28/12/2017

SYSTEMAFRIC 2.0

systemafric 1.jpgQuatrième de couverture : Les chroniques de Jean-Claude Logé enfin réunies et imprimées dans son Blook ! L’homme est connu pour son franc-parler. Il parle tout haut de ce que beaucoup pensent tout bas. 

Systemafric est un cri de rage contre un système capitaliste à l’agonie, une démocratie confisquée par des ploutocrates, une justice paralysée, des guerres de religions qui menacent à l’évidence.

Jean-Claude Logé, entrepreneur infatigable, a animé le paysage technologique belge pendant 30 ans avec sa société Systemat et ses 2000 collaborateurs...jusqu’à son arrivée  en Afrique qui est devenue sa révélation, car comme il le dit : « je me suis assez occupé de moi, il est temps que je m’occupe des autres parce que j’ai mal aux autres… »

https://www.leseditionsdelhirondelle.com/catalogue-leh/57-systemafric-9782960204018.html

 Le livre est également disponible sur Amazon.

 

 

 

systemafric 2.jpgL'auteur : Jean-Claude LOGÉ

Né le 30 mars 1941, Jean-Claude Logé est un entrepreneur belge.

Sa formation de base il l'a acquise au Collège Saint Servais de Liège, une période pénible qui lui a forgé un caractère d'acier, normal dans la cité des métallos.

Après les Jésuites de Liège, il continue ses études dans les auditoires de l'UCL à la faculté des Sciences Commerciales et Financières dont il sortira diplômé en 1963.

Sa vocation de commerçant commence d'abord dans le domaine des assurances pour se diriger ensuite vers les nouvelles technologies. En bon visionnaire qu'il a toujours été, c'est dans les solutions informatiques qu'il prend sa véritable dimension. Systemat naît, le succès est au rendez-vous et le conduit jusqu'au titre de manager de l'année en 1996.

Quand la retraite sonne, cet hyperactif a du mal à trouver sa place dans la société. Finalement après un divorce et un remariage, il s'installera au Sénégal ou il peut donner libre cours à sa vision critique du monde, il distille avec la verve, l'humour et un cynisme incroyable, un billet d'humeur qui ne laisse personne indifférent.

Son bonheur au Sénégal sera de courte durée comme il le dit : "Mon Hiroshima s'est produit très exactement le 21/05/2016 à 16h30... Tout s'est écroulé en 15 minutes chrono!”. Victime d'un complot qui visait à l'enfermer chez les fous, il fuit le Sénégal pour revenir en Belgique. Ses ennuis sont loin d'être terminés et son combat continue.

https://jeanclaudeloge.com/

https://www.facebook.com/jeanclaude.loge

 

 

Mon avis : Un livre atypique, qui ne ressemble à aucun autre, dans un certain sens philosophique et auto biographique, c'est avant tout un cri de rage,  une critique impitoyable du monde dans lequel nous vivons.

Systemafric 2.0, un livre qui lui ressemble, cet homme au grand cœur, à la sensibilité à fleur de peau est aussi un caractère bien trempé qu'il ne faut pas ennuyer, ni énerver, il vaut mieux être son ami que du côté de ses ennemis. Un homme très attachant qui a un égo surdimensionné, une haute opinion de lui même.

A la page 17, le ton est donné : "Ma vie fut un roman de capes et d'épées avec une prise de conscience, comme jeune quadragénaire, de la fulgurance cosmique de ma pensée géniale".

Ce blook, c'est du lourd au propre comme au figuré, 511 pages, 650 grammes sur  papier fort, des photos couleurs, un ouvrage de qualité.

Un livre qui se déguste par petites gorgées comme un vieil armagnac "Chabot"- 1996, lentement il faut en mesurer toute la profondeur, il faut en apprécier la richesse et la puissance, il est long en bouche, il monte à la tête.

Ce pavé se décline en 7 rubriques : Afrique, Belgique, Jungle, Entreprise, Systemat, Histoire, Religions, tous les thèmes de prédilection de JCL qu'on retrouve sur sa page facebook et sur son blog.

Personne n'échappe à la critique, elle est forte, cynique, l'humour corrosif est omniprésent mais que de vérités bien exprimées.

Un livre dans lequel j'irai me replonger régulièrement.

 

systemafric 4.jpgQuelques morceaux choisis : Comme je le disais plus haut, personne n'échappe à la critique, les américains, les syndicats, les organisations patronales, les politiciens, les banquiers, les juifs, les flamands, l'enseignement, etc...

