19/11/2017

LA LETTRE QUI ALLAIT CHANGER LE DESTIN D'HAROLD FRY

roman, Rachel Joyce, angleterre, coupleQuatrième de couverture : Il aura suffit d'une lettre - la lettre d'adieu d'une amie qui se meurt-pour jeter Harold Fry sur les routes d'Angleterre. Quelques sous en poche, une paire de chaussures bateau et l'espoir de la revoir une fois encore...

Cottage après cottage, bocage après bocage, Harold marche, persuadé que tant qu'il avance, son amie vivra. Il marche et repense à sa vie, Mille kilomètres parcourus pour que le destin d'Harold Fry rejoigne celui de sa femme, son fils, son amie, et tous ceux qu'il croise sur sa route.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

roman, Rachel Joyce, angleterre, coupleL'auteur : Rachel JOYCE

Nationalité : Royaume-Uni, née à : Londres , 1962

Rachel Joyce a été pendant plus de vingt ans scénariste pour la radio (BBC Radio 4), et la télévision (BBC2), et comédienne de théâtre, récompensée par de nombreux prix.

Elle écrit "La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi…" (The Unlikely Pilgrimage of Harold Fry, 2012) dans la douleur et la rage alors que son père était en phase terminale.

Dès sa parution, il est en tête des ventes en Angleterre et connait un gros succès international (traduit en 29 langues, il s'est vendu à 120 000 exemplaires en France). Elle reçoit en 2012 le prestigieux National Book Award.

"Deux secondes de trop" (Perfect, 2013) est son second roman.

Rachel Joyce vit en Angleterre, dans une ferme du Gloucestershire, avec sa famille.

site officiel : http://www.rachel-joyce.co.uk/

 

 

Mon avis : un roman assez savoureux qui alterne l'humour et le tragique.

Harold Fry est un homme insipide, incolore et inodore, toute sa vie s'est déroulée ainsi dans une espèce d'indifférence générale. Sa vie de couple depuis 20 ans est une sorte de traversée du désert, sa femme Maureen s'est enfermée dans une véritable carapace depuis la disparition de leur fils.

A la pension depuis 6 mois, il reçoit cette fameuse lettre à laquelle il décide de répondre et en allant la poster il prend une décision instantanée et irréfléchie, il ira la porter à sa destinataire à l'autre bout de l'Angleterre. Il n'est ni préparé physiquement, ni équipé, il n'a ni gsm, ni carte ainsi commence son périple de 87 jours.

Le début de l'histoire à l'humour très anglais m'a fait penser à Mr Bean sur la route, c'est léger et amusant mais au fil des kilomètres Harold se remémore son passé, ses erreurs, les incompréhensions et cela tourne tout doucement au tragique.

Harold qui a enfin pris une décision dans sa vie, trouve un nouveau bonheur, fait des rencontres empreintes d'admiration et d'amitié, il redécouvre la nature, la vie en plein air.

De son côté Maureen vit mal l'absence de ce mari qu'elle ignorait, elle aussi se remémore le bonheur passé et rêve de retrouver une nouvelle vie.

L'auteur aborde les problèmes de couple avec beaucoup d'authenticité et de simplicité, c'est distrayant, à la fois amusant, tendre et triste.

 

 

En marge du livre : Berwick upon Tweed

roman, Rachel Joyce, angleterre, coupleBerwick-upon-Tweed, ou simplement Berwick, est une commune britannique située dans le comté de Northumberland. Elle est la ville la plus au nord de l'Angleterre, sur la côte Est, à l'embouchure de la Tweed. Elle est ainsi située à 4 km au sud de la frontière écossaise.

La ville a été fondée à l'époque du royaume anglo-saxon de Northumbrie, au Haut Moyen Âge. Le site a joué un rôle central dans les guerres qui ont opposé l'Angleterre et l'Écosse pendant des siècles ; la dernière fois que la ville a changé de main fut en 1482 quand les Anglais l'ont reconquise. Selon les historiens, elle a changé 13 fois de main au cours des siècles1.

Berwick est une ville traditionnelle, connue pour son marché et pour ses quelques particularités architecturales, en particulier ses remparts de défense, son château médiéval et ses casernes.

 

11/11/2017

LE COMMANDANT BILL

Lu et commenté par Marie-Line

Bill 01.jpgQuatrième de couverture : Ardenne, mai 1940.Tout le hameau de Boisferté s'est réfugié dans la forêt, dans la crainte de l'invasion des troupes allemandes. Les plus anciens, en effet, se souviennent des saccages de 1914. Le matin du deuxième jour, un avion allemand tombe à proximité du campement. Il y a un rescapé. Les villageois recueillent cet homme incapable de se déplacer et l'installent dans une grange, sans se rendre compte qu'ils se sont transformés en geôliers d'un prisonnier de plus en plus encombrant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bill 02.jpgL'auteur : Armel JOB

Armel Job et né en 1948 à Durbuy (Belgique) non loin de Liège, dans une famille qui comptait quatre garçons. Son père était matelassier. Il fait ses études secondaires comme interne dans le bastion des études classiques du Luxembourg, le séminaire de Bastogne.

