13/01/2018

LA VENGEANCE DES MÈRES

vengeance 1.jpgQuatrième de couverture : 1875. En dépit de tous les traités, la tribu du chef cheyenne Little Wolf, qui avait échangé mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers, ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine. Quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre. Parmi elles, deux soeurs, Margaret et Susan Kelly. Prêtes à tout pour venger la mort de leurs enfants, elles décident de prendre le parti du peuple indien et vont se lancer à corps perdu dans une lutte désespérée pour leur survie…

 

La photographie reproduite sur la couverture de ce roman a été prise par L. A. Huffman à Fort Keogh, dans le territoire du Montana, en 1878. La jeune femme, dénommée Pretty Nose, était une chef de guerre amérindienne qui, à la fin du mois de juin 1876, s'est battue contre la 7e de cavalerie du général George Armstrong Custer à la bataille de la Little Bighorn, à l'âge de vingt-cinq ans. Apparentée à tort, selon diverses sources, à la tribu des Cheyennes du Nord, elle était en réalité Arapaho. Les Arapahos étaient des alliés des Cheyennes, et les deux tribus unies par d'étroits liens de parenté. Pretty Nose avait également du sang français par son père, un marchand de fourrures canadien-français. Malgré les interdictions successives, prononcées par les autorités religieuses et gouvernementales, concernant les mariages entre différentes ethnies, religions et cultures, ceux-ci étaient déjà nombreux dans les Grandes Plaines pendant la première moitié du XIXe siècle, comme dans toute l'histoire de l'humanité.

Pretty Nose a vécu par la suite dans la réserve Arapaho de Wind River, dans le Wyoming, jusqu'à l'âge d'au moins cent deux ans.

vengeance 2.jpgL'auteur : Jim FERGUS

Biographie, voir :http://mesamisleslivres.skynetblogs.be/archive/2017/11/28...

"Je suis un écrivain complètement inconnu aux Etats-Unis", reconnait le romancier américain Jim Fergus qui publie, après 16 ans d'attente, la suite de "Mille femmes blanches", phénomène d'édition en France.

 

 

Mon avis : Le deuxième opus de ce qui devrait devenir une trilogie est la suite de "1000 femmes blanches", ce roman que j'avais beaucoup apprécié et qui m'avait fait découvrir la culture Cheyenne.

L'auteur reprend a peu près le même principe de narration, c'est à dire sous forme de journal d'une des héroïnes. Différence essentielle, il y a ici 2 journaux, celui des jumelles Kelly qui ont échappé au massacre relaté dans le premier livre et celui de Molly, une des nouvelles arrivantes toujours dans le programme "FBI" (1000 femmes blanches contre 1000 chevaux).

De cette façon, l'auteur nous présente les évènements suivant deux points de vue.

La lecture est tout aussi passionnante que le premier roman, on y retrouve les mêmes ingrédients : bravoure, amour, amitié et bien sûr les grands espaces, un hymne à la nature et aux femmes.

Jim Fergus insére dans son roman des faits réels, la bataille de Rosebud Creek, le sauvetage d'un indien par sa soeur, l'indienne "Pretty Nose" et comme dans le premier récit on ne sait où est la fiction et la réalité.

Le troisième tome est attendu avec impatience.

 

 

En marge du roman : La bataille de Rosebud Creek

vengeance 5.jpgLa bataille de Rosebud Creek se déroule le 17 juin 1876 dans le comté de Big Horn (territoire du Montana) aux États-Unis et oppose 1 300 soldats de l'armée américaine, dirigés par le général George Crook, à 750 guerriers Indiens Lakotas et Cheyennes, commandés par Crazy Horse, dans le cadre de la guerre des Black Hills. Le combat est indécis mais empêche Crook, qui regagne son camp, de faire sa jonction avec les troupes du général George Armstrong Custer avant la bataille de Little Big Horn.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Rosebud_Creek

 

28/11/2017

MILLE FEMMES BLANCHES

cheyennes 01.jpgQuatrième de couverture : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles... L'une d'elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l'agonie de son peuple d'adoption...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'auteur : Jim FERGUS

Cheyennes 02.jpgNationalité : États-Unis, né à : Chicago, Illinois , le 23/03/1950

Né d'une mère française et d'un père américain, Jim Fergus, chasseur, pêcheur, et cuisinier hors pair, est chroniqueur dans de nombreux journaux américains.

Ses parents décèdent alors qu'il a 16 ans et il part vivre dans le Colorado ou il poursuit ses études. Il vivra ensuite en Floride où il est professeur de tennis avant de revenir dans le Colorado en 1980.

Il s'installe dans la petite ville de Rand, qui compte treize habitants, pour se consacrer exclusivement à l'écriture.

