03/09/2017

AU NOM DE TOUS LES MIENS

Martin 1.jpgQuatrième de couverture : De la guerre, le petit Martin connaîtra tout : les privations, les humiliations, la peur durant le temps passé au ghetto de Varsovie, l'horreur absolue des camps nazis à Treblinka, la fureur de vivre quand il s'en échappera caché sous un camion, l'abattement et aussi le suprême courage quand il apprendra qu'il a perdu tous les siens...

Et puisqu'il faut bien vivre, il s'engagera ensuite dans l'Armée rouge, puis partira aux Etats-Unis... Enfin la paix reviendra. Martin reconstruit alors sa vie et rencontre le grand amour en la personne de Dina. C'est dans le sud de la France, par une journée d'été éclatante, que le destin le blessera à nouveau - à mort - en décimant ceux qui lui sont le plus chers. Ce récit de vie, extraordinairement dramatique, a fait le tour du monde.

Traduit dans plus de vingt langues, adapté au cinéma par Robert Enrico (avec dans les rôles principaux Michael York et Brigitte Fossey), devenu ensuite un feuilleton, il continue à toucher des millions de lecteurs car son message de courage, mais aussi d'espérance, est universel.

 

 

 

Martin 2.jpgLes auteurs : Martin GRAY

Nationalité : États-Unis, né à  Varsovie , le 27/04/1922, mort à : Ciney , le 25/04/2016

Biographie :

Martin Gray, né Mietek Grayewski, est un écrivain franco-américain, d'origine polonaise, Juif, né à Varsovie le 27 avril 1922. Il est connu pour son livre Au nom de tous les miens, dans lequel il décrit une partie de sa vie et notamment le drame d'avoir perdu à deux reprises toute sa famille, d'abord dans les camps d'extermination nazis, puis dans l'incendie de sa maison dans le Sud de la France.

Le 1er septembre 1939, les nazis envahissent la Pologne. Martin Gray a alors dix-sept ans. Transféré dans le ghetto de Varsovie où son père travaille au Judenrat, il trouve le moyen d'en sortir en soudoyant des soldats nazis et devient ainsi un contrebandier. Plusieurs fois par jour, il fait des allers-retours pour ramener de la nourriture dans le ghetto grâce aux tramways. Lors d'une rafle, son père est attrapé pour être déporté. Grâce à ses connaissances, Martin lui sauve la vie en l'aidant à s'échapper.

Plus tard, sa mère, ses deux frères et lui-même sont déportés à Treblinka, où sa mère et ses frères sont exterminés immédiatement. Compte tenu de sa santé physique il n'est pas tué, et travaille dans divers kommandos, dont les sonderkommandos, qui sont chargés d'extraire les corps des chambres à gaz. Il réussit à s'échapper de ce secteur et à retravailler dans les secteurs de réception des déportés.

Il travaille alors dans un kommando chargé de trier le linge et de le charger dans les wagons. Il peut ainsi s'enfuir de Treblinka en se camouflant dans un wagon. De nuit, il se jette hors du train et traverse divers villages où il informe la population de ce qui se passe à Treblinka, mais personne ne le croit.

À son retour à Varsovie, il retrouve son père, qu'il croyait mort, mais qui sera abattu devant ses yeux, quelques jours après lors de l'insurrection du ghetto.

Il rejoint ensuite l'Armée rouge où il finit la guerre, et marche sur Berlin le 30 avril 1945.

Après la guerre, il décide d'aller rejoindre sa grand-mère maternelle à New York en 1947. Il s'y enrichit en vendant à des antiquaires américains des porcelaines et des lustres non antiques, qu'il fait fabriquer en Europe. Citoyen américain en 1952, il rencontre Dina en 1959 qui devient sa femme. Ils s'installent dans le Sud-Est de la France, à Tanneron, non loin de Mandelieu, où il devient exploitant agricole. Le 3 octobre 1970, lors de l'incendie du Tanneron, il perd sa femme et ses quatre enfants.

