20/09/2017

LA 6ÈME EXTINCTION

extinction 1.jpgQuatrième de couverture : Depuis l'apparition de la vie sur Terre, il y a eu cinq extinctions massives d'espèces. Aujourd'hui, les scientifiques estiment que notre planète est en train de vivre la sixième, la plus dévastatrice depuis la disparition des dinosaures.

Tous les jours, sous nos yeux, parfois même dans notre jardin, des espèces s'éteignent. Mais cette fois, c'est l'homme, et l'homme seul, qui en est la cause.

Pour prendre toute la mesure du moment critique que nous sommes en train de traverser, Elizabeth Kolbert se livre à une enquête passionnante sur la grande histoire de la vie terrestre, en remontant aux découvertes de Cuvier et Darwin, et le péril imminent qui la guette. Des îles du Pacifique jusqu'au Muséum d'histoire naturelle de Paris en passant par la forêt amazonienne, elle part à la rencontre des scientifiques de terrain qui enregistrent chaque jour de nouveaux indices d'une réalité qu'on ne peut plus nier.

Avec ce livre majeur, salué dans le monde entier comme un événement, Elizabeth Kolbert signe d'une plume alerte et lumineuse le reportage le plus saisissant sur le sujet. Elle montre que l'humanité ne peut plus ignorer la crise environnementale, au risque de disparaître à son tour.

 

 

extinction 2.pngL'auteur : Elisabeth KOLBERT

Nationalité : États-Unis, née à : New York , 1961

Biographie :

Elizabeth Kolbert est journaliste au New Yorker, où elle suit les questions d’environnement, publie des portraits politiques et des critiques de livres. Elle est notamment l’auteur de "Field Notes from a Catastrophe", consacré au changement climatique et a contribué à de nombreux ouvrages collectifs, dont "Parures d’océan. Poissons et cétacés d’hier", traduit en français aux éditions Assouline.

Elle a reçu le prix Pulitzer 2015 pour "La 6ème extinction, comment l'homme détruit la vie."

 

Mon avis : En général un livre à caractère scientifique est assez souvent difficile d'accès, ce n'est pas le cas de celui-ci qui se lit véritablement comme un roman policier. Au travers de 13 chapitres tous intéressants, souvent étonnants voire effrayants, l'auteur remonte dans le temps et nous emmène aux 4 coins du monde pour nous présenter des cas précis d'extinctions. Des mastodontes aux rhinocéros de Sumatra en passant par les chauves-souris, les ammonites ou encore les dinosaures sans oublier un de nos ancêtres, l'homme de Néandertal disparu environ 30000 ans avant notre ère.

 Elle nous explique clairement les causes de ces extinctions, les glaciations, les collisions avec d'énormes météorites, les changements climatiques, l'acidification des océans et surtout l'influence de l'homme sur toutes les extinctions en cours et à venir.

Un livre qui n'est jamais rébarbatif qui est toujours compréhensible, bien documenté et qui met en évidence les dangers de nos habitudes de vie.

L'homme sera t-il lui même responsable de la destruction de son cadre de vie ? Si rien ne change c'est une possibilité envisageable.

Un livre à mettre dans toutes les mains, un livre qui nous aide à prendre conscience de la gravité de la situation en matière d'environnement.

 

 

En marge du livre : Syndrome du museau blanc chez les chauves-souris

Un des chapitres du livre concerne les disparitions massives de chauve-souris, en cause la maladie du museau blanc.

 extinction 5.jpg

Qu’est-ce que le syndrome du museau blanc ?

En 2006, un champignon microscopique a été introduit d’Europe dans une grotte touristique près de la ville d’Albany dans l’ État de New York. Cette introduction a conduit à l’apparition en Amérique du Nord du syndrome du museau blanc (SMB), une infection fongique qui cause un des déclins les plus fulgurants jamais observés chez un groupe animal.

Jusqu’à tout récemment, le mycète qui colonise la peau des chauves-souris était encore inconnu. Toutefois, un groupe d’experts américains a récemment identifié ce mycète en tant que nouvelle espèce de champignon qui porte maintenant le nom de Pseudogymnoascus destructans.

