20/04/2017

UN PRISONNIER MODELE

Prisonnier 1.jpgQuatrième de couverture : Tueur en série légendaire, Joe Middleton, surnommé le Boucher de Christchurch, s'est tiré une balle dans la tête. Par malheur, il s'est raté et a atterri à l'hôpital, escorté par une horde de policiers qui se demandent déjà s'ils n'auraient pas mieux fait de l'achever discrètement.

Un an plus tard, Joe est toujours derrière les barreaux d'un quartier de très haute sécurité. Son procès est imminent. Mais pour ceux qui ont eu affaire à lui, seule sa mort rapide est souhaitable.

On retrouve dans Un prisonnier modèle tout ce qui a fait la réussite d'Un employé modèle : des scènes violentes qui secouent, un humour férocement noir, une intrigue aux multiples rebondissements. Que les âmes sensibles s'abstiennent... et que les autres plongent avec délices dans ce thriller jubilatoire où notre serial killer préféré devient une cible à son tour . Du Cleave... pur sang !

 

 

 

 

 

Prisonnier 2.jpgL'auteur : Paul CLEAVE

 

Nationalité : Nouvelle-Zélande, né à : Christchurch , le 10/12/1974

Paul Cleave est né à Christchurch, Nouvelle Zélande, en 1974.

Il a travaillé comme prêteur sur gages pendant sept ans avant de se tourner totalement vers l'écriture. Il avait écrit son premier roman à 19 ans, et depuis ses premiers jours à l'école, a toujours voulu être un écrivain.

"Un employé modèle" est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution en tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle Zélande et en Australie.

Son second roman, "Un père idéal", est publié en France Chez Sonatine en octobre 2011.

"Nécrologie" est sorti en France en 2012.

 

Mon avis :

Avis aux amateurs d'humour noir, ne ratez surtout pas ce roman !

L'auteur utilise la technique de chapitres très courts chacun portant sur un des personnages complètement déjantés du roman.

Le personnage principal, c'est Joe, le boucher de Christchurch, un tueur en série complètement débile ou intelligemment naïf, un tueur qui a sa vision des faits tout à fait à contre sens du commun des mortels. Les chapitres qui lui sont consacrés sont écrits à la première personne, Joe s'adresse donc directement au lecteur. Au fur et à mesure, l'auteur arrive même à ce qu'on ressente de la compassion voir de l'empathie pour cet affreux personnage.

Les autres personnages sont tout aussi décalés, tous ont une très forte personnalité, tous sont très bien construits : Melissa, tueuse sans scrupule elle aussi, petite amie de Joe, Schroder l'inspecteur qui a poursuivi Joe pendant des années et qui a été remercié de la police pour meurtre,  Raphael, le père d'une jeune femme victime de Joe et qui n'a qu'une idée d'appliquer la loi du talion, faire souffrir et tuer Joe, la mère de Joe qui ne comprend rien à rien et qui vit dans son monde, les autres prisonniers du pénitencier de haute sécurité, tout aussi affreux que Joe, les gardiens féroces et sadiques, les avocats, les policiers, etc.

Les dialogues sont à la hauteur des personnages, c'est corrosif, décapant, surréaliste, complètement amoral, l'ironie et l'humour noir sont permanents. Un roman où on n'a jamais le temps de s'embêter, des situations burlesques, des rebondissements, du suspens, Paul Cleave nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne.

Un roman qu'on lâche difficilement et comme les chapitres sont courts, on a tendance à en lire encore un, puis encore un.

 

En marge du livre :

Les Tueurs en série : http://www.tueursenserie.org/

Prisonnier 4.jpg

"Nous craignons ce que nous pourrions faire -le monstre, la bête tapie en nous- bien plus que nous ne craignons les conséquences judiciaires de nos actes. Mais pour un tueur en série, c'est bien différent : les actes de mutilation et d'overkill lui donnent un sentiment de contrôle et de domination sur ses victimes humiliées. Ces actes sont le cadre de son empreinte psychologique, quelque chose qu'il doit faire, qui doit sortir de lui, quelque chose qui le pousse à tuer, encore et encore.

Robert KEPPEL (signature Killers)

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