Il publie en tant que journaliste de nombreux articles, essais ou interviews dans la presse magazine et collabore à des journaux. Son premier livre, A Hunter's Road (Espaces sauvages), mémoire de voyage et de sport, paraît en 1992.

Son premier roman, One Thousand White Women (Mille femmes blanches), l'histoire de femmes blanches livrées aux indiens par le gouvernement américain pour partager leur vie, est publié aux États-Unis en 1998 et rencontre le succès.

Il a sillonné seul avec ses chiens le Middle West, pendant plusieurs mois, sur les pistes des Cheyennes, afin d'écrire ce livre.

Son second roman The Wild Girl (La Fille sauvage), paraît en 2005, celui-ci raconte cette fois l'histoire d'une Apache enlevée à sa tribu en 1932.

Il a ensuite publié Marie Blanche en 2011, l'histoire de sa propre famille à travers celles de sa mère et de sa grand-mère et en 2013 "Chrysis", l'histoire (authentique) d'une jeune peintre Gabrielle Jungbluth dans le Montparnasse des années vingt.

En 2016, il publie "La vengeance des mères".

site officiel: http://www.jimfergus.com/

 

 

Mon avis : A partir d'un fait réel, et c'est le seul fait historique de ce roman, la rencontre entre le chef cheyenne Little Wolf et le président Grant, Jim Fergus imagine une histoire assez rocambolesque et originale, le troc de mille femmes blanches contre mille chevaux.

Un roman de fiction tout à fait savoureux, à la fois drôle, émouvant et dramatique. A travers ce récit, l'auteur nous fait découvrir, les us et coutumes des indiens cheyennes, leurs croyances, l'organisation de leur société, la place des femmes dans celle-ci, leur culture, leur vie en symbiose avec une nature généreuse, leur cruauté ou leur extrême respect du prochain. Toute une galerie de portraits de femmes, plus attachantes les unes que les autres, qui ont quitté de leur plein gré la civilisation et qui découvrent la vie des "sauvages".

Jim fergus se place du côté des indiens, défend leur cause, ce peuple épris de liberté qui vit dans une nature d'une grande beauté, ce peuple de chasseurs qui vit dans des terres qui regorgent de gibier, pourquoi accepterait-il d'aller vivre dans une réserve et devenir des agriculteurs ?

Un très bon moment de lecture, présenté sous la forme d'un journal écrit par une de ces femmes, tellement réaliste qu'on doute si c'est la réalité ou la fiction.

 

 

En marge du livre : Les Cheyennes

cheyennes 06.jpgLe nom "Cheyenne" vient du sioux "Sha-iye-na" qui veut dire "parle rouge", un nom par lequel les Sioux désignaient un peuple de langue étrangère. Les Cheyennes s'appelaient eux-mêmes "Tsistsistas" qui signifie "Notre Peuple". Le dialecte cheyenne, dont ils sont très protecteur, appartient à la famille des Algonquins. Leur alphabet contient 14 lettres.

Les Cheyennes ont souvent été considérés comme les plus fiers et les plus braves parmi les Indiens des Plaines, peut-être seulement égalé au Crows. Les Cheyennes étaient connu pour la vertu et la beauté de leurs femmes.

La nation cheyenne a été l'une des tribus indiennes qui s'est battue avec le plus de courage et d'opiniâtreté pour protéger ses terres contre l'invasion blanche et sauvegarder son mode de vie.

Les Cheyennes sont des Algonquins originaires du sud des Grands Lacs. A la fin du XVIIè siècle, ils se déplacèrent vers l'Ouest, atteignant le Missouri. Les Arapahos, leurs alliés, suivirent la même route. Installés le long du Haut Missouri et de ses affluents, ils pratiquèrent l'agriculture autour de leurs villages.

http://www.les-cheyennes.ch/F_tribu.html

06/08/2017

DALVA

Dalva 1.jpgQuatrième de couverture : Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s'installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l'amour de Duane, les deuils, l'arrachement à ce fils nouveau-né qu'elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l'histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d'une Amérique violente. Chef-d'œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

"Le roman des grands espaces : la preuve, par la littérature, que l'on est ce que l'on fait. Une invitation à la sculpture de soi."

François Busnel, L'Express

 

 

 

 

 

 

 

 

Dalva 2.jpgL'auteur : Jim HARRISSON

Nationalité : États-Unis, né à : Grayling , Michigan , le 11/12/1937

Mort à : Patagonia, Arizona , le 26/03/2016

Jim Harrison, nom de plume de James Harrison, est un poète, romancier et nouvelliste.