 

Martin5.jpgMax GALLO :

Nationalité : France

Né  Nice , le 07/01/1932, mort le : 19/07/2017

Biographie :

Max Gallo est un écrivain, historien et homme politique français, membre de l'Académie française depuis le 31 mai 2007.

Fils d'immigrés italiens, son père, originaire du Piémont, a quitté l'école après son certificat d'études, sa mère est originaire de la région de Parme, il vit en famille à Nice. Pendant la seconde guerre mondiale, son père rejoint la résistance. L'occupation et la libération vont marquer Max Gallo et lui donner le goût pour l'Histoire ; cependant que son père l'oriente vers des études techniques afin qu'il devienne fonctionnaire.

Il obtient d'abord un CAP de mécanicien-ajusteur, puis un baccalauréat mathématiques et technique au lycée du Parc-Impérial. À 20 ans, il entre dans la fonction publique comme technicien à la RTF, puis il part à Paris pour suivre des cours afin de devenir contrôleur technique. En parallèle, il suit des études d'histoire. En 1957, en pleine guerre d'Algérie, il fait son service militaire comme météorologiste au Bourget où, avec Jean-Pierre Coffe, il fonde un journal antimilitariste.

Reçu à Propédeutique lettres, il est maître auxiliaire à Chambéry et après l'agrégation d'histoire, en 1960, professeur au lycée Masséna. Docteur en histoire, il devient maître-assistant à l'université de Nice et en 1968, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris.

Écrivain à succès fécond, il a publié un grand nombre d'ouvrages, souvent à fort tirage. Ses premiers romans, qu'il qualifie de « politique-fiction », seront publiés sous pseudonyme : Max Laugham.

Dans un style littéraire qu'il appelle lui même « romans-Histoire », qui consiste à s'appuyer sur les ressources historiques en y ajoutant son expérience personnelle et son ressenti par rapport aux événements, il fait de l'histoire un roman.

 

 

Mon avis : "Martin Gray a voulu qu'un livre rende hommage à la mémoire de ceux qu'il a perdus, à la mémoire aussi de tous ceux qui ont disparu comme les siens. Son récit, recueilli par Max Gallo, est l'un des plus bouleversants qui se puissent Lire."

Si c'était un roman de fiction, j'aurais sans doute estimé que tout est un peu exagéré, ce jeune héros qui se sort de toutes les situations et qui échappe à la mort tant de fois et de quelle façon.

Pourtant c'est un récit autobiographique, un récit bouleversant, émotionnant qui ne cache rien de la barbarie de cette époque. Une barbarie décrite dans ses moindres détails, une barbarie inimaginable.

Un récit qui ne se critique pas.

Ce livre vient s'ajouter à beaucoup d'autres témoignages de la Shoah, ce n'est pas le premier que je lis, mais c'est sans doute celui qui m'a le plus bouleversé. on ne saurait trop le conseiller aux futures générations pour que toute cette horreur ne soit jamais oubliée.

C'est aussi un livre sur la volonté, l'audace et le courage, sur la fureur de vivre sans laquelle Martin Gray ne s'en serait jamais sorti.

Un récit que je ne suis pas prêt d'oublier.

Certains affirment que Martin Gray n'est jamais allé à Treblinka, certains se sont rétractés, qu'importe s'il a vécu ou non tout cela, qu'importe si Max Gallo a peut être ajouté à l'histoire, il faut retenir que tout a malheureusement existé.

