09/09/2017

UNE PROMESSE

promesse 1.jpegQuatrième de couverture : Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S'accomplit ainsi le serment de sept âmes sombres: la parole donnée pour retarder le deuil.
Voici l'histoire d'un mystère et d'une fraternité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

promesse 2.jpgL'auteur : Sorj CHALANDON

Sorj Chalandon est un journaliste et écrivain français né le 16 mai 1952. Membre de la presse judiciaire, grand reporter puis rédacteur en chef-adjoint au quotidien Libération de 1974 à février 2007, il a couvert de nombreux conflits - en Irlande du Nord, notamment - ainsi que le procès de Klaus Barbie ; des reportages qui lui ont valu le prestigieux prix Albert-Londres en 1988. Aujourd’hui, Sorj Chalandon a rejoint la rédaction du Canard Enchaîné .

Ecrivain, il a publié tous ses romans, tous chez Grasset, tous salués par la critique et tous couronnés de prix… Son premier ouvrage Le Petit Bonzi qui raconte l’histoire (autobiographique…) d’un enfant bègue dans les années 60 à Lyon reçoit deux prix du premier roman. Suivront le Prix Médicis pour Une promesse en 2006, puis le Prix Joseph-Kessel en 2008 pour Mon traître un roman autour de la trahison de Denis Donaldson, figure emblématique de l’IRA.

En 2011, paraît Retour à Killibegs , qui se déroule toujours en Irlande du Nord, toujours autour de la trahison, mais évoquée cette fois du point de vue du traître, et qui obtient le Grand Prix du roman de l’Académie française . Pour la rentrée littéraire de septembre 2013, Chalandon rompt avec l’Irlande mais pas avec la guerre… et nous emmène au Liban, avec Le Quatrième Mur .

Suite de la biographie.http://mesamisleslivres.skynetblogs.be/archive/2016/10/25...

 

 

Mon avis : C'est le troisième roman de Sorj Chalandon et encore une fois je suis ravi du style, de la forme et de la construction du récit. Les 2 premiers romans que j'ai lus étaient fondamentalement différents, celui-ci l'est tout autant.

Une chronique douce amère avec comme thèmes, l'amitié, l'oubli, la mort, le deuil. Un espèce de huis clos fraternel, il ne s'y passe pas grand chose mais l'auteur arrive avec son style imagé à tenir l'attention du lecteur et un peu le mystère.

Ce roman a obtenu le prix Médicis en 2006.

 

 

Extrait : "Ils venaient en troupe bruyante et rieuse pour écouter Etienne leur raconter un livre. Ils ne lisaient pas, ou peu. Ils s'asseyaient par terre et Etienne ouvrait pour eux le secret de ses pages. Il lisait. Il lisait doucement pour capturer leur attention, puis leurs yeux, puis leur silence. Il lisait dix pages, jamais plus. Il lisait en mettant le ton. Il chaloupait l'océan, il soufflait le vent, il ricanait le chacal, il croassait le corbeau. Lorsqu'un coup de feu éclatait, ils sursautaient à la force du bruit. Etienne marchait. Il lisait en parcourant la pièce. Il tournait le dos, il revenait, il appuyait certains mots et tremblait certains autres. Il regardait un à un ces enfants de la terre, il les aimait, il en était. Pour eux il tournait chaque page comme on ouvre un rideau et quand il était temps, lorsqu'il était trop soir, ou qu'il allait pleuvoir, ou qu'il fallait rentrer, il murmurait un mot, comme une voix qui s'éteint d'avoir été brûlante. C'était ainsi chaque fois. Pour qu'ils soient de retour la semaine suivante, au moment d'anxiété, à l'instant de savoir, juste avant la réponse que tous attendaient, il refermait le livre et disait au revoir."

 

En marge du livre : La vie du personnage principal a été bouleversée par la grande tempête de 1930.

promesse 5.jpgLa Tempête de 1930, un drame sans précédent.

Pour Étel, l'année 1930 reste marquée d'une pierre noire. « Les mois de juillet et d'août s'avèrent décourageants pour la pêche : le thon ne monte pas », explique Michel Le Leuch.

Les premiers jours de septembre apportent du baume au coeur : les dundées sortis à la toute fin d'août rentrent avec de bonnes prises. « Un grand nombre de voiliers des ports thoniers bretons et vendéens reprennent la mer vers le sud de l'Irlande, raconte Michel Perrin. Une flotte de plus de 200 voiliers se retrouve en pêche dans ces parages le 17 septembre. »

Et la tempête se leva.

Le 18 septembre en fin d'après-midi, le vent a fraîchi brusquement. « Sa violence est telle qu'à 1 h du matin le 19 septembre l'aiguille de l'anémomètre du phare du Créac'h, à Ouessant, se bloque sur le maximum enregistrable à l'époque, 199 km/h, relate Michel Le Leuch. Elle restera dans cette position toute la journée et ne la quittera que le 20 en début de soirée ».

La suite est ici : http://www.ouest-france.fr/bretagne/etel-56410/la-tempete-de-1930-un-drame-sans-precedent-4403616

Écrire un commentaire