Il y acquiert une solide formation axée sur les langues anciennes. Ensuite, il entre à l’université de Liège et acquiert le titre de licencié agrégé en philologie classique. À partir de 1970, il enseigne le grec et le latin pendant vingt-trois ans au séminaire de Bastogne.

Au cours de cette période, il publie de nombreux articles philologiques et pédagogiques. En 1993, il prend la direction de son école, poste qu’il quitte en 2010 pour se consacrer entièrement au roman. Il est l’auteur de douze titres.

 

Mon avis :

Avec "Le commandant Bill", Armel Job, comme à son habitude, nous livre le portrait d'êtres humains ordinaires qui se retrouvent soudainement dans une situation extraordinaire. Situation qui leur échappe et dont ils sont les acteurs bien malgré eux. C'est alors que toute la finesse psychologique d'Armel Job fait son œuvre.

L'auteur nous plonge dans le cœur de chacun, révélant ainsi l'héroïsme de certains, la lâcheté d'autres et puis l'indifférence, le mépris, la bonté, la peur, l'orgueil... et l'amour. Comme dans chacun des romans de l'auteur, l'humain est au centre du récit, la Belgique en est le cadre et la trame, qui nous paraissait toute tracée s'échappe tout à coup et surprend!

"Le commandant Bill" est un très beau roman, agréable et que l'on prend plaisir à lire.

Ayant rencontré l'auteur récemment avec mes élèves, j'ai appris que le point de départ de l'histoire du roman est une anecdote que la mère d'Armel Job a vécue. En effet, lors de la seconde guerre mondiale, la maman d'Armel Job a 14 ans. Elle raconte qu'à l'époque, beaucoup se souviennent des atrocités commises par l'armée allemande en 14 et qu'il y a un véritable vent de panique lorsque le village où elle habite apprend l'avancée des troupes allemandes.

Tout le village s'est alors réfugié dans la forêt et vit dans des huttes, lorsqu'un jour un avion de reconnaissance allemand s'écrase tout près, entraînant la mort des deux pilotes. A partir de ce récit maintes fois entendu, Armel Job a imaginé qu'un des deux pilotes ait survécu et il s'est alors demandé ce que les villageois auraient fait. C'est ainsi que "Le commandant Bill" est né.

 

En marge du livre:

roman, Armel Job, guerre, BelgiqueDurant la Seconde Guerre mondiale, le village de Bande devait avoir une mauvaise réputation chez les Allemands, à cause de l'esprit de résistance qui y régnait. Plusieurs faits de guerre s'y sont produits, menant inexorablement au massacre du 24 décembre 1944.

Au mois de juin 1944, des incidents éclatent lorsqu'un collaborateur de l'occupant est tué par des patriotes. Durant le mois de juillet, le secrétaire communal de l'époque faillit payer de sa vie cette exécution en guise de représailles alors qu'il n'y était pour rien. Mais il parvient à s'échapper.

Le 6 juillet 1944, la communication téléphonique entre Marche et Champlon est sabotée. La sanction pour cet acte de sabotage est que le 'Kreiskommandant' de Bastogne oblige trente personnes à surveiller les lignes durant la nuit, et à fournir cinq bicyclettes et deux radios à la 'Feldgendarmerie' de Marche.

Au mois de septembre 1944, huit jours avant la libération, un groupe de l'Armée Secrète (ou Armée blanche) s'installe dans le bois de Bande. Le 5 septembre, ils attaquent les Allemands, tirent sur un side-car et tuent trois soldats. Les représailles pour ces meurtres ne se font pas attendre: le 6 septembre, les Allemands viennent bouter le feu systématiquement à toutes les maisons situées des deux côtés de la grand'route de Marche à Bastogne. Ils font évacuer les familles puis installent des grenades incendiaires dans chaque maison: 35 foyers sont ainsi détruits. De plus, dernier fait de nature à irriter les militaires allemands, les habitants de Bande ont eu le courage d'arborer le drapeau belge plusieurs jours avant leur libération effective.

