26/01/2016

LE DIABLE, TOUT LE TEMPS

Diable 1.jpgQuatrième de couverture : Dans la lignée des oeuvres de Truman Capote, Flannery O'Connor ou Jim Thompson, un roman sombre, violent et inoubliable sur la condition humaine.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Willard Russell, qui a combattu dans le Pacifique, est toujours tourmenté par ce qu'il a vécu là-bas. Il est prêt à tout pour sauver sa femme Charlotte, gravement malade, même s'il doit pour cela ne rien épargner à son fils Arvin...
Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et prend de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste
Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Theodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Donald Ray Pollock s'interroge sur la part d'ombre qui est en chaque individu, sur la nature du Mal. Son écriture est d'une beauté inouïe mais sans concessions. Avec maestria, il entraîne le lecteur dans une odyssée sauvage qui marque durablement les esprits.

 

 


L'auteur : DONALD RAY POLLOCK

Diable 2.jpegNationalité : États-Unis
Né(e) à : Knockemstiff, Ohio , 1954
Biographie :

Depuis qu'il est adulte, il vit à Chillicothe (Ohio) où il a travaillé dans une usine de pâte à papier pendant trente deux ans en tant qu'ouvrier et conducteur de camions.

À 50 ans, il s'inscrit à des cours d'écriture créative à l'Université d'État de l'Ohio.

En 2008 est publié son premier ouvrage, un recueil de nouvelles intitulé "Knockemstiff". Durant la campagne présidentielle de 2008, le New York Times publie régulièrement ses dépêches sur les élections vues depuis le sud de l'Ohio.
En 2009, il remporte le PEN/Robert W. Bingham Prize et le Devil's Kitchen Award in Prose du Département d'Anglais de la Southern Illinois University Carbondale.

Son deuxième ouvrage, "The Devil All The Time" ("Le diable, tout le temps"), paraît en 2011. Publishers Weekly le considère comme l'un des dix meilleurs livres de l'année.
En France, il remporte notamment le Grand prix de littérature policière et le prix du Meilleur livre de l'année du magazine Lire en 2012, puis le Prix Mystère de la Critique en 2013 avec ce second roman.


Mon avis : accrochez-vous, un roman noir, très très noir. L'auteur nous emmène dans l'Amérique profonde, dans ces villes et villages reculés du monde, où tout le monde se connaît et où la religion a une place très importante.
Pollock nous présente une galerie de personnages plus tordus les uns que les autres, difficile d'avoir quelque empathie pour l'un ou pour l'autre. Des personnages sans scrupules, des salopards inimaginables, des pervers, des assassins sadiques, des prédicateurs lubriques, des pasteurs pédophiles, etc...
Ce récit est dérangeant tant les personnages sont abjects, un récit sordide, glauque et oppressant, pourtant quand on en commence la lecture on a du mal à s'en défaire. Le style est direct, clair et précis, il fait mouche à chaque coup, on l'avale un peu comme un alcool trop fort qui brûle l'estomac mais on en redemande.
L'âme humaine est bien mise à mal dans ce roman, le décor est fait de détritus, d'épaves rouillées, un véritable tableau de la misère humaine.
Ce roman a obtenu plusieurs prix dont celui du meilleur roman policier, personnellement j'ai du mal à le placer dans une catégorie tant il est atypique.
Un roman inoubliable.

"C'est un roman monstrueux qui se subit comme un fléau biblique dans une langue d'un autre temps. On n'a rien lu d'aussi dévastateur depuis des années" Le Figaro magazine.

"L'Amérique de Pollock ressemble à la fin du monde. Le romancier n'excuse ni rejette ses personnages, il les regarde simplement s'empêtrer dans une existence qui commence mal et finit dans la sauvagerie" Télérama


En marge du livre : KNOCKEMSTIFF

Diable 3.jpgI wish I had more to show you of Knockemstiff, which is possibly Ohio's weirdest-named town. It's located just west of Chillicothe and was reported on in Randy McNutt's book Ghosts, as well as more than one essay I've read in local interest travel guides and history books. The name is just too weird to be believed.