Cet organisme, qui croit généralement dans les milieux froids et humides, peut se développer sur les chauves-souris en hibernation et s’introduire dans les tissus des animaux, et ce, même si ces derniers sont vivants. Puisque les chauves-souris cavernicoles hibernent dans des endroits favorables à la croissance du mycète et qu’elles doivent abaisser leur température corporelle afin d’entrer en torpeur pour l’hibernation, elle deviennent alors à la merci du champignon qui pourra ainsi croître sur elles. Surtout que durant l’hibernation leur système immunitaire est aussi en torpeur!

http://chauve-souris.ca/le-syndrome-du-museau-blanc

 

09/09/2017

UNE PROMESSE

promesse 1.jpegQuatrième de couverture : Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S'accomplit ainsi le serment de sept âmes sombres: la parole donnée pour retarder le deuil.
Voici l'histoire d'un mystère et d'une fraternité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

promesse 2.jpgL'auteur : Sorj CHALANDON

Sorj Chalandon est un journaliste et écrivain français né le 16 mai 1952. Membre de la presse judiciaire, grand reporter puis rédacteur en chef-adjoint au quotidien Libération de 1974 à février 2007, il a couvert de nombreux conflits - en Irlande du Nord, notamment - ainsi que le procès de Klaus Barbie ; des reportages qui lui ont valu le prestigieux prix Albert-Londres en 1988. Aujourd’hui, Sorj Chalandon a rejoint la rédaction du Canard Enchaîné .

Ecrivain, il a publié tous ses romans, tous chez Grasset, tous salués par la critique et tous couronnés de prix… Son premier ouvrage Le Petit Bonzi qui raconte l’histoire (autobiographique…) d’un enfant bègue dans les années 60 à Lyon reçoit deux prix du premier roman. Suivront le Prix Médicis pour Une promesse en 2006, puis le Prix Joseph-Kessel en 2008 pour Mon traître un roman autour de la trahison de Denis Donaldson, figure emblématique de l’IRA.

En 2011, paraît Retour à Killibegs , qui se déroule toujours en Irlande du Nord, toujours autour de la trahison, mais évoquée cette fois du point de vue du traître, et qui obtient le Grand Prix du roman de l’Académie française . Pour la rentrée littéraire de septembre 2013, Chalandon rompt avec l’Irlande mais pas avec la guerre… et nous emmène au Liban, avec Le Quatrième Mur .

Suite de la biographie.http://mesamisleslivres.skynetblogs.be/archive/2016/10/25...

 

 

Mon avis : C'est le troisième roman de Sorj Chalandon et encore une fois je suis ravi du style, de la forme et de la construction du récit. Les 2 premiers romans que j'ai lus étaient fondamentalement différents, celui-ci l'est tout autant.

Une chronique douce amère avec comme thèmes, l'amitié, l'oubli, la mort, le deuil. Un espèce de huis clos fraternel, il ne s'y passe pas grand chose mais l'auteur arrive avec son style imagé à tenir l'attention du lecteur et un peu le mystère.

Ce roman a obtenu le prix Médicis en 2006.

 

 

Extrait : "Ils venaient en troupe bruyante et rieuse pour écouter Etienne leur raconter un livre. Ils ne lisaient pas, ou peu. Ils s'asseyaient par terre et Etienne ouvrait pour eux le secret de ses pages. Il lisait. Il lisait doucement pour capturer leur attention, puis leurs yeux, puis leur silence. Il lisait dix pages, jamais plus. Il lisait en mettant le ton. Il chaloupait l'océan, il soufflait le vent, il ricanait le chacal, il croassait le corbeau. Lorsqu'un coup de feu éclatait, ils sursautaient à la force du bruit. Etienne marchait. Il lisait en parcourant la pièce. Il tournait le dos, il revenait, il appuyait certains mots et tremblait certains autres. Il regardait un à un ces enfants de la terre, il les aimait, il en était. Pour eux il tournait chaque page comme on ouvre un rideau et quand il était temps, lorsqu'il était trop soir, ou qu'il allait pleuvoir, ou qu'il fallait rentrer, il murmurait un mot, comme une voix qui s'éteint d'avoir été brûlante. C'était ainsi chaque fois. Pour qu'ils soient de retour la semaine suivante, au moment d'anxiété, à l'instant de savoir, juste avant la réponse que tous attendaient, il refermait le livre et disait au revoir."

 

En marge du livre : La vie du personnage principal a été bouleversée par la grande tempête de 1930.

promesse 5.jpgLa Tempête de 1930, un drame sans précédent.

Pour Étel, l'année 1930 reste marquée d'une pierre noire. « Les mois de juillet et d'août s'avèrent décourageants pour la pêche : le thon ne monte pas », explique Michel Le Leuch.

Les premiers jours de septembre apportent du baume au coeur : les dundées sortis à la toute fin d'août rentrent avec de bonnes prises. « Un grand nombre de voiliers des ports thoniers bretons et vendéens reprennent la mer vers le sud de l'Irlande, raconte Michel Perrin. Une flotte de plus de 200 voiliers se retrouve en pêche dans ces parages le 17 septembre. »

Et la tempête se leva.

Le 18 septembre en fin d'après-midi, le vent a fraîchi brusquement. « Sa violence est telle qu'à 1 h du matin le 19 septembre l'aiguille de l'anémomètre du phare du Créac'h, à Ouessant, se bloque sur le maximum enregistrable à l'époque, 199 km/h, relate Michel Le Leuch. Elle restera dans cette position toute la journée et ne la quittera que le 20 en début de soirée ».

