13/04/2017

CE QUE J'AI VOULU DIRE

Maraï 1.jpegQuatrième de couverture : Construit autour de deux dates – le 12 mars 1938, lorsque l’Allemagne nazie annexe l’Autriche, et le 31 août 1948, lorsque l’écrivain et sa famille quittent la Hongrie, désormais pays satellite de l’URSS –, ce récit mêle confession intime et analyse historique. Sándor Márai ausculte une société tiraillée entre désir d’indépendance et rêve de grandeur nationale qui va finir par servir l’Allemagne nazie.

Longtemps présumé perdu avant d’être retrouvé et de paraître en 2013 à Budapest, Ce que j’ai voulu taire constitue le dernier volet inédit des Confessions d’un bourgeois et est un véritable réquisitoire contre le fascisme et la barbarie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maraï 2.jpgL'auteur : Sandor MARAÏ

 

Nationalité : Hongrie

Né à : Košice (Slovaquie, ex Haute-Hongrie) , le 11/04/1900

Mort(e) à : San Diego (États-Unis) , le 22/02/1989

 

Sándor Márai (de son vrai nom Sándor Grosschmied de Mára) est un écrivain et journaliste hongrois.

Il connaît dès ses premiers romans un immense succès avec "Les Révoltés" (1930) et surtout "Les Confessions d'un Bourgeois"(1934). Antifasciste déclaré dans une Hongrie alliée à l'Allemagne nazie, il est pourtant mis au ban par le gouvernement communiste de l'après-guerre. Il s'installe à New-York et devient collaborateur de la Radio Free Europe de Munich. A partir de 1980 il vit avec son épouse Lola à proximité de leur fils Janos à San Diego en Californie.

Pendant ses 41 années d'exil, il poursuivra l'écriture d'une œuvre immense, en hongrois, qui comprend des romans - dont "Paix à Ithaque!"(1952) et "Les Métamorphoses d'un Mariage" (1980), l'important récit autobiographique, "Mémoires de Hongrie" (1972) et des journaux intimes (de 1943 à 1983). Ses livres sont publiés par des maisons d'édition hongroises en exil et ne peuvent circuler en Hongrie que sous le manteau.

En 1986, son épouse Lola, qui était devenue aveugle, meurt d'un cancer. Une année plus tard, son fils János décède également, à l'âge de 46 ans. Brisé par la disparition de ses proches et vivant dans un isolement de plus en plus complet, Márai se donne la mort huit mois seulement avant la chute du Mur.

Depuis le milieu des années 1990, Sandor Marai, redécouvert par les éditions Albin Michel, jouit dans le monde entier d'une réputation égale à celle d'un Zweig, d'un Roth ou d'un Schnitzler.

Biographie complète : http://sandor-marai.blogspot.hu/p/ebauche-de-biographie.h...

 

 

Mon avis :

Ici, nous sommes très loin du Sandor Maraï "littéraire", du romancier des "Braises" ou de "L'héritage d'Esther", dans ce récit, l'auteur se montre sous son côté historien, témoin critique d'une période noire de son pays.

Un livre très intéressant permettant de comprendre l'histoire de la Hongrie et plus particulièrement les choix des dirigeants hongrois et la position du peuple, principalement la bourgeoisie,  dans une période allant de 1938 (l'anschluss) à 1948 quand il fuit son pays et le bolchévisme.

Sandor Maraï revient sur ce qu'il appelle l'injustice du traité Trianon de 1920 qui privera la Hongrie de 2/3 de son territoire, la blessure hongroise toujours bien présente aujourd'hui.

Il parle à propos de son peuple de la "douce nonchalance" hongroise, voilà qui définit parfaitement mes sentiments vis à vis des hongrois, "des moutons résignés qui ne se révoltent jamais". On le serait à moins quand on sait que les hongrois ont été sous la domination turque, puis sous la domination des Habsbourg ensuite du régime fasciste allemand et enfin bolchévique russe

Ainsi au moment où l'Etat adopte des lois anti-juives, la bourgeoisie les accepte sans vraiment les appliquer et quand le premier ministre László Bárdossy décide pratiquement seul, sans prendre l'avis de la chambre, de "déclarer la guerre à la Russie" personne ne réagit et certains membres de la haute bourgeoisie s'en félicitent même. La Hongrie sympathisante du régime nazi perd son espèce de neutralité qui la protégeait de la guerre.

Maraï, très critique et sans complaisance pour quiconque livre un espèce de testament politique, un témoignage très intéressant pour comprendre l'histoire de son pays.

 

 

En marge du livre :

 

László BÁRDOSSY

Maraï 3.jpgLászló Bárdossy (Ladislaus von Bardossy) (né le 10 décembre 1890 à Szombathely et décédé le 10 janvier 1946) est un homme politique et premier ministre du Royaume de Hongrie de 1941 à 1942.

Il fut un des architectes en chef de la participation de la Hongrie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Jugé en novembre 1945 par un tribunal populaire, il fut condamné à mort pour crimes de guerre et collaboration avec les nazis. Il fut fusillé à Budapest en 1946.

 

 

 

 

LA BATAILLE DE VORONEJ

La bataille de Voronej ou offensive Voronej-Kastornoe selon la dénomination utilisée dans l'historiographie soviétique, est une opération de l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale.

Elle se déroule du 24 janvier 1943 au 2 février 1943 et marque la quatrième phase de l'offensive générale soviétique pour l'hiver 1942-1943 dans le secteur sud du front de l'Est. Elle suit immédiatement l'offensive Ostrogojsk-Rossoch.

Cette nouvelle manœuvre en tenaille des forces soviétiques, rendue extrêmement difficile par les intempéries de l'hiver, est menée par les troupes du front de Voronej sous les ordres du général Golikov, remontant depuis le sud, en collaboration avec le flanc gauche du front de Briansk du général Maks Reiter venant du nord1.

La 2e armée allemande déployée sur l'importante tête de pont de Voronej et les troupes hongroises encore présentes sur le front, après la défaite totale et catastrophique du gros des forces hongroises en janvier, sont attaquées sur leurs flancs, menacées d'encerclement et forcées à une désastreuse retraite en plein milieu du terrible hiver russe.

Les pertes de l'Axe furent considérables, la Deuxième Armée n'échappa que par miracle à une destruction complète et une nouvelle brèche énorme s'ouvrit dans le front de l'Axe. Elle laisse ouverte la direction de Koursk, qui sera libérée pendant l'opération Étoile qui suit, et menace aussi par le sud l'important bastion d'Orel.

 

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