10/09/2016

LE LECTEUR DE CADAVRES

cadavre 1.jpgQuatrième de couverture : Inspiré d’un personnage réel, Le lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine Impériale du XIIIe siècle et nous relate l’extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune garçon d’origine modeste sur lequel le destin semble s’acharner. Après la mort de ses parents, l’incendie de sa maison et l’arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite sœur malade.

Ci se retrouve dans les quartiers populaires de Lin’an, la capitale de l’Empire. où la vie ne vaut pas grand-chose. Il devient un des meilleurs fossoyeurs des « champs de la mort », puis, grâce à son formidable talent pour expliquer les causes d’un décès, il est accepté à la prestigieuse Académie Ming.

L’écho de ses exploits parvient aux oreilles de l’Empereur. Celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d’assassinats qui menacent la paix impériale. S’il réussit, il entrera au sein du Conseil du Châtiment, s’il échoue : c’est la mort.

C’est ainsi que Ci Song, le lecteur de cadavres, devint le premier médecin légiste de tous les temps.

Un best-seller captivant et richement documenté où, dans la Chine opulente et exotique de l’époque médiévale, la haine et l’ambition se côtoient, comme l’amour et la mort.

 

 

L'auteur : Antonio GARRIDO

 

roman historique,antonio garrido,chineAntonio Garrido Molina, né en 1963 à Linares, dans la province de Jaén, est un écrivain espagnol, auteur de roman policier historique.

Il fait des études d'ingénieur industriel à l'université polytechnique de Las Palmas. Il est ensuite professeur à l'Université CEU Cardinal Herrera de Valence, puis à l'Université polytechnique de Valence.

Il amorce sa carrière littéraire en 2008 avec le roman policier historique La Scribe (La escriba), dont l'action se déroule dans la Franconie, en l'an 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Theresa, la fille d'un scribe byzantin, se réfugie dans l'abbaye de Fulda et devient la scribe du moine Alcuin d’York, grâce auquel elle participe à des enquêtes sur des morts suspectes. L'ouvrage devient un best-seller traduit dans une douzaine de langues. Le Lecteur de cadavres (El Lector de Cadáveres), paru en 2011, est un second roman policier historique, dont le héros, inspiré d'un personnage réel de la Chine impériale du XIIIe siècle, a le don d'expliquer les causes d'un décès grâce à un examen minutieux des corps.

La escriba (2008), Prix des Lecteurs Sélection 2010, publié en français sous le titre "La Scribe".

El Lector de Cadáveres (2011), publié en français sous le titre "Le Lecteur de cadavres".

El Último Paraíso (2015), publié en français sous le titre "Le Dernier Paradis".

 

Mon avis :

Dans les notes de l'auteur qui accompagnent le roman, Antonio Garrido explique qu'il voulait écrire une histoire vibrante, captivante, qu'il voulait qu'elle soit intense, passionnante et originale, que l'intrigue devait émouvoir les lecteurs autant que lui même.

Pari entièrement réussi, ce roman je l'ai dévoré, page après page j'avais envie de découvrir la destinée du héros Song Ci. Le genre de livre qu'on a du mal à quitter.

Comme l'auteur le précise, le contexte est historique, le "lecteur de cadavres" a bel et bien existé encore fallait-il habiller le peu d'informations de la biographie de Song Ci, une trentaine de paragraphes extraits d'une douzaine de livres. L'auteur a entrepris un travail de recherche impressionnant, c'est ainsi qu'il a lu les 5 volumes de son traité légiste, le Xi Yuan Ji Lu publié en 1247 ainsi que pendant 1 an il a rassemblé la documentation de cette lointaine époque dans les domaines politique, culturel, social, judiciaire, économique, religieux, militaire et sexuel.

Autant dire que nous sommes devant un roman historique très proche de la réalité au niveau de la description des us et coutumes, des strictes règles de conduite, de l'importance des rites, de l'omniprésence du châtiment physique, de la violence pour corriger toute faute, etc.