I visited Knockemstiff with my girlfriend and my friend Jesus in early March of 2001. We weren't expecting much, and we didn't find it. Knockemstiff is a true ghost town; there's no main street, no side streets--nothing. It's located roughly near a rural intersection. There's no post office, no store, not even the bar McNutt describes in his book. The people who live there didn't move to Knockemstiff, Ohio; they moved to the country.

http://www.forgottenoh.com/GhostTowns/knockemstiff.html

 

 

14/11/2015

UN AVION SANS ELLE

avion.jpgQuatrième de couverture : Lyse-Rose ou Emilie? Quelle est l'identité de l'unique rescapé
d'un crash d'avion, un bébé de trois mois?

Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix- huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que
les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame?

 

 

 

 

avion 2.jpg
L'auteur : Michel BUSSI

Nationalité : France
Né(e) à : Louviers , le 29/04/1965
Biographie :

Michel Bussi est professeur de géographie et directeur du laboratoire de modélisation et traitements graphiques en géographie de l'Université de Rouen.

Comme chercheur universitaire, il publie depuis une vingtaine d’années des articles et ouvrages scientifiques.

Son premier roman, "Code Lupin", s'est vendu à plus de 7 000 exemplaires et a ensuite été publié en feuilleton, pendant 30 jours lors de l'été 2010 par le quotidien "Paris Normandie".

Son deuxième roman, "Omaha crimes", a obtenu le prix Sang d'encre de la ville de Vienne en 2007, le prix littéraire du premier roman policier de la ville de Lens 2008, le prix littéraire lycéen de la ville de Caen 2008, le prix Octave-Mirbeau de la ville de Trévières 2008 et le prix des lecteurs Ancres noires 2008 de la ville du Havre, devant les meilleurs auteurs de polar de l'année.

Il publie en 2008 son troisième roman, "Mourir sur Seine", qui s'est vendu en quelques semaines à plusieurs milliers d'exemplaires et a obtenu en 2008 le prix du Comité régional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde).

Il a publié en 2009 un nouveau roman, "Sang famille", destiné à la fois aux adultes et aux adolescents.

En 2010, il participe au recueil de nouvelles "Les Couleurs de l'instant" publié dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, avec une longue nouvelle, "T'en souviens-tu mon Anaïs?", qui se déroule à Veules-les-Roses et traite de la "légende" d'Anaïs Aubert.

Son roman "Nymphéas noirs" remporte notamment le prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, le prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve-lez-Avignon), le prix Michel Lebrun de la 25e heure du Mans, le prix des lecteurs du festival Sang d'Encre de la ville de Vienne ("gouttes de Sang d'encre"), le Grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands, devenant ainsi le roman policier français le plus primé en 2011.

Salué par Gérald Collard comme le polar de l'année, "Un avion sans elle" est récompensé par le prix Maison de la presse 2012, le prix du roman populaire 2012 et le prix du meilleur polar francophone 2012 (Montigny-les-Cormeilles).

En mars 2013, sort "Ne lâche pas ma main". Ce roman est finaliste 2012 du prix Relay des voyageurs (roman du mois de Mai), finaliste du grand prix de littérature policière, a reçu le prix du roman insulaire 2013.


Mon avis : Un super polar, bien ficelé, qui tient bien la route, un suspens haletant et une finale tout à fait imprévisible. Un très bon moment de lecture, le genre de livre qu'on à difficile à lâcher. Un thriller grand public, un scénario qui tient en haleine, que demander de plus.
Pas étonnant que ce polar ait reçu le prix Maison de la presse 2012, le prix du roman populaire 2012 et le prix du meilleur polar francophone 2012. Des prix amplement mérités

30/09/2015

LA PROMESSE DES TENEBRES

Ténèbres 1.jpgQuatrième de couverture : New York Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF.

Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l'industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse.

Où l'on vend la mort filmée en direct. Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O'Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l'enfer. Celui de la Promesse des Ténèbres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ténèbres 2.jpgL'auteur : Maxime CHATTAM

 

Nationalité : France

Né(e) à : Herblay, Val-d'Oise , le 19/02/1976

Biographie :

Maxime Chattam, nom d'auteur de Maxime Drouot, est un romancier français, spécialisé dans le roman policier.

