03/01/2017

LE SOURIRE ETRUSQUE

Etrusque 1.jpgQuatrième de couverture :  Salvatore Roncone, vieux paysan calabrais attaché à sa terre et à ses traditions, doit se rendre à l'évidence. Pour combattre cette bête qu'il nomme la "Rusca" et que les médecins appellent le cancer, qui lui dévore peu à peu le ventre et le tue, il doit quitter son village natal et partir en convalescence chez son fils à Milan. Milan que le Calabrais déteste, Milan et sa fureur, sa solitude, sa laideur aussi et sa vie sans goûts ni odeurs. Milan et son fils, qu'il croit ne plus connaître et sa belle-fille qui ne vient pas du même monde. Milan ou l'enfer. Cet enfer qui va pourtant lui offrir son dernier amour - un amour franc et total, plus fort que tout - en la personne de son petit-fils Bruno qu'il ne connaît pas...

L'écriture de José Luis Sampedro est d'une douceur infinie. Il aborde dans ce roman touchant l'approche de la mort, la remise en question et développe le thème de l'apprentissage dans un langage d'une clarté limpide. Nourri de ce talent de la simplicité, Le Sourire étrusque est l’œuvre de la transcendance, celui de la mort par l'amour.

 

 

 

 

 

L'auteur : José Luis SAMPEDRO

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 né en 1917 à Barcelone, d'un père natif de Cuba et d'une mère espagnole d'Algérie.

A Aranjuez, il exerce comme fonctionnaire à la Direction générale des douanes. En parallèle il s'éprend de poésie, commence à écrire et crée des revues, (Uno et la Revista de Estudios Islamicos.) Après la guerre d'Espagne, il se tourne vers l'économie, entre à la faculté de Sciences politiques et économiques et devient conseiller du Commerce extérieur du gouvernement espagnol. Néanmoins, il défend l'écologie et se considère comme un opposant politique. En 1977 il devient sénateur.

Avec sept romans, il s'est imposé en Espagne comme un des plus grands auteurs contemporains. Jose Luis Sampedro est décédé le 8 avril 2013 à Madrid.

 

 

Mon avis : Après un roman dur et cruel, ce roman de Sampredo, publié en 1985, m'est apparu comme un jour de grand soleil après 3 jours de tempête.

On ne peut que s'attacher à ce vieux paysan Calabrais, bourru, rustre, attaché à la vie et aux traditions de son village de montagne. Il se sait en fin de vie, il s'y accroche car il ne veut pas mourir avant son ennemi farouche, un fasciste qu'il a combattu du côté des partisans.

Il est choqué des méthodes d'éducation de sa belle fille, pensez donc son petit fils de 13 mois doit dormir seul la nuit dans sa chambre.

Il va réagir comme s'il était toujours à la guerre, il va protéger son petit fils, il va en faire son complice, il va prendre en charge son éducation pour en faire un homme. Son attachement à ce petit bonhomme va le transformer à tout point de vue, il devient un tendre "nonno", et sa rencontre avec Hortensia va lui faire voir les rapports humains sous un angle moins macho.

Un roman d'une tendresse extraordinaire, très touchant, bouleversant, poignant où l'émotion est permanente. L'écriture est simple et efficace, voilà encore un auteur  que j'ajoute volontiers à ma liste déjà longue d'écrivains hispaniques.

 

 

En marge du livre : au début du roman, le vieux paysan accompagne son fils dans un musée de Rome, la villa Giulia, il tombe en extase devant un sarcophage étrusque et le sourire étonnement doux d'un couple enlacé.Etrusque 3.jpg

http://www.rome-roma.net/villa-giulia-musee-national-etru...

la Villa Giulia, édifice de la Renaissance, est une petite partie d'une ancienne propriété.

Depuis le début du XXe siècle, la villa abrite le Musée national étrusque, fondé en 1889 dans le but de rassembler toutes les antiquités pré-romaine du Latium, de l'Etrurie méridionale et de l'Ombrie appartenant à la civilisation étrusque, falisques et capenates.

Parmi les œuvres exposées dans ce riche et vaste musée, la plus connue est un monument funéraire en l'argile, le Sarcophage des époux, où est sculpté un couple marié, presque en grandeur nature, et jovials. Parmi les autres trésors, se trouvent les Tablettes de Pyrgi (prés de Santa Severa), texte etrusco-phénicien, l'Apollon de Véies, les restes d'un temple trouvé près d'Alatri, etc

 

Commentaires

Je viens de terminer ce livre dont j'avais lu le commentaire sur ton blog. J'ai vraiment beaucoup aimé. C'est en effet un roman plein de poésie et de tendresse, que l'on regrette d'avoir terminé. C'est tout dire !

Écrit par : Arletten | 23/02/2017

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