Après le 8 septembre 1944, l'armée allemande est repoussée vers l'Allemagne. Mais le 22 décembre, des soldats et officiers de la Wehrmacht occupent de nouveau la région (Offensive von Rundstedt). Des soldats d'une unité spéciale s'installent dans ou près de maisons incendiées. Le 24 décembre, les hommes de cette unité spéciale arrêtent des villageois et procèdent à de longs interrogatoires. Ils libèrent certains hommes plus âgés. Après avoir fait croire à leurs familles qu'ils allaient partir pour l'Allemagne, les membres de cette unité emmènent 33 hommes, âgés de 17 à 32 ans, devant la maison Bertrand et les exécutent l'un après l'autre dans la cave. Seul Léon Praile, âgé de 21 ans, tente le tout pour le tout : il assomme un soldat, s'enfuit et échappe au massacre. Il ignorait que sa vie sauve provoquerait d'autres représailles: le lendemain, deux jeunes du village de Roy sont abattus. C'est donc 34 jeunes hommes qui ont été exécutés lors de ces journées dramatiques. Après leurs crimes atroces, les meurtriers dissimulent les corps des victimes sous trois épaisseurs de planches et interdisent l'accès à cette partie de la route, de sorte que personne dans le village, excepté plus tard Léon Praile qui témoignera, ne soupçonne quoi que ce soit.

Vraisemblablement, il s'agissait d'un détachement de la Gestapo, section du S.D. (Sicherheitsdienst), envoyé probablement par Himmler avec les troupes d'invasion de von Rundstedt, et qui avaient pour mission « de dépister et d'exécuter les membres des mouvements de résistance ».

Les membres des cette "Compagnie spéciale d'Himmler" n'étaient pas tous des Allemands. Certains étaient étrangers à tous les officiers de la Wermacht qui logeaient au village et les témoignages parlent d'un Niçois, d'un Breton, d'un Suisse... Ces étrangers s'exprimaient en français et sans accent, et certains ne comprenaient même pas l'allemand. Cette "Compagnie spéciale d'Himmler" avait pour mission de tuer trente villageois à Bande pour venger la mort des trois Allemands en septembre 1944.

(Source: DELFOSSE A., BASYN J., GAUX P. et al., COMMISSION DES CRIMES DE GUERRE (ROYAUME DE BELGIQUE, MINISTERE DE LA JUSTICE),

Les crimes de guerre commis pendant la contre-offensive de von Rundstedt dans les Ardennes. Décembre 1944-janvier 1945. Bande, Bruxelles, 1945.)

Le 11 janvier, une patrouille de paras du 1st Canadian Parachute Battalion, accompagnée par des paras belges SAS, quitte Marche-en-Famenne, entre dans le village de Bande et découvre avec horreur les corps des 34 civils abattus d'une balle dans la nuque. Le plus jeune avait à peine 17 ans. Quelques jours plus tard, le commandant du 9th Battalion Parachute Regiment de la 6th Airborne décidait d'assurer une inhumation décente aux malheureuses victimes et de leur rendre les honneurs.

(Source texte : Guy Blockmans/OPT).

Voici les noms des victimes du massacre: André BOURGEOIS, Domia DACO, Jean de GARDE, Joseph DUCHÈNE, Octave DUCHÈNE, Fernand GIRS, Georges GIRS, André GOUVERNEUR, Florent GUISSART, Victor GUISSART, Roger HARDY, Joseph HENKINET, Gaston LAMBERT, Herman LAMBERT, Lucien LAMBERT, André LASSANCE, Fernand LASSANCE, Alphonse LEROY, Fernand MAGONETTE, Edmond MAÎTREJEAN, Georges MALEMPRÉ, Raymond MALEMPRÉ, Albert MARCHAL, Richard MARÉE, René MATAGNE, Armand MICHEL, Clément MULLER, Jules NOËL, Joseph PARMENTIER, Louis PETRON, Joseph PONCIN, Paul SMITZ, Xavier TOURNAY, Albert VOLVERT.

Un Monument, intitulé "Souviens-toi", dédié aux victimes des deux guerres mondiales a aussi été érigé au cœur du village.

 

13:07 Publié dans Livre | Tags : roman, armel job, guerre, belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

06/11/2017

LE GANG DES RÊVES

gang 01.jpgQuatrième de couverture : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

 

 

 

 

 

 

 

 

gang 02.jpgL'auteur : Luca DI FULVIO

Nationalité : Italie , né à : Rome , le 13/05/1957

Luca Di Fulvio est un homme de théâtre et un écrivain italien, auteur de roman policier, de fantastique et de littérature d'enfance et de jeunesse.

Avant de fonder sa propre compagnie de théâtre (Le Moveable Feast), il travaille avec Paola Bourbons, Sergio Graziani, Mario Marans, Andrzej Wajda. Il est également consultant éditorial de plusieurs maisons d'édition.

Publié en 1996, son premier roman, "Zelter", est une histoire de vampire.

Son deuxième roman, "L’empailleur" (L'impagliatore, 2000), est un thriller qui est adapté au cinéma en 2004 par Eros Puglielli sous le titre "Ochi di cristallo".

