25/12/2017

ELDORADO

Eldorado 1.jpgQuatrième de couverture : "Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes."

Pour fuir leur misère et rejoindre l'"Eldorado", les émigrants risquent leur vie sur des bateaux de fortune... avant d'être impitoyablement repoussés par les gardes côtes, quand ils ne sont pas victimes de passeurs sans scrupules. Le commandant Salvatore Piracci fait partie de ceux qui sillonnent les mers à la recherche de clandestins, les sauvant parfois de la noyade. Mais la mort est-elle pire que le rêve brisé ? En recueillant une jeune survivante, Salvatore laisse la compassion et l'humanité l'emporter sur ses certitudes. Ce roman de l'exil et de l'espoir illustre le destin de ceux qui iront, quoi qu'il arrive, au bout de leurs forces, tant il est vrai que "les hommes ne sont beaux que des décisions qu'ils prennent".

"Voyage initiatique, sacrifice, vengeance, rédemption : le romancier au lyrisme aride manie les thèmes de la tragédie antique avec un souffle toujours épique." L'Express

 

 

 

 

 

Eldorado 2.jpgL'auteur : Laurent GAUDÉ

Nationalité : France, né à : Paris , le 06/07/1972

Ancien élève de l'École Alsacienne de Paris, il a fait des études de Lettres Modernes à Paris III et d'Études Théâtrales. Il prépare l'agrégation mais ne sent pas d'attirance pour l'enseignement. Son sujet de thèse porte sur le théâtre. Il décide de vivre de sa plume et publie sa première pièce, "Onysos le furieux", en 1997.

Ce premier texte sera monté en 2000 au Théâtre national de Strasbourg dans une mise en scène de Yannis Kokkos. Suivront alors des années consacrées à l’écriture théâtrale, avec notamment "Pluie de cendres" (2001) jouée au Studio de la Comédie Française, "Combat de Possédés" (1999), traduite et joué en Allemagne, puis mise en lecture en anglais au Royal National Theatre de Londres, "Médée Kali" (2003) joué au Théâtre du Rond Point et "Les Sacrifiées" (2004).

Parallèlement à ce travail, Laurent Gaudé se lance dans l’écriture romanesque. En 2001, âgé de vingt neuf ans, il publie son premier roman, "Cris".

L’année suivante, en 2002, il obtient le Prix Goncourt des Lycéens et le prix des Libraires avec "La mort du roi Tsongor", son deuxième roman.

En 2004, il remporte le prix Goncourt ainsi que le prix du jury Jean-Giono avec son roman "Le Soleil des Scorta" qui sera également un succès de librairie (80 000 exemplaires vendus entre la parution du roman et l'attribution du prix Goncourt). Paraîtront ensuite "Eldorado" (2006), "La Porte des Enfers" (2008), "Ouragan" (2010), "Pour seul cortège" (2012). En 2015, il publie "Danser les ombres" qui se situe à Haïti lors du tremblement de terre de 2010.

"De sang et de lumière", son premier recueil de poésies, paraît en 2017.

Romancier et dramaturge, Laurent Gaudé est aussi auteur de nouvelles, d’un beau livre avec le photographe Oan Kim, d’un album pour enfants, de scénario.

son site : http://www.laurent-gaude.com/

 

Mon avis : il y a quelques années j'avais lu de cet auteur "Le soleil des Scorta" et je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de replonger dans un de ses romans.

Eldorado nous entraîne dans le drame de l'immigration clandestine, l'auteur nous y amène avec beaucoup d'humanité, avec des mots simples mais touchants sans tomber dans le pathétique ou le mélodrame.

Plusieurs destins, soit plusieurs manières de voir cette réalité bien actuelle, le capitaine qui sur sa frégate recueille les naufragés pour les conduire à Lampedusa et par conséquent le retour au pays, deux frères qui rêvent de l'Europe, d'une vie meilleure, une mère de famille qui sera abandonnée en pleine mer avec ses compagnons d'infortune, etc.

Un récit douloureux rempli d'espoirs et de désespoirs, un récit à mettre entre toutes les mains.

Un très bon livre qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à la détresse humaine, à la volonté de poser des choix difficiles. Un récit qui fait prendre conscience, bien mieux que n'importe quel article dans la presse, du drame des émigrés clandestins.

 

 

En marge du livre : Le centre d'accueil de Lampedusa débordé par les arrivées des migrants.

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Sur la petite île italienne de Lampedusa, la plus proche des côtes africaines, le centre d'accueil temporaire est débordé par les centaines de migrants arrivés ces derniers jours, annonciateurs d'une "saison des trafics" explosive.

Au moins 3800 migrants africains partis de Libye ont été secourus en mer Méditerranée depuis vendredi, ce qui dépasse déjà largement le total du mois de février 2014, une année pourtant record, selon le décompte de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Une partie de ces migrants ont été conduits à Lampedusa, où se trouvaient encore la plupart des survivants de la tempête qui a coûté la vie à plus de 330 migrants la semaine dernière, disparus en mer ou morts de froid.

Mardi matin, le centre d'accueil de la petite île accueillait environ 1200 personnes, le triple de sa capacité, dont 200 mineurs et une centaine de femmes.

"Cette surpopulation créée de nombreux problèmes, parce qu'il n'est pas possible de garantir l'assistance nécessaire aux personnes qui arrivent -- vêtements secs, nourriture, eau, cartes téléphoniques, soutien psychologique", a expliqué à l'AFP Federico Rossi, un porte-parole du Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR).

eldorado 3.jpg"Il n'est pas non plus possible de séparer les hommes des femmes et des enfants, ni d'isoler les personnes atteintes de gale", a-t-il ajouté.

Le centre de Lampedusa est conçu pour les situations d'urgence, avant une évacuation vers les centaines de centres d'accueil établis sur tout le territoire italien. Mais lundi soir, alors même qu'un avion militaire évacuait plus d'une centaine de migrants, quelque 260 autres débarquaient...

Sur place, le centre était en proie à une forte agitation, avec même des mouvements de foule et des débuts de bagarres au moment de la distribution des repas, selon des journalistes de l'AFP.

Devant le centre, des habitants de l'île ont déposé des fleurs en hommage aux victimes de la semaine dernière, tandis qu'un ballet d'ambulances témoignait de l'état de faiblesse de certains rescapés. Derrière les grilles, des migrants réclamaient des cigarettes aux journalistes, et les plus jeunes se hasardaient à essayer d'emprunter un téléphone pour contacter leur famille.

"Là on est fatigués. Depuis le nord du Mali jusqu'à maintenant, il y a eu des problèmes", a raconté Adam, un migrant malien.

https://www.rtbf.be/info/monde/europe/detail_le-centre-d-...

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