25/08/2016

IMMORTELLE RANDONNÉE

compostelle 1.jpgQuatrième de couverture : Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le "Chemin du Nord" jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.

"Chaque fois que l'on m'a posé la question : “Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ?”, j'ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l'ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s'y engager ? On est parti, voilà tout."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'auteur : Jean-Christophe RUFIN

compostelle 2.jpgNationalité : France

Né(e) à : Bourges , le 28/06/1952

Biographie :

 

Jean-Christophe Rufin est voyageur, médecin, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française. Ancien directeur d'Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie jusqu'en 2010. Comme médecin, il est l'un des pionniers du mouvement humanitaire Médecins sans frontières où il a été attiré par la personnalité de Bernard Kouchner et où il fréquentera Claude Malhuret.

Jean-Christophe Rufin a consacré plus de vingt ans de sa vie à travailler dans des ONG au Nicaragua, en Afghanistan, aux Philippines, au Rwanda et dans les Balkans. Cette expérience du terrain l'a conduit à examiner le rôle des ONG dans les situations de conflit, notamment dans son premier essai Le Piège humanitaire (1986), un essai sur les enjeux politiques de l'action humanitaire et les paradoxes des mouvements « sans frontières » qui, en aidant les populations, font le jeu des dictateurs, et dans son troisième roman, Les Causes perdues (1999).

Ses romans d'aventures, historiques, politiques, sont de la veine des récits des grands reporters romanciers d'autrefois — Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid — et des visionnaires comme George Orwell et Ray Bradbury.

"J'ai été déformé dans le sens du visuel. (...) Comme le disait Kundera, il y a deux sortes d'écrivains : l'écrivain musicien et l'écrivain peintre. Moi je suis peintre. (...) Quand on écrit, soit on écoute, soit on voit. On ne peut pas faire les deux en même temps."

En 2001, Jean-Christophe Rufin obtient le Prix Goncourt avec "Rouge Brésil" après avoir obtenu le Prix Interallié, en 1999, pour "Asmara et les causes perdues" et le prix Goncourt du premier roman et le prix Méditerranée pour "L'Abyssin" en 1997.

Il est élu à l'Académie française le 19 juin 2008 par 14 voix, contre 12 à l'écrivain et producteur Olivier Germain-Thomas, deux bulletins blancs, une croix, au fauteuil de l'écrivain Henri Troyat.

En septembre 2010, il reçoit la Plume d'Or de la Société des Auteurs Savoyards, présidée par Michel Germain, pour l'ensemble de son œuvre.

 

Mon avis : je ne sais plus très bien pourquoi j'ai choisi ce livre, était-ce pour l'auteur ou pour le sujet. Même s'il est vrai que j'aime la randonnée pédestre, je n'ai nulle intention de m'engager sur la route de Compostelle.

En sortant d'un roman très fort et demandant beaucoup d'attention comme Confiteor (voir publication précédente), j'avais envie de quelque chose de plus léger, de plus facile à appréhender, et c'est le cas pour ce témoignage de Jean-Christophe Rufin, sans doute un peu trop léger.

Un témoignage très superficiel que j'ai lu sans passion  et qui ne m'a pas beaucoup intéressé. Un livre qui se lit facilement et rapidement, le style est simple et ne demande aucun effort, les anecdotes m'ont semblé sans réelle saveur et trop anodines. Je n'y ai pas trouvé beaucoup d'humour comme certains en font état, je n'y ai pas trouvé les motivations de l'auteur sur ce périple et surtout j'y ai trouvé des affirmations qui m'ont parues farfelues comme prétendre que le pèlerinage est plus une démarche bouddhiste que chrétienne.  Vous l'aurez compris ce livre ne restera pas gravé très longtemps dans ma mémoire, il sera très vite oublié.

Dans le même genre, j'avais adoré "La Longue marche" relatant l'épopée de Bernard Ollivier sur la route de la soie. Un récit bien plus intéressant et une aventure bien plus passionnante.

Sans doute devrais-je choisir un autre roman de Jean-Christophe Rufin pour me faire une meilleure idée de son œuvre.

En tout cas une vraie déception.

 

En marge du livre : http://www.pelerin.com/Pelerinages/Chemin-de-Saint-Jacque...

compostelle 5.jpgLe chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, né au IXe siècle, attire chaque année environ 200 000 randonneurs et pèlerins en quête d'eux-mêmes et de Dieu. La France compte quatre voies historiques au départ du Puy-en-Velay, d'Arles, de Vézelay et de Tours. En Espagne, plusieurs chemins convergent vers Santiago de Compostela. 

 

 

Commentaires

Quelle marche, et quel livre ! Nous suivons J.C Rufin depuis Hendaye jusqu'à St-Jacques avec délectation. Cette absence d'aventures, puisque les pas sont toujours les mêmes, est un formidable condensé de découvertes quotidiennes. Les misères de notre pauvre corps, le mysticisme brièvement retrouvé, et enfin le terme d'un voyage que l'on entreprend pour rien, et ou finalement on ne trouve rien.

Heureusement que les avis divergent !

Écrit par : georges | 26/08/2016

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.