Les droits cinématographiques de son roman "L'échelle de Dionysos" (La scala di Dioniso, 2006), dont il a aussi écrit le scénario, sont vendus avant même la parution du livre en librairie.

Sous le pseudonyme de Duke J. Blanco, il aborde la littérature d'enfance et de jeunesse avec "I misteri dell'Altro Mare" en 2002.

Luca Di Fulvio est devenu l'un des nouveaux phénomènes littéraires à suivre avec la sortie de "Le gang des rêves" (La gang dei sogni, 2008) publié en France en juin 2016 chez Slatkine & Cie et premier tome d'une forme de trilogie. Plébiscité par les libraires et les lecteurs, le livre, qui raconte le New York des années 20 par les yeux d'un jeune Italien, s'est lentement mais sûrement transformé en best-seller.

Un an après ce beau succès, Luca Di Fulvio est de retour avec "Les enfants de Venise" (La ragazza che toccava il cielo, 2013).

La parution du troisième volet est annoncée pour 2018.

 

Mon avis :  900 pages de plaisir, captivant et passionnant du début à la fin, Luca Di Fulvio nous livre un roman sur lequel je ne peux écrire que des éloges. Que tous ceux qui sont un peu fâchés avec la lecture se précipitent sur cette saga, ils seront enchantés.

Un livre impossible à lâcher qui se lit comme on regarde un film, un vrai bonheur.

Un belle brochette de personnages auxquels on s'attache qu'ils soient sympathiques ou franchement dégueulasses, des destins qui se croisent, c'est bouleversant et plein d'émotions.

Des chapitres courts, l'auteur passe d'un personnage à l'autre, dans une chronologie volontairement chamboulée, un style direct et fluide qui donne beaucoup de rythme à cette brique jamais ennuyeuse.

Le décor, c'est New York des années 1920, c'est Manhattan, c'est Harlem, le Lower East Side. Les thèmes sont nombreux, le racisme envers les migrants italiens, irlandais, envers les juifs et les noirs, la mafia, les grands bandits, les petits voyous, les gangs, les règlements de compte,  la prostitution, la pornographie, les trafics en tous genre, la drogue, les débuts du cinéma parlant, la radio, c'est aussi l'Amérique des pauvres et des riches, des paumés et des nantis, c'est le rêve américain mais c'est avant tout et surtout un grand roman d'amour et d'amitié.

C'est aussi la Californie, Hollywood et le monde impitoyable du cinéma

Luca Di Fulvio est un formidable conteur d'histoires, qui sait jouer sur les cordes sensibles et les sentiments.

Un très bon roman, émotions garanties, du grand art.

Un vrai coup de coeur.

 

gang 04.jpgEn marge du livre : Le rêve américain, mythe ou réalité ?

Les plaines verdoyantes de la Nouvelle-Angleterre venaient s’échouer au pied des Monts Appalaches, mais au delà s’étendaient encore des terres. Des terres déjà plus sèches et qui devenaient franchement arides à l’approche des Rocheuses, mais là encore, elles continuaient de s’étendre indéfiniment.

Ici débutait l’Amérique, c’est à dire ailleurs. Ici commençait le rêve, par un mouvement susceptible de ne jamais s’arrêter. Plus loin. Mieux.

En 1774, le gouverneur de Virginie décrivait le peuple américain de la sorte : « s’ils atteignaient le paradis, ils le quitteraient après avoir entendu parler d’un endroit meilleur à l’Ouest. »

Longtemps pour l’Europe, l’Ouest n’eut d’autre réalité qu’un océan immense et infranchissable. Quand au XIX° siècle, des générations d’irlandais, d’allemands et d’italiens tournent leur regard vers l’Amérique, le mouvement qui va présider à leur quête est inédit. Le sens de lecture du monde vient soudainement de changer. Le Vieux continent va rajeunir. Le pauvre s’enrichira. L’esclave sera libéré. Quand il est permis de commencer le livre par la dernière page, tout devient possible.

Outre le droit à la Vie et à la Liberté, la constitution américaine garantit à ses citoyens un droit « à la poursuite du Bonheur ». Autant que ce dernier puisse être relatif, le Rêve Américain fut d’abord protéiforme.

Pratiquer librement son culte. Posséder la terre que l’on travaille. Manger à sa faim. Echapper au joug d’un ordre social, religieux, familial. Les avatars du Rêve étaient aussi nombreux que les rêveurs. Du fait de leur individualité, ils partageaient toutefois une vision commune : c’est par leur valeur et leur travail, en tant qu’hommes et femmes uniques qu’ils s’accompliraient.

Quand en 1931, James Truslow Adams emploie pour la première fois l’expression de Rêve Américain, il lui associe les notions de liberté et d’ascension sociale par le mérite. Cette assertion donne au Rêve ses contours définitifs.

http://www.american-arts.com/blog/2013/05/04/reve-america...