05/12/2017

CALIFORNIA GIRLS

Manson 01.jpgQuatrième de couverture : « En 1969, j’avais neuf ans. La famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire. J’ai grandi avec l’image de trois filles de 20 ans défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Des droguées… voilà ce qu’on disait d’elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l’emprise d’un gourou qu’elles prenaient pour Jésus-Christ. Plus tard, j’ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes terreurs enfantines et j’ai revécu seconde par seconde le martyr de Sharon Tate. »

 

 

 

 

 

 

Manson 02.jpgL'auteur : Simon LIBERATI

Nationalité : France, né à : Paris , le 12/05/1960

Simon Liberati est un journaliste et écrivain français.

Journaliste de magazine, il a publié un premier roman "Anthologie des apparitions" sur le thème de l'adolescence en 2004, puis "Nada exist" en 2007 en brossant un personnage de photographe de mode qui passe des paillettes et de la célébrité à la dérive.

Son troisième ouvrage intitulé "L’hyper Justine" est un roman "sadien" (le titre renvoie de façon claire au roman du marquis de Sade Justine ou les Malheurs de la vertu) qui mêle escroc, prostituée et création cinématographique. Il a été couronné par le Prix de Flore 2009 présidé par Frédéric Beigbeder, ami de l'auteur.

En 2011, il publie aux éditions Grasset son quatrième roman "Jayne Mansfield 1967", dans la collection "Ceci n'est pas un fait divers", un récit dans lequel il retrace le destin tragique de l'actrice. L'ouvrage est récompensé par le prix Femina le 7 novembre 2011.

En janvier 2013, il publie, chez Flammarion, "113 études de littérature romantique" et en 2015 "Eva" (Prix Transfuge du meilleur roman français).

Simon Liberati est marié à l'actrice et cinéaste Eva Ionesco (1965) qu'il a rencontré au printemps 2013 dont la vie inspire l'écrivain dans son roman "Eva" en 2015.

 

 

Mon avis : L'auteur, très bien documenté,  relate de manière très méticuleuse et très précise les journées des 8, 9 et 10 août 1969 pendant lesquelles la "famille Manson" a perpétré ses horribles méfaits.

Un récit glaçant qui nous plonge dans l'intimité de 3 jeunes tueuses et d'un jeune homme sous l'emprise de la drogue et surtout de leur gourou "Charles Manson".

Si le récit nous donne une idée précise de la "vie" dans cette communauté hippies, rien ne nous permet de comprendre comment de jeunes adolescentes en arrivent à idolâtrer à ce point un homme, le considérant comme un dieu, et acceptent de commettre des crimes horribles en son nom.

Ce mauvais scénario marque sans doute la fin de la période Hippies et la fin des sixties, toute une époque.

A déconseiller aux personnes sensibles.

 

En marge du livre : La famille de Charles Manson

Manson 03.jpgLeader charismatique d'une communauté hippie, Charles Manson a incarné le cauchemar de l'Amérique et son procès a signé l'arrêt de mort des sixties et du flower power. Fou, mégalomane ou psychopathe, il a entrainé dans sa chute des jeunes gens de tous horizons, des jeunes femmes en particulier, aujourd'hui devenues des dames âgées, qui pour avoir cru à une utopie, vont passer leur vie entière derrière des barreaux.

Pour savoir tout sur la famille Manson, voici un lien très intéressant :

http://www.greffiernoir.com/la-famille-de-charles-manson-...

 

28/11/2017

MILLE FEMMES BLANCHES

cheyennes 01.jpgQuatrième de couverture : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles... L'une d'elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l'agonie de son peuple d'adoption...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'auteur : Jim FERGUS

Cheyennes 02.jpgNationalité : États-Unis, né à : Chicago, Illinois , le 23/03/1950

Né d'une mère française et d'un père américain, Jim Fergus, chasseur, pêcheur, et cuisinier hors pair, est chroniqueur dans de nombreux journaux américains.

Ses parents décèdent alors qu'il a 16 ans et il part vivre dans le Colorado ou il poursuit ses études. Il vivra ensuite en Floride où il est professeur de tennis avant de revenir dans le Colorado en 1980.

Il s'installe dans la petite ville de Rand, qui compte treize habitants, pour se consacrer exclusivement à l'écriture.

Il publie en tant que journaliste de nombreux articles, essais ou interviews dans la presse magazine et collabore à des journaux. Son premier livre, A Hunter's Road (Espaces sauvages), mémoire de voyage et de sport, paraît en 1992.