 

En marge du livre : Le Ghetto de Varsovie .

http://www.vanupied.com/varsovie/varsovie-atmosphere/ghetto-de-varsovie-de-sa-creation-a-l-insurrection.html

Martin 3.gifLe ghetto se situe au centre de la ville de Varsovie. Il est initialement composé de deux parties, le grand ghetto et le petit ghetto, reliées par un pont en bois. Le tout est entouré de 18 kilomètres de murs hauts de plusieurs mètres et de fil de fer barbelé. Dans cette enceinte d’une superficie d’environ 300 hectares, on compte 128 000 habitants au km² contre 14 000 environ dans la Varsovie non juive. La population du ghetto, 381 000 personnes enregistrées en janvier 1941, atteint 439 000 en juin 1941 pour retomber à 400 000 en mai 1942. Ces différences peuvent s'expliquer par l'arrivée de nombreux réfugiés et la surmortalité qui prévaut dans le ghetto. Seul lien avec l’extérieur, un tramway réservé aux Polonais non-juifs traverse le lieu. À peu près 80 000 personnes meurent entre novembre 1940 et juillet 1942 sans déportation ni fusillade.

En été 1942 commence le « repeuplement vers l'est », qui est en fait la déportation vers le camp de TREBLINKA, situé à 80 kilomètres au nord-est de Varsovie. Lancée dans le cadre de l'Aktion Reinhard, elle débute le 22 juillet. Pendant huit semaines, entre 6 000 et 8 000 personnes sont déportées tous les jours. Les rafles se font de jour comme de nuit, aussi bien dans les habitations que dans les usines, où il est plus facile d'arrêter les Juifs. Ceux-ci sont ensuite conduits vers la Umschlagplatz, la gare de triage de Varsovie. Cette première vague de déportations vers les camps de la mort ramène la population du ghetto à 70 000 habitants.

 

15:49 Publié dans Livre | Tags : martin gray, guerre, shoah, juif | Lien permanent | Commentaires (2)

31/10/2016

UN FOND DE VERITE

vérité 1.jpgQuatrième de couverture : Fraîchement divorcé, Teodore Szacki a quitté son travail de procureur à Varsovie et débarque dans la paisible bourgade de Sandomierz, où il compte bien refaire sa vie. Mais six mois à peine après avoir abandonné l’agitation de la capitale et l’asphyxie de son mariage, il s’ennuie déjà.

Heureusement, devant l’ancienne synagogue de la vieille ville, du travail l’attend : un corps de femme drainé de son sang, tout comme dans un rite sacrificiel juif… Lorsque le mari de la victime subit le même sort, la population de la ville renoue avec des peurs vieilles de plusieurs décennies. Aux prises avec une flambée d’antisémitisme sans précédent, Szacki va devoir plonger dans un passé aux échos douloureux, et tenter de trouver la vérité dans une histoire qui déchaîne toutes les passions.

 

 

 

 

 

 

L'auteur : ZYGMUNT MILOSZEWSKI

 

vérité 2.jpegNé à Varsovie en 1976. Écrivain, journaliste et scénariste, il publie en 2005 son premier roman d’horreur, Interphone, très remarqué par la critique, puis il enchaîne les succès, notamment avec la trilogie mettant en scène le procureur Szacki.

Récompensé par plusieurs prix dans son pays, il a été finaliste en France du Grand Prix des lectrices de ELLE, du prix du Polar à Cognac, et du prix du Polar européen du Point. Après Les Impliqués (Mirobole) et Un fond de vérité (Mirobole), La Rage est son premier roman à paraître chez Fleuve Éditions.

 

Mon avis : Avant la lecture de ce roman, si j'avais dû citer un écrivain polonais, j'aurais eu bien du mal, Gombrowicz peut être mais je ne suis pas sûr que le nom me serait revenu. Zygmunt Miloszewski, je ne suis pas prêt de l'oublier tant ce "fond de vérité" m'a séduit.

Voilà un thriller très bien construit, un polar qui tient la route, palpitant jusqu'à la dernière page.

L'auteur plante le décor à Sandomierz, une petite ville de Pologne à 200 km au sud de Varsovie. Il nous fait véritablement découvrir la ville, les noms des rues, les bâtiments historiques, les restaurants, tout est parfaitement exact, un vrai parcours touristique qui donne  envie de visiter la ville. Personnellement, j'ai suivi le récit en parallèle sur "Google Earth" et la fonction "Street view", de quoi me plonger littéralement dans l'action et suivre pas à pas le procureur Szacki.