Je vous livre quelques extraits, histoire de vous mettre l'eau à la bouche :

 

La Complexité du gigantisme.(29-07-2015)

"Une fois encore, force est de constater que toute œuvre humaine, entachée de gigantisme, sombre rapidement dans l'escroquerie, la corruption, la voracité féroce de ses cadres dirigeants ...ce fut vrai pour la FIFA.....c'est vrai de toutes les sectes religieuses.... c'est vrai de toutes les multinationales du crime organisé...Plus c'est grand, plus c'est gros...plus c'est con, plus c'est dangereux.

L'esprit humain n'est pas fait pour gérer la complexité du gigantisme.....cela finit chaque fois en catastrophes que nous sommes incapables de maîtriser...Or la course au gigantisme est lancée.

Tchernobyl, Fukushima, Plutonium, Bulles immobilières, Krachs boursiers, Junk bonds, subprimes, Dettes souveraines n'ont donc rien appris à personne...Depuis 1930, tout repart chaque fois de plus belle avec la complicité arrogante de ces gens qui savent tout quand nous devrions savoir qu'ils ne savent rien.

Le pire est donc certain...c'est la date qui est incertaine... Le niveau de risque n'est humainement plus gérable...il devient une certitude dans un agenda qui nous échappe...Comme les habitants de Naples à proximité du Vésuve, nous dormons sur plusieurs volcans qui n'attendent que leur momentum pour entrer en éruption."

 

....Le bilan de Monsieur Obama n'est pas mauvais...il est simplement catastrophique...Come si ce n'était pas assez, il faut encore qu'il menace la Russie de Vladimir Poutine avec l'Ukraine nazie, sa Crimée Russe, base navale historique de la flotte russe en Mer Noire.

Preuve est faite qu'il ne suffit pas de se promener dans son Boeing "Air Force One", descendant la passerelle avec ce déhanchement chaloupé du basketteur-pivot de Berchem-Ste-Agathe pour régler des questions complexes.

Heureusement il a sa copie conforme gominée, le cowboy grisonnant, John Kerry du Colorado, l'amerloque perdu dans son univers impitoyable...Avec Obama on sait qu'il ne se passera rien, avec Kerry, on en est sûr.

Arriverait bientôt la femme-piranha, Hillary Clinton, cornaquée par son mari play-boy, amateur de pipes. On entre alors dans la caverne de Platon qui annonce de nouvelles catastrophes."

 

Le syndicalisme (15-12-2014)

Le syndicalisme tel qu'il a été pratiqué à Bruxelles, avec des métastases en province, est juste une honte...un vomitorium....une chiotte....un égout...un tas de merde orchestré par des salauds confortablement installés dans leurs bureaux capitonnés du boulevard de l'Empereur.

Lancer des hordes de débiles ivrognés sur notre délicieuse capitale en obligeant de malheureux policiers à se battre pour éviter le pire est un crime contre l'ordre public. Cela n'a rien à voir avec le droit de grève ou de manifester... Ce ne sont plus que des attaques à main armée organisées par des esprits malades de cette haine rouge sang qui transpire en Belgique.

Le grand jour est arrivé mais il n'est pas encore vécu à l'heure où j'écris.. il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts et à espérer que la raison l'emporte...Ce qui est évidemment peu probable...Le syndicalisme tel qu'il est conçu aujourd'hui n'est plus qu'un appel à la haine des patrons dans une totale confusion des genres...comme si le patron, entrepreneur d'une PME était le patron manager de Delhaize ou Belgacom...Tout cela est évidemment grotesque.

Pour avoir vécu l'entrée des syndicats dans une moyenne entreprise, je connais leurs capacités de nuisance et cette volonté de se servir de l'entreprise au lieu de la servir.

Pour les délégués syndicaux très protégés, il ne s'agit que d'acquérir une garantie d'emploi et un confort de vie au service d'un syndicat qui ne les paye pas...nombreuses formations inutiles, réunions superfétatoires...Ils ne font que critiquer l'entreprise qui les emploie, qui les paye, tout en se gardant bien de la quitter pour aller exercer leurs talents évidents sous d'autres cieux.....Ils aiment trop leur entreprise....Zut alors..

 

13/04/2017

CE QUE J'AI VOULU DIRE

Maraï 1.jpegQuatrième de couverture : Construit autour de deux dates – le 12 mars 1938, lorsque l’Allemagne nazie annexe l’Autriche, et le 31 août 1948, lorsque l’écrivain et sa famille quittent la Hongrie, désormais pays satellite de l’URSS –, ce récit mêle confession intime et analyse historique. Sándor Márai ausculte une société tiraillée entre désir d’indépendance et rêve de grandeur nationale qui va finir par servir l’Allemagne nazie.