Ce voyage dans la Chine impériale du XIIIè siècle est passionnant, l'auteur a su préserver l'intrigue tout au long des 700 pages tout en nous donnant un aperçu précis de la vie de l'époque.

Vous l'aurez compris, j'ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir, le style est fluide et direct, il se lit facilement, les surprises et retournements de situation sont nombreux, un peu comme dans un très bon polar.

Même si c'est parfois un peu gros et cousu de fil blanc, les malheurs de Song Ci et ils sont vraiment très nombreux m'ont permis de passer quelques agréables heures de lecture divertissante.

 

 

En marge du livre :

cadavre 4.jpgSong Ci est né en 1186 à Jiannyang, sous préfecture du Fujian. Son père, Song Kung, ne s'est pas distingué dans les études, mais il a réussi les examens gouvernementaux grâce aux facilités accordées par l'empereur Ningzong.

Obsédé par l'avenir de son fils, Kung a fait en sorte que Song Ci soit instruit par un disciple de Zhu Xi avant d'entrer à la Tai Xue, l'université nationale de Lin'an (l'actuelle Hangzhou). Après avoir suivi des études de médecine, de droit et de criminologie, Song Ci obtint son doctorat Jinshi en 1217, ce qui le destinait à devenir gendarme à Yin. Mais la mort soudaine de son père, l'obligeant à se retirer pour respecter le deuil coutumier, l'empêcha d'en prendre possession. Près d'une décennie plus tard, Song Ci occupa le poste d'inspecteur à Xinfeng. Ses succès en tant que médecin légiste provoquèrent l'envie de son intendant supérieur, qui le dégrada plusieurs fois jusqu'à obtenir qu'il abandonne la fonction publique.

Après la mort de l'intendant, Song Ci réintégra son ancien poste avant d'être promu à différentes charges administratives : il fut sous-préfet, puis préfet et intendant judiciaire. Toute sa vie il se consacra à l'étude et à l'analyse générale, rejetant les anciens procédés fondés sur l'ésotérisme et la magie pour introduire de nouvelles techniques, dont certaine sont encore en vigueur aujourd'hui.

Il mourut en 1249, deux ans après avoir terminé le premier et plus important traité scientifique de clinique légale dans l'histoire : le Xi Yuan Ji Lu.

 

Histoire de la dynastie Song

cadavre 3.jpgLa dynastie Song (960–1279) de Chine est une dynastie régnante qui contrôle la Chine historique et le Sud de la Chine du milieu du Xe siècle jusqu’au dernier quart du XIIIe siècle. Cette dynastie marque un tournant important dans le domaine des innovations en science et technologie de la Chine ancienne, avec l'émergence de figures intellectuelles éminentes comme Shen Kuo et Su Song et l'utilisation révolutionnaire de la poudre à canon dans les armes (catapultes projetant des bombes, fusils de rempart, boute-feux lance-flammes et mines explosives). Cependant, il s'agit également d'une période d'instabilité politique et militaire, au progrès d'une certaine manière entravé, par des factions politiques opposées et parfois agressives. La politique de gestion des frontières du Premier ministre Wang Anshi exacerbe les relations hostiles le long de la frontière sino-vietnamienne, menant à une guerre contre la dynastie Lý. Bien que ce conflit se termine sans véritable vainqueur, la déroute militaire lors de l'invasion des Jurchens au nord, en 1127, force la cour des Song à fuir Kaifeng, pour établir la nouvelle capitale à Hangzhou. Les Song y développent alors leur puissance maritime pour se défendre contre les Jurchens de la Dynastie Jin installés au Nord. Bien que les Song arrivent à défaire les tentatives successives d'invasion des Jurchens, les Mongols menés par Genghis Khan, Ögedei Khan, Möngke Khan et finalement Kublai Khan conquièrent la Chine jusqu'à la chute du dernier empereur Song en 1279.

http://www.histoire-pour-tous.fr/civilisations/4716-la-ch...

 

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