féministes, tout ce qu'on sait c'est qu'elle est extraordinairement belle et qu'elle obéit aux exigences sexuelles de ses compagnons.

J'ai lu les 3/4 du livre sans passion, sans véritable émotion, un peu mal à l'aise vis à vis du manque de sentiments purs des personnages, même si ce n'est qu'un roman c'est dérangeant. Le dernier quart du livre est un peu plus palpitant, enfin il y a un espèce de suspense, un peu gros peut-être mais suffisant pour un peu modifié mon opinion générale.

Le style de l'auteur m'a aussi passablement énervé, elle use de slash (/), elle en abuse à la place des virgules, est ce pour donner un certain rythme ? Est ce par originalité ? C'est un peu exaspérant (exemple : tes échecs répétés te discréditent, tu es sur un siège éjectable, il te faut charmer/ruser/négocier pour y rester ....).

De plus, pour des personnages tout à fait secondaire, elle use de notes de bas de page qui n'apportent rien, serait-ce pour donner quelque crédibilité au récit ?

Un roman qui n'est certes pas ennuyant, un final assez prenant mais un roman qui m'a laissé un goût étrange dans la bouche.

 

En marge du livre : Un avocat américain: « les juifs de France arrivent par dizaines à New York »

invention 3.jpg Un avocat de New York affirme, dans un article publié sur le site Algemeiner, qu’il constate une hausse spectaculaire des demandes, de la part des Juifs de France, de renseignements sur les investissements ou un déménagement à New-York.

« Jusqu’à récemment, il n’y avait pas un grand intérêt des familles juives françaises à émigrer ou à protéger leurs actifs ailleurs qu’en France a expliqué l’avocat Marlen Kruzhkov du cabinet Gusrae Kaplan.

http://jssnews.com/2014/09/10/un-avocat-americain-les-jui...

 

18:24 Publié dans Livre | Tags : roman, karine tuil, avocats, juif | Lien permanent | Commentaires (0)

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