Longtemps présumé perdu avant d’être retrouvé et de paraître en 2013 à Budapest, Ce que j’ai voulu taire constitue le dernier volet inédit des Confessions d’un bourgeois et est un véritable réquisitoire contre le fascisme et la barbarie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maraï 2.jpgL'auteur : Sandor MARAÏ

 

Nationalité : Hongrie

Né à : Košice (Slovaquie, ex Haute-Hongrie) , le 11/04/1900

Mort(e) à : San Diego (États-Unis) , le 22/02/1989

 

Sándor Márai (de son vrai nom Sándor Grosschmied de Mára) est un écrivain et journaliste hongrois.

Il connaît dès ses premiers romans un immense succès avec "Les Révoltés" (1930) et surtout "Les Confessions d'un Bourgeois"(1934). Antifasciste déclaré dans une Hongrie alliée à l'Allemagne nazie, il est pourtant mis au ban par le gouvernement communiste de l'après-guerre. Il s'installe à New-York et devient collaborateur de la Radio Free Europe de Munich. A partir de 1980 il vit avec son épouse Lola à proximité de leur fils Janos à San Diego en Californie.

Pendant ses 41 années d'exil, il poursuivra l'écriture d'une œuvre immense, en hongrois, qui comprend des romans - dont "Paix à Ithaque!"(1952) et "Les Métamorphoses d'un Mariage" (1980), l'important récit autobiographique, "Mémoires de Hongrie" (1972) et des journaux intimes (de 1943 à 1983). Ses livres sont publiés par des maisons d'édition hongroises en exil et ne peuvent circuler en Hongrie que sous le manteau.

En 1986, son épouse Lola, qui était devenue aveugle, meurt d'un cancer. Une année plus tard, son fils János décède également, à l'âge de 46 ans. Brisé par la disparition de ses proches et vivant dans un isolement de plus en plus complet, Márai se donne la mort huit mois seulement avant la chute du Mur.

Depuis le milieu des années 1990, Sandor Marai, redécouvert par les éditions Albin Michel, jouit dans le monde entier d'une réputation égale à celle d'un Zweig, d'un Roth ou d'un Schnitzler.

Biographie complète : http://sandor-marai.blogspot.hu/p/ebauche-de-biographie.h...

 

 

Mon avis :

Ici, nous sommes très loin du Sandor Maraï "littéraire", du romancier des "Braises" ou de "L'héritage d'Esther", dans ce récit, l'auteur se montre sous son côté historien, témoin critique d'une période noire de son pays.

Un livre très intéressant permettant de comprendre l'histoire de la Hongrie et plus particulièrement les choix des dirigeants hongrois et la position du peuple, principalement la bourgeoisie,  dans une période allant de 1938 (l'anschluss) à 1948 quand il fuit son pays et le bolchévisme.

Sandor Maraï revient sur ce qu'il appelle l'injustice du traité Trianon de 1920 qui privera la Hongrie de 2/3 de son territoire, la blessure hongroise toujours bien présente aujourd'hui.

Il parle à propos de son peuple de la "douce nonchalance" hongroise, voilà qui définit parfaitement mes sentiments vis à vis des hongrois, "des moutons résignés qui ne se révoltent jamais". On le serait à moins quand on sait que les hongrois ont été sous la domination turque, puis sous la domination des Habsbourg ensuite du régime fasciste allemand et enfin bolchévique russe

Ainsi au moment où l'Etat adopte des lois anti-juives, la bourgeoisie les accepte sans vraiment les appliquer et quand le premier ministre László Bárdossy décide pratiquement seul, sans prendre l'avis de la chambre, de "déclarer la guerre à la Russie" personne ne réagit et certains membres de la haute bourgeoisie s'en félicitent même. La Hongrie sympathisante du régime nazi perd son espèce de neutralité qui la protégeait de la guerre.

Maraï, très critique et sans complaisance pour quiconque livre un espèce de testament politique, un témoignage très intéressant pour comprendre l'histoire de son pays.

 

 

En marge du livre :

 

László BÁRDOSSY

Maraï 3.jpgLászló Bárdossy (Ladislaus von Bardossy) (né le 10 décembre 1890 à Szombathely et décédé le 10 janvier 1946) est un homme politique et premier ministre du Royaume de Hongrie de 1941 à 1942.

Il fut un des architectes en chef de la participation de la Hongrie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Jugé en novembre 1945 par un tribunal populaire, il fut condamné à mort pour crimes de guerre et collaboration avec les nazis. Il fut fusillé à Budapest en 1946.

 

 

 

 

LA BATAILLE DE VORONEJ

La bataille de Voronej ou offensive Voronej-Kastornoe selon la dénomination utilisée dans l'historiographie soviétique, est une opération de l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale.

Elle se déroule du 24 janvier 1943 au 2 février 1943 et marque la quatrième phase de l'offensive générale soviétique pour l'hiver 1942-1943 dans le secteur sud du front de l'Est. Elle suit immédiatement l'offensive Ostrogojsk-Rossoch.

