06/08/2017

DALVA

Dalva 1.jpgQuatrième de couverture : Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s'installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l'amour de Duane, les deuils, l'arrachement à ce fils nouveau-né qu'elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l'histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d'une Amérique violente. Chef-d'œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

"Le roman des grands espaces : la preuve, par la littérature, que l'on est ce que l'on fait. Une invitation à la sculpture de soi."

François Busnel, L'Express

 

 

 

 

 

 

 

 

Dalva 2.jpgL'auteur : Jim HARRISSON

Nationalité : États-Unis, né à : Grayling , Michigan , le 11/12/1937

Mort à : Patagonia, Arizona , le 26/03/2016

Jim Harrison, nom de plume de James Harrison, est un poète, romancier et nouvelliste.

À l'âge de huit ans, une gamine lui crève accidentellement l'œil gauche avec un tesson de bouteille au cours d'un jeu. Il mettra longtemps avant de dire la vérité sur cette histoire. A l'âge de 16 ans, il décide de devenir écrivain et quitte le Michigan pour vivre la grande aventure à Boston et à New York.

C'est aussi à 16 ans qu'il rencontre Linda, de deux ans sa cadette, qui deviendra plus tard (1960) la femme de sa vie. Ils ont eu deux filles, Jamie (1960), auteur de roman policier, et Anna.

Il rencontre Tomas McGuane (1939) à la Michigan State University, en 1960, qui va devenir l'un de ses meilleurs amis. Sa vie de poète errant vole en éclats le jour où son père et sa sœur trouvent la mort dans un accident de la route causé par un ivrogne, en 1962.

Titulaire d'une licence de lettres, il est engagé, en 1965, comme assistant en littérature à l'Université d'État de New York à Stony Brook mais renonce rapidement à une carrière universitaire. Pour élever ses filles, il enchaîne les petits boulots dans le bâtiment, tout en collaborant à plusieurs journaux, dont Sports Illustrated. Son premier livre, "Plain Song", un recueil de poèmes, est publié en 1965.

En 1967, la famille retourne dans le Michigan pour s'installer dans une ferme sur le rives du Lake Leelanau. Immobilisé pendant un mois, à la suite d’une chute en montagne, il se lance dans le roman "Wolf" (1971).

McGuane lui présente Jack Nicholson sur le tournage de "Missouri Breaks". Harrison, qui n'a pas payé d'impôts depuis des années, est au bord du gouffre. Nicholson lui donne de quoi rembourser ses dettes et travailler un an. Il écrit alors "Légendes d'automne" (Legends of the Fall, 1979), une novella publiée dans Esquire et remarquée par le boss de la Warner Bros qui lui propose une grosse somme pour tout écrit qu'il voudra bien lui donner. Le succès n'étant pas une habitude chez les Harrison, Jim se noie dans l'alcool, la cocaïne. Après une décennie infernale (1987-1997) durant laquelle il a écrit un grand roman, "Dalva" (1988), il choisit de s'isoler et de se consacrer pleinement à l'écriture et aux balades dans la nature.

 

Mon avis : Voilà un roman que certains qualifient de chef d'œuvre et que pour ma part je vais ranger dans la catégorie des grandes déceptions.

Les états d'âmes de Dalva, quadragénaire, sexuellement libérée,  en quête d'un fils abandonné à la naissance, en quête d'une nouvelle vie, d'un nouveau départ, ne m'ont vraiment pas interpellés. Il en va de même pour Michaël un de ses amants, ivrogne et obsédé sexuel, historien qui a accès aux archives de la famille de Dalva pour un travail de recherches sur les indiens Sioux, l'a non plus je n'ai pas accroché.

Quant au destin des Sioux, je n'y ai pas appris grand chose, j'essaierai de trouver un livre pour découvrir la vie de Crazy Horse et de sa tribu.

J'ai donc traîné mon ennui dans cette lecture et j'ai dû me forcer pour  arriver au bout de cette brique de 500 pages. Jim Harrison sait écrire des histoires, mais il sait faire beaucoup de blabla sur des petits faits pas très importants.

Sans doute suis-je passé à côté de cette histoire, il y a de ces lectures dans lesquelles on entre jamais. Dommage.

 

En marge du livre : Les indiens Sioux       

 

Dalva 4.jpg"L'homme blanc prétend que nous sommes belliqueux, alors que nous sommes pacifiques. Il nous traite de sauvages, mais c'est lui qui est sauvage. Regardez cette coiffure de plumes d'aigle, il appelle cela un bonnet de guerre. Bien sûr, nous l'utilisions autrefois pour la guerre, mais la plupart du temps, nous l'arborions pendant les cérémonies rituelles, et pas pour aller au combat. Chaque plume représente une bonne action, et ma coiffure en compte trente six. Elles n'appellent pas à la guerre, elles montrent seulement qui nous sommes. De même, l'Homme Blanc appelle nos chants des chants de guerre, mais il s'agit en fait de prières que nous adressons à Dieu. Il dit aussi à tort que nos tambours sont des tambours de guerre, alors qu'ils nous servent uniquement à communiquer avec Dieu. Parler de "tambours de guerre" n'a aucun sens pour nous. Quand il observe comment nos guerriers se peignent le visage, il y voit encore des peintures de guerre. En réalité, ils ne se peignent pas pour se battre, mais pour permettre a Dieu de distinguer clairement leurs visages s'ils sont appelés à mourir. Comment, dans ces conditions, pouvons nous parler de paix à l'Homme Blanc, quand il ne voit partout que la guerre ?".

http://planetedino.kazeo.com/l-histoire-sioux-a120499092

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