Son premier roman, One Thousand White Women (Mille femmes blanches), l'histoire de femmes blanches livrées aux indiens par le gouvernement américain pour partager leur vie, est publié aux États-Unis en 1998 et rencontre le succès.

Il a sillonné seul avec ses chiens le Middle West, pendant plusieurs mois, sur les pistes des Cheyennes, afin d'écrire ce livre.

Son second roman The Wild Girl (La Fille sauvage), paraît en 2005, celui-ci raconte cette fois l'histoire d'une Apache enlevée à sa tribu en 1932.

Il a ensuite publié Marie Blanche en 2011, l'histoire de sa propre famille à travers celles de sa mère et de sa grand-mère et en 2013 "Chrysis", l'histoire (authentique) d'une jeune peintre Gabrielle Jungbluth dans le Montparnasse des années vingt.

En 2016, il publie "La vengeance des mères".

site officiel: http://www.jimfergus.com/

 

 

Mon avis : A partir d'un fait réel, et c'est le seul fait historique de ce roman, la rencontre entre le chef cheyenne Little Wolf et le président Grant, Jim Fergus imagine une histoire assez rocambolesque et originale, le troc de mille femmes blanches contre mille chevaux.

Un roman de fiction tout à fait savoureux, à la fois drôle, émouvant et dramatique. A travers ce récit, l'auteur nous fait découvrir, les us et coutumes des indiens cheyennes, leurs croyances, l'organisation de leur société, la place des femmes dans celle-ci, leur culture, leur vie en symbiose avec une nature généreuse, leur cruauté ou leur extrême respect du prochain. Toute une galerie de portraits de femmes, plus attachantes les unes que les autres, qui ont quitté de leur plein gré la civilisation et qui découvrent la vie des "sauvages".

Jim fergus se place du côté des indiens, défend leur cause, ce peuple épris de liberté qui vit dans une nature d'une grande beauté, ce peuple de chasseurs qui vit dans des terres qui regorgent de gibier, pourquoi accepterait-il d'aller vivre dans une réserve et devenir des agriculteurs ?

Un très bon moment de lecture, présenté sous la forme d'un journal écrit par une de ces femmes, tellement réaliste qu'on doute si c'est la réalité ou la fiction.

 

 

En marge du livre : Les Cheyennes

cheyennes 06.jpgLe nom "Cheyenne" vient du sioux "Sha-iye-na" qui veut dire "parle rouge", un nom par lequel les Sioux désignaient un peuple de langue étrangère. Les Cheyennes s'appelaient eux-mêmes "Tsistsistas" qui signifie "Notre Peuple". Le dialecte cheyenne, dont ils sont très protecteur, appartient à la famille des Algonquins. Leur alphabet contient 14 lettres.

Les Cheyennes ont souvent été considérés comme les plus fiers et les plus braves parmi les Indiens des Plaines, peut-être seulement égalé au Crows. Les Cheyennes étaient connu pour la vertu et la beauté de leurs femmes.

La nation cheyenne a été l'une des tribus indiennes qui s'est battue avec le plus de courage et d'opiniâtreté pour protéger ses terres contre l'invasion blanche et sauvegarder son mode de vie.

Les Cheyennes sont des Algonquins originaires du sud des Grands Lacs. A la fin du XVIIè siècle, ils se déplacèrent vers l'Ouest, atteignant le Missouri. Les Arapahos, leurs alliés, suivirent la même route. Installés le long du Haut Missouri et de ses affluents, ils pratiquèrent l'agriculture autour de leurs villages.

http://www.les-cheyennes.ch/F_tribu.html

06/11/2017

LE GANG DES RÊVES

gang 01.jpgQuatrième de couverture : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

 

 

 

 

 

 

 

 

gang 02.jpgL'auteur : Luca DI FULVIO

Nationalité : Italie , né à : Rome , le 13/05/1957

Luca Di Fulvio est un homme de théâtre et un écrivain italien, auteur de roman policier, de fantastique et de littérature d'enfance et de jeunesse.

Avant de fonder sa propre compagnie de théâtre (Le Moveable Feast), il travaille avec Paola Bourbons, Sergio Graziani, Mario Marans, Andrzej Wajda. Il est également consultant éditorial de plusieurs maisons d'édition.

Publié en 1996, son premier roman, "Zelter", est une histoire de vampire.

Son deuxième roman, "L’empailleur" (L'impagliatore, 2000), est un thriller qui est adapté au cinéma en 2004 par Eros Puglielli sous le titre "Ochi di cristallo".