Cette nouvelle manœuvre en tenaille des forces soviétiques, rendue extrêmement difficile par les intempéries de l'hiver, est menée par les troupes du front de Voronej sous les ordres du général Golikov, remontant depuis le sud, en collaboration avec le flanc gauche du front de Briansk du général Maks Reiter venant du nord1.

La 2e armée allemande déployée sur l'importante tête de pont de Voronej et les troupes hongroises encore présentes sur le front, après la défaite totale et catastrophique du gros des forces hongroises en janvier, sont attaquées sur leurs flancs, menacées d'encerclement et forcées à une désastreuse retraite en plein milieu du terrible hiver russe.

Les pertes de l'Axe furent considérables, la Deuxième Armée n'échappa que par miracle à une destruction complète et une nouvelle brèche énorme s'ouvrit dans le front de l'Axe. Elle laisse ouverte la direction de Koursk, qui sera libérée pendant l'opération Étoile qui suit, et menace aussi par le sud l'important bastion d'Orel.

 

03/09/2016

LE NORD, C'EST L'EST

Gras 1.jpgQuatrième de couverture : Cédric Gras le dit et ne se l'explique pas, il est attiré par les territoires hostiles qui s'ingénient à repousser les rares voyageurs plutôt qu'à les séduire. C'est un fait, et son regard de géographe singulier n'a pas d'équivalent. Plus intrigante encore cette découverte que le Nord russe se trouve en réalité à l'Est et qu'il faudrait faire pivoter la carte du pays pour tenter de le comprendre. De la Carélie au fleuve Amour, de la Crimée à la mer du Japon, des immenses steppes de Mongolie à Magadan, l'auteur a parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des archipels humains perdus que le pouvoir exploite à coups de décrets depuis l'époque soviétique.

Les "territoires du Nord et assimilés" correspondent souvent à ce que fut l'Archipel du Goulag : des zones perdues de steppe, de taïga et de montagnes, improbables contrées, plus que rudes, où l'alcool tient lieu de mode de vie et où se côtoient les mille groupes ethniques composant la Fédération de Russie. Fleuves inconnus, villes condamnées qui deviendront la cible des Mig à l'entraînement, champs de neige et de gel...

L'Occidental curieux croit parfois connaître la Russie : il ne pourra qu'être sidéré à la lecture de ces lignes.

 

 

 

L'auteur : Cédric GRAS

 

Gras 2.jpgNationalité : France

Né(e) à : St Cloud , 1982

Biographie :

Cédric Gras a suivi des études de géographie entre Paris, Montréal et Pondichéry, avec quelques coupures pour des voyages au long cours et des expéditions.

Après une année à Omsk en Sibérie et trois ans à Vladivostok, où il a fondé l’Alliance française locale, il a entrepris, entre l’INALCO (Institut National des Langues et des Civilisations Orientales) et l’Université de Moscou, une thèse de doctorat intitulée « l’Extrême-Orient russe et les Russes d’Extrême-Orient : les conditions d’un établissement durable ».

Il a été récompensé en 2004 par une bourse de la vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet. Il crée et dirige l'Alliance française de Donetsk, à l'est de l'Ukraine, de 2011 à l'été 2014, où l'Alliance française est fermée à cause du conflit dans l'Est ukrainien, puis reprends l'Alliance française de Karkhov en décembre 2014.

De ces années à Vladivostok, il a fait un récit sur la réalité de la région : Vladivostok, neiges et moussons.

 

Mon avis : Je pensais vivre un récit plein de surprises et de découvertes dans des régions méconnues, la déception est à la mesure des mes attentes, je n'ai rien trouvé de passionnant dans ce récit sibérien. Jamais je n'ai pu entrer dans ce périple, jamais je n'ai pu imaginer ces contrées lointaines et inconnues. Je pense que le style de l'auteur ne me convient pas, pas assez imagé, pas assez sensible, les sentiments, s'il y en a, ne passent pas. J'ai eu l'impression de lire un simple carnet de route dans lequel il manque les photos. Je l'ai ressenti comme un récit ennuyeux que j'ai abandonné avant la fin car je n'en attendais plus rien.

Monsieur Gras, je regrette beaucoup mais ce récit m'est apparu bien maigre.

 

 

En marge du livre : Sur les traces d'Anton Tchekhov : son Sakhaline, 123 ans plus tard

gras 3.jpgL'île riche en pétrole et en gaz n'est plus la colonie pénitentiaire tsariste, mais elle garde des traces de cette brève période où le grand écrivain résidait sur Sakhaline. La Russie d'Aujourd'hui vous propose de revivre ce voyage et de comprendre les motivations du grand écrivain pour réaliser ce périple.

 

 

https://fr.rbth.com/tourisme/2013/0726sur_les_traces_danton_tchekhov_son_sakhaline_123_ans_plus_tard_24777