Ensuite il se sert d'un tableau peint par Charles de Prévost, exposé à la cathédrale de Sandomierz (pas sûr qu'il y soit encore !), tableau qui a comme thème "le rituel du sang", une allégation anti-juive ou antisémite selon laquelle les Juifs assassineraient des enfants non juifs à des fins rituelles, la confection de pains azymes. Dans toute légende, il y a un "fond de vérité".

Une façon d'aborder la Pologne des années 2000 et ses fantômes du passé, notamment l'antisémitisme de la société catholique polonaise.

L'auteur se sert à merveille de ce contexte pour construire un récit brillant, passionnant, une enquête captivante jusqu'au bout avec tous les ingrédients nécessaires (humour, sexe, mystères, ... ) pour nous offrir un excellent polar.

 

En marge du livre : Le meurtre rituel juif

vérité 4.jpgEn 1945, une vague de pogroms, déclenchée par des rumeurs de meurtres rituels qui auraient été perpétrés par les juifs , déferle sur la Pologne. Tout commence à Chelm fin mars début avril : la milice accuse plusieurs juifs, torturant même l’un d’eux, d’avoir saigné « un petit garçon chrétien ». La rumeur se propage ensuite à Rzeszów où le meurtre inexpliqué d’une jeune fille, attribué à un rabbin local, suscite les débordements des 14 et 15 juin 1945. Deux mois plus tard, le 11 août, c’est à Cracovie que la foule se jette sur des juifs, quand un jeune garçon surgit d’une synagogue de la rue Miodowa en criant qu’elle contient des cadavres d’« enfants chrétiens ». En juin 1945, ces accusations gagnent Przemysl ; puis, en août, Kielce, Radomsko, Lódz, Zwolen, Bydgoszcz, et de nouveau Chelm.

Les troubles les plus violents, fondés sur des allégations de meurtres, éclatent à Kielce où 42 juifs sont tués l’année suivante, les 4 et 5 juin 1946. Au lieu de retomber, la vague de persécutions submerge ensuite d’autres villes et d’autres régions de Pologne, atteignant Tarnów, Cracovie, Czestochowa, Radom, Ostrowiec, etc.

https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2010-2-...

 

13/07/2016

PASTORALE AMERICAINE

Pastorale 1.jpgQuatrième de couverture : Après trente-six ans, Zuckerman l'écrivain retrouve Seymour Levov dit «le Suédois», l'athlète fétiche de son lycée de Newark. Toujours aussi splendide, Levov l'invincible, le généreux, l'idole des années de guerre, le petit-fils d'immigrés juifs devenu un Américain plus vrai que nature.

Le Suédois a réussi sa vie, faisant prospérer la ganterie paternelle, épousant la très irlandaise Miss New Jersey 1949, régnant loin de la ville sur une vieille demeure de pierre encadrée d'érables centenaires : la pastorale américaine.

Mais la photo est incomplète, car, hors champ, il y a Merry, la fille rebelle. Et avec elle surgit dans cet enclos idyllique le spectre d'une autre Amérique, en pleine convulsion, celle des années soixante, de sainte Angela Davis, des rues de Newark à feu et à sang...

Passant de l'imprécation au lyrisme, du détail au panorama sans jamais se départir d'un fond de dérision, ce roman de Philip Roth est une somme qui, dans son ambiguïté vertigineuse, restitue l'épaisseur de la vie et les cicatrices intimes de l'Histoire.

 

 

L'auteur :  Philip ROTH

Pastorale 2.jpeg Nationalité : États-Unis

Né(e) à : Newark, New Jersey , le 19/03/1933

Biographie :

Philip Roth est un écrivain américain.