À l'âge de huit ans, une gamine lui crève accidentellement l'œil gauche avec un tesson de bouteille au cours d'un jeu. Il mettra longtemps avant de dire la vérité sur cette histoire. A l'âge de 16 ans, il décide de devenir écrivain et quitte le Michigan pour vivre la grande aventure à Boston et à New York.

C'est aussi à 16 ans qu'il rencontre Linda, de deux ans sa cadette, qui deviendra plus tard (1960) la femme de sa vie. Ils ont eu deux filles, Jamie (1960), auteur de roman policier, et Anna.

Il rencontre Tomas McGuane (1939) à la Michigan State University, en 1960, qui va devenir l'un de ses meilleurs amis. Sa vie de poète errant vole en éclats le jour où son père et sa sœur trouvent la mort dans un accident de la route causé par un ivrogne, en 1962.

Titulaire d'une licence de lettres, il est engagé, en 1965, comme assistant en littérature à l'Université d'État de New York à Stony Brook mais renonce rapidement à une carrière universitaire. Pour élever ses filles, il enchaîne les petits boulots dans le bâtiment, tout en collaborant à plusieurs journaux, dont Sports Illustrated. Son premier livre, "Plain Song", un recueil de poèmes, est publié en 1965.

En 1967, la famille retourne dans le Michigan pour s'installer dans une ferme sur le rives du Lake Leelanau. Immobilisé pendant un mois, à la suite d’une chute en montagne, il se lance dans le roman "Wolf" (1971).

McGuane lui présente Jack Nicholson sur le tournage de "Missouri Breaks". Harrison, qui n'a pas payé d'impôts depuis des années, est au bord du gouffre. Nicholson lui donne de quoi rembourser ses dettes et travailler un an. Il écrit alors "Légendes d'automne" (Legends of the Fall, 1979), une novella publiée dans Esquire et remarquée par le boss de la Warner Bros qui lui propose une grosse somme pour tout écrit qu'il voudra bien lui donner. Le succès n'étant pas une habitude chez les Harrison, Jim se noie dans l'alcool, la cocaïne. Après une décennie infernale (1987-1997) durant laquelle il a écrit un grand roman, "Dalva" (1988), il choisit de s'isoler et de se consacrer pleinement à l'écriture et aux balades dans la nature.

 

Mon avis : Voilà un roman que certains qualifient de chef d'œuvre et que pour ma part je vais ranger dans la catégorie des grandes déceptions.

Les états d'âmes de Dalva, quadragénaire, sexuellement libérée,  en quête d'un fils abandonné à la naissance, en quête d'une nouvelle vie, d'un nouveau départ, ne m'ont vraiment pas interpellés. Il en va de même pour Michaël un de ses amants, ivrogne et obsédé sexuel, historien qui a accès aux archives de la famille de Dalva pour un travail de recherches sur les indiens Sioux, l'a non plus je n'ai pas accroché.

Quant au destin des Sioux, je n'y ai pas appris grand chose, j'essaierai de trouver un livre pour découvrir la vie de Crazy Horse et de sa tribu.

J'ai donc traîné mon ennui dans cette lecture et j'ai dû me forcer pour  arriver au bout de cette brique de 500 pages. Jim Harrison sait écrire des histoires, mais il sait faire beaucoup de blabla sur des petits faits pas très importants.

Sans doute suis-je passé à côté de cette histoire, il y a de ces lectures dans lesquelles on entre jamais. Dommage.

 

En marge du livre : Les indiens Sioux       

 

Dalva 4.jpg"L'homme blanc prétend que nous sommes belliqueux, alors que nous sommes pacifiques. Il nous traite de sauvages, mais c'est lui qui est sauvage. Regardez cette coiffure de plumes d'aigle, il appelle cela un bonnet de guerre. Bien sûr, nous l'utilisions autrefois pour la guerre, mais la plupart du temps, nous l'arborions pendant les cérémonies rituelles, et pas pour aller au combat. Chaque plume représente une bonne action, et ma coiffure en compte trente six. Elles n'appellent pas à la guerre, elles montrent seulement qui nous sommes. De même, l'Homme Blanc appelle nos chants des chants de guerre, mais il s'agit en fait de prières que nous adressons à Dieu. Il dit aussi à tort que nos tambours sont des tambours de guerre, alors qu'ils nous servent uniquement à communiquer avec Dieu. Parler de "tambours de guerre" n'a aucun sens pour nous. Quand il observe comment nos guerriers se peignent le visage, il y voit encore des peintures de guerre. En réalité, ils ne se peignent pas pour se battre, mais pour permettre a Dieu de distinguer clairement leurs visages s'ils sont appelés à mourir. Comment, dans ces conditions, pouvons nous parler de paix à l'Homme Blanc, quand il ne voit partout que la guerre ?".

http://planetedino.kazeo.com/l-histoire-sioux-a120499092