Au cours de son enfance, le jeune Maxime fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l'Oregon, ville qui lui inspirera son premier thriller ("Le 5ème règne", 1999). Rêvant d'abord d'être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots et reprend ses études de Lettres modernes. Pour se faire connaître du milieu du livre, il devient vendeur de romans policiers à la FNAC.

Il suit une formation de criminologie pendant un an où il étudie la psychiatrie criminelle, la police technique et scientifique et la médecine légale. Il assiste même à des autopsies et rencontre des spécialistes pour préparer son roman.

Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige "L'âme du mal" en 2001, qui est publié l'année suivante chez Michel Lafon. Ce roman devient le premier volet de la "Trilogie du mal," suivi de "In Tenebris" et "Maléfices."

Maxime Chattam est membre du collectif d'artistes La Ligue de l'Imaginaire. Il est marié à l'animatrice Faustine Bollaert depuis le 31 août 2012 et papa d'une petite fille. Le Cinquième Règne est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.

 

 

Mon avis : après la lecture plutôt laborieuse du "Chardonneret" (voir précédente publication), je me suis dit que me pencher sur un bon polar, un livre plus léger, ne serait pas un mauvais choix.

Je dois dire que je ne connaissais pas Maxime Chattam et que ce livre on me l'a offert.

Au début, J'ai bien accroché à l'histoire, une lecture facile et une intrigue assez bien ficelée. Le sujet par contre est on ne peut plus glauque et sordide, l'auteur nous entraîne dans les milieux du porno underground et met en scène des personnages d'une extrême bestialité.

La trame n'est pas très originale, un couple, lui journaliste, elle policière à New York, enquête en parallèle sur le suicide d'une jeune actrice de porno, rien de bien particulier, ni de très palpitant mais on a envie de savoir, ce qui est dommage c'est que cette enquête est un peu trop facile, peu de suspens et de retournements de situation. Je dois dire que la fin de l'histoire m'a semblé un peu tirée par les cheveux, pas très crédible et par conséquent décevante.

J'ai lu, je ne sais où, que Maxime Chattam était présenté comme le Stephen King français, pour moi, l'élève est encore très très  loin du maître. Pour un autre point de comparaison, le fossé entre ce roman et la trilogie "Millenium" de Stieg Larson est vraiment énorme.

Je retiendrai de ce livre la découverte du "peuple-taupe" de New-York que je ne connaissais pas et que j'étais loin d'imaginer.

Maxime Chattam aura une autre chance, j'ai lu que ce roman n'était vraiment pas son meilleur.

 

 

 

En marge du livre : LE PEUPLE-TAUPE DE NEW-YORK

Ténèbres 4.jpgA chaque ville, sa partie immergée, cachée, qui fonctionne comme un négatif, une ombre et qui alimente toutes les légendes. Ces mondes ignorés fascinent parce qu'ils incarnent l'Inconnu et l'Autre, ce que l'on ne voit pas et qui existe indépendamment du rythme habituel d'une cité. Si les catacombes font vibrer tant de gens à Paris, c'est certainement parce que ces carrières souterraines incarnent l'illégal et le secret - notions qui galvanisent les passionnés. On a souvent parlé d'un La Havane parallèle, une ville qui existerait sous la capitale cubaine et qui aurait été construite pour permettre à ses habitants de survivre en cas de conflit.

Difficile de savoir s'il s'agit d'une légende, mais l'idée même qu'il puisse exister une ville souterraine n'est pas un pur fantasme. Et pour en avoir la preuve, il faut aller voir du côté de New York. Car la Grosse Pomme cache, près du Riverside Park, des galeries sous ses trottoirs, des égouts, des anciennes stations de métro, des carrières, des espaces qui sont habités. Et pas simplement par quelques marginaux qui auraient trouvé un refuge mais par plus de 30 000 personnes qui, selon certaines estimations, peupleraient ces lieux sombres sur plus de 30 étages sous-terre.

http://www.novaplanet.com/novamag/33416/les-entrailles-de...