La suite est ici : http://www.ouest-france.fr/bretagne/etel-56410/la-tempete-de-1930-un-drame-sans-precedent-4403616

03/09/2017

AU NOM DE TOUS LES MIENS

Martin 1.jpgQuatrième de couverture : De la guerre, le petit Martin connaîtra tout : les privations, les humiliations, la peur durant le temps passé au ghetto de Varsovie, l'horreur absolue des camps nazis à Treblinka, la fureur de vivre quand il s'en échappera caché sous un camion, l'abattement et aussi le suprême courage quand il apprendra qu'il a perdu tous les siens...

Et puisqu'il faut bien vivre, il s'engagera ensuite dans l'Armée rouge, puis partira aux Etats-Unis... Enfin la paix reviendra. Martin reconstruit alors sa vie et rencontre le grand amour en la personne de Dina. C'est dans le sud de la France, par une journée d'été éclatante, que le destin le blessera à nouveau - à mort - en décimant ceux qui lui sont le plus chers. Ce récit de vie, extraordinairement dramatique, a fait le tour du monde.

Traduit dans plus de vingt langues, adapté au cinéma par Robert Enrico (avec dans les rôles principaux Michael York et Brigitte Fossey), devenu ensuite un feuilleton, il continue à toucher des millions de lecteurs car son message de courage, mais aussi d'espérance, est universel.

 

 

 

Martin 2.jpgLes auteurs : Martin GRAY

Nationalité : États-Unis, né à  Varsovie , le 27/04/1922, mort à : Ciney , le 25/04/2016

Biographie :

Martin Gray, né Mietek Grayewski, est un écrivain franco-américain, d'origine polonaise, Juif, né à Varsovie le 27 avril 1922. Il est connu pour son livre Au nom de tous les miens, dans lequel il décrit une partie de sa vie et notamment le drame d'avoir perdu à deux reprises toute sa famille, d'abord dans les camps d'extermination nazis, puis dans l'incendie de sa maison dans le Sud de la France.

Le 1er septembre 1939, les nazis envahissent la Pologne. Martin Gray a alors dix-sept ans. Transféré dans le ghetto de Varsovie où son père travaille au Judenrat, il trouve le moyen d'en sortir en soudoyant des soldats nazis et devient ainsi un contrebandier. Plusieurs fois par jour, il fait des allers-retours pour ramener de la nourriture dans le ghetto grâce aux tramways. Lors d'une rafle, son père est attrapé pour être déporté. Grâce à ses connaissances, Martin lui sauve la vie en l'aidant à s'échapper.

Plus tard, sa mère, ses deux frères et lui-même sont déportés à Treblinka, où sa mère et ses frères sont exterminés immédiatement. Compte tenu de sa santé physique il n'est pas tué, et travaille dans divers kommandos, dont les sonderkommandos, qui sont chargés d'extraire les corps des chambres à gaz. Il réussit à s'échapper de ce secteur et à retravailler dans les secteurs de réception des déportés.

Il travaille alors dans un kommando chargé de trier le linge et de le charger dans les wagons. Il peut ainsi s'enfuir de Treblinka en se camouflant dans un wagon. De nuit, il se jette hors du train et traverse divers villages où il informe la population de ce qui se passe à Treblinka, mais personne ne le croit.

À son retour à Varsovie, il retrouve son père, qu'il croyait mort, mais qui sera abattu devant ses yeux, quelques jours après lors de l'insurrection du ghetto.

Il rejoint ensuite l'Armée rouge où il finit la guerre, et marche sur Berlin le 30 avril 1945.

Après la guerre, il décide d'aller rejoindre sa grand-mère maternelle à New York en 1947. Il s'y enrichit en vendant à des antiquaires américains des porcelaines et des lustres non antiques, qu'il fait fabriquer en Europe. Citoyen américain en 1952, il rencontre Dina en 1959 qui devient sa femme. Ils s'installent dans le Sud-Est de la France, à Tanneron, non loin de Mandelieu, où il devient exploitant agricole. Le 3 octobre 1970, lors de l'incendie du Tanneron, il perd sa femme et ses quatre enfants.

 

Martin5.jpgMax GALLO :

Nationalité : France

Né  Nice , le 07/01/1932, mort le : 19/07/2017

Biographie :

Max Gallo est un écrivain, historien et homme politique français, membre de l'Académie française depuis le 31 mai 2007.

Fils d'immigrés italiens, son père, originaire du Piémont, a quitté l'école après son certificat d'études, sa mère est originaire de la région de Parme, il vit en famille à Nice. Pendant la seconde guerre mondiale, son père rejoint la résistance. L'occupation et la libération vont marquer Max Gallo et lui donner le goût pour l'Histoire ; cependant que son père l'oriente vers des études techniques afin qu'il devienne fonctionnaire.