Petit-fils d’immigrés juifs, originaires de Galicie arrivés aux États-Unis au tournant du XXe siècle, fils d'un modeste agent d'assurances chez Metropolitan Life, Philip Roth grandit dans la banlieue de New York, avant d'obtenir le succès dès son premier ouvrage, "Goodbye, Columbus" (National book Award 1960).

 

Il crée le scandale avec "Portnoy et son complexe", longue confession de son héros, aux prises avec sa judéité et ses pulsions sexuelles. Le personnage réapparaît dans nombre de ses œuvres, "L’Écrivain des ombres" (1979), "La Leçon d'anatomie" (1983) et "La Contrevie" (1989), romans sur l'impuissance et la frustration.

Sarcastique et lucide, Philip Roth ressasse les mêmes thèmes, le sexe, les juifs, l'autofiction, et sa psychanalyse. Dans sa trilogie américaine ("Pastorale américaine" en 1997, "J'ai épousé un communiste" en 1998 et "La Tache" en 2000), il opère une démythification de l'American dream, et fustige le politiquement correct ambiant. Il aborde la révolution sexuelle des années 1960 dans "La bête qui meurt" (2001).

En 2006, il publie "Un homme", qui est suivi d'"Indignation" (2008). Ce dernier sera adapté au cinéma en 2014 par Barry Levinson, avec Al Pacino.

Il vit aujourd’hui dans le Connecticut. En octobre 2012, il annonce, lors d'un entretien qu'il arrête l'écriture et que "Némésis" restera son dernier roman.

Philip Roth a reçu de nombreux prix prestigieux dont le prix Pulitzer (1998, pour "Pastorale américaine"), le prix du Meilleur livre étranger (2000), le prix Médicis étranger (2002, pour "La Tache"), le prix international Man Booker (2011) ou encore le prix Prince des Asturies de littérature (2012).

En 2013, il a été fait commandeur de la Légion d'honneur par la France.

 

Mon avis : Un très bon livre, un récit minutieux mais jamais ennuyeux, un roman psychologique qui mérite assurément les prix qu'il a reçu.

Philip Roth détaille avec minutie ce drame de l'existence : Pourquoi une jeune fille de bonne famille qui a tout pour réussir tombe t'elle dans la délinquance, devient une terroriste, une rebelle.

L'histoire se déroule à Newark, dans la communauté juive de la ville , une communauté qui a à coeur de s'intégrer dans la vie américaine. Seymour Levov qui était l'idole de son lycée, réussit parfaitement sa vie, il reprend avec succès la ganterie de son père et l'a fait prospérer, il épouse miss New Jersey qui lui donne une fille, tout est bien dans le meilleur des mondes. Le rêve américain est une réalité  dont il jouit avec bonheur.

Et tout à coup, tout se brise, sa fille intelligente, promise à un bel avenir milite contre la guerre du Vietnam et en arrive à poser une bombe qui va tuer le bon médecin de la ville.

Pour Seymour Levov, c'est l'incompréhension totale.

L'auteur envisage toutes les questions qu'un père peut se poser dans cette situation, pourquoi, comment, quelle faute a t-il commise dans son éducation. Les évènements sont repris à maintes reprises avec d'autres questions, d'autres retours sur le passé, tout est analysé avec minutie.

Un très bon roman, sérieux et efficace.

 

En marge du livre : Le Rêve Américain

 Pastorale 3.jpg

Le rêve américain par définition, part de l'idée selon laquelle n'importe qui, par son travail, son courage et sa détermination, peut devenir prospère. Le rêve américain est de nature éthique. Il incarne à la fois la liberté (de croire, de penser et de pratiquer) et l’égalité : Cela signifie que chacun d'entre nous possède le même potentiel face au travail. Il est pour la plus part du temps lié à la propriété du bien immobilier essentiel, la résidence principale.

 

 

http://club.quomodo.com/obert-simao-herouat-tpe/i-_qu_est...

13:33 Publié dans Livre | Tags : roman, juif, amérique | Lien permanent | Commentaires (0)