Il obtient d'abord un CAP de mécanicien-ajusteur, puis un baccalauréat mathématiques et technique au lycée du Parc-Impérial. À 20 ans, il entre dans la fonction publique comme technicien à la RTF, puis il part à Paris pour suivre des cours afin de devenir contrôleur technique. En parallèle, il suit des études d'histoire. En 1957, en pleine guerre d'Algérie, il fait son service militaire comme météorologiste au Bourget où, avec Jean-Pierre Coffe, il fonde un journal antimilitariste.

Reçu à Propédeutique lettres, il est maître auxiliaire à Chambéry et après l'agrégation d'histoire, en 1960, professeur au lycée Masséna. Docteur en histoire, il devient maître-assistant à l'université de Nice et en 1968, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris.

Écrivain à succès fécond, il a publié un grand nombre d'ouvrages, souvent à fort tirage. Ses premiers romans, qu'il qualifie de « politique-fiction », seront publiés sous pseudonyme : Max Laugham.

Dans un style littéraire qu'il appelle lui même « romans-Histoire », qui consiste à s'appuyer sur les ressources historiques en y ajoutant son expérience personnelle et son ressenti par rapport aux événements, il fait de l'histoire un roman.

 

 

Mon avis : "Martin Gray a voulu qu'un livre rende hommage à la mémoire de ceux qu'il a perdus, à la mémoire aussi de tous ceux qui ont disparu comme les siens. Son récit, recueilli par Max Gallo, est l'un des plus bouleversants qui se puissent Lire."

Si c'était un roman de fiction, j'aurais sans doute estimé que tout est un peu exagéré, ce jeune héros qui se sort de toutes les situations et qui échappe à la mort tant de fois et de quelle façon.

Pourtant c'est un récit autobiographique, un récit bouleversant, émotionnant qui ne cache rien de la barbarie de cette époque. Une barbarie décrite dans ses moindres détails, une barbarie inimaginable.

Un récit qui ne se critique pas.

Ce livre vient s'ajouter à beaucoup d'autres témoignages de la Shoah, ce n'est pas le premier que je lis, mais c'est sans doute celui qui m'a le plus bouleversé. on ne saurait trop le conseiller aux futures générations pour que toute cette horreur ne soit jamais oubliée.

C'est aussi un livre sur la volonté, l'audace et le courage, sur la fureur de vivre sans laquelle Martin Gray ne s'en serait jamais sorti.

Un récit que je ne suis pas prêt d'oublier.

Certains affirment que Martin Gray n'est jamais allé à Treblinka, certains se sont rétractés, qu'importe s'il a vécu ou non tout cela, qu'importe si Max Gallo a peut être ajouté à l'histoire, il faut retenir que tout a malheureusement existé.

 

En marge du livre : Le Ghetto de Varsovie .

http://www.vanupied.com/varsovie/varsovie-atmosphere/ghetto-de-varsovie-de-sa-creation-a-l-insurrection.html

Martin 3.gifLe ghetto se situe au centre de la ville de Varsovie. Il est initialement composé de deux parties, le grand ghetto et le petit ghetto, reliées par un pont en bois. Le tout est entouré de 18 kilomètres de murs hauts de plusieurs mètres et de fil de fer barbelé. Dans cette enceinte d’une superficie d’environ 300 hectares, on compte 128 000 habitants au km² contre 14 000 environ dans la Varsovie non juive. La population du ghetto, 381 000 personnes enregistrées en janvier 1941, atteint 439 000 en juin 1941 pour retomber à 400 000 en mai 1942. Ces différences peuvent s'expliquer par l'arrivée de nombreux réfugiés et la surmortalité qui prévaut dans le ghetto. Seul lien avec l’extérieur, un tramway réservé aux Polonais non-juifs traverse le lieu. À peu près 80 000 personnes meurent entre novembre 1940 et juillet 1942 sans déportation ni fusillade.

En été 1942 commence le « repeuplement vers l'est », qui est en fait la déportation vers le camp de TREBLINKA, situé à 80 kilomètres au nord-est de Varsovie. Lancée dans le cadre de l'Aktion Reinhard, elle débute le 22 juillet. Pendant huit semaines, entre 6 000 et 8 000 personnes sont déportées tous les jours. Les rafles se font de jour comme de nuit, aussi bien dans les habitations que dans les usines, où il est plus facile d'arrêter les Juifs. Ceux-ci sont ensuite conduits vers la Umschlagplatz, la gare de triage de Varsovie. Cette première vague de déportations vers les camps de la mort ramène la population du ghetto à 70 000 habitants.

 

15:49 Publié dans Livre | Tags : martin gray, guerre, shoah, juif | Lien permanent | Commentaires (2)