Les droits cinématographiques de son roman "L'échelle de Dionysos" (La scala di Dioniso, 2006), dont il a aussi écrit le scénario, sont vendus avant même la parution du livre en librairie.

Sous le pseudonyme de Duke J. Blanco, il aborde la littérature d'enfance et de jeunesse avec "I misteri dell'Altro Mare" en 2002.

Luca Di Fulvio est devenu l'un des nouveaux phénomènes littéraires à suivre avec la sortie de "Le gang des rêves" (La gang dei sogni, 2008) publié en France en juin 2016 chez Slatkine & Cie et premier tome d'une forme de trilogie. Plébiscité par les libraires et les lecteurs, le livre, qui raconte le New York des années 20 par les yeux d'un jeune Italien, s'est lentement mais sûrement transformé en best-seller.

Un an après ce beau succès, Luca Di Fulvio est de retour avec "Les enfants de Venise" (La ragazza che toccava il cielo, 2013).

La parution du troisième volet est annoncée pour 2018.

 

Mon avis :  900 pages de plaisir, captivant et passionnant du début à la fin, Luca Di Fulvio nous livre un roman sur lequel je ne peux écrire que des éloges. Que tous ceux qui sont un peu fâchés avec la lecture se précipitent sur cette saga, ils seront enchantés.

Un livre impossible à lâcher qui se lit comme on regarde un film, un vrai bonheur.

Un belle brochette de personnages auxquels on s'attache qu'ils soient sympathiques ou franchement dégueulasses, des destins qui se croisent, c'est bouleversant et plein d'émotions.

Des chapitres courts, l'auteur passe d'un personnage à l'autre, dans une chronologie volontairement chamboulée, un style direct et fluide qui donne beaucoup de rythme à cette brique jamais ennuyeuse.

Le décor, c'est New York des années 1920, c'est Manhattan, c'est Harlem, le Lower East Side. Les thèmes sont nombreux, le racisme envers les migrants italiens, irlandais, envers les juifs et les noirs, la mafia, les grands bandits, les petits voyous, les gangs, les règlements de compte,  la prostitution, la pornographie, les trafics en tous genre, la drogue, les débuts du cinéma parlant, la radio, c'est aussi l'Amérique des pauvres et des riches, des paumés et des nantis, c'est le rêve américain mais c'est avant tout et surtout un grand roman d'amour et d'amitié.

C'est aussi la Californie, Hollywood et le monde impitoyable du cinéma

Luca Di Fulvio est un formidable conteur d'histoires, qui sait jouer sur les cordes sensibles et les sentiments.

Un très bon roman, émotions garanties, du grand art.

Un vrai coup de coeur.

 

gang 04.jpgEn marge du livre : Le rêve américain, mythe ou réalité ?

Les plaines verdoyantes de la Nouvelle-Angleterre venaient s’échouer au pied des Monts Appalaches, mais au delà s’étendaient encore des terres. Des terres déjà plus sèches et qui devenaient franchement arides à l’approche des Rocheuses, mais là encore, elles continuaient de s’étendre indéfiniment.

Ici débutait l’Amérique, c’est à dire ailleurs. Ici commençait le rêve, par un mouvement susceptible de ne jamais s’arrêter. Plus loin. Mieux.

En 1774, le gouverneur de Virginie décrivait le peuple américain de la sorte : « s’ils atteignaient le paradis, ils le quitteraient après avoir entendu parler d’un endroit meilleur à l’Ouest. »

Longtemps pour l’Europe, l’Ouest n’eut d’autre réalité qu’un océan immense et infranchissable. Quand au XIX° siècle, des générations d’irlandais, d’allemands et d’italiens tournent leur regard vers l’Amérique, le mouvement qui va présider à leur quête est inédit. Le sens de lecture du monde vient soudainement de changer. Le Vieux continent va rajeunir. Le pauvre s’enrichira. L’esclave sera libéré. Quand il est permis de commencer le livre par la dernière page, tout devient possible.

Outre le droit à la Vie et à la Liberté, la constitution américaine garantit à ses citoyens un droit « à la poursuite du Bonheur ». Autant que ce dernier puisse être relatif, le Rêve Américain fut d’abord protéiforme.

Pratiquer librement son culte. Posséder la terre que l’on travaille. Manger à sa faim. Echapper au joug d’un ordre social, religieux, familial. Les avatars du Rêve étaient aussi nombreux que les rêveurs. Du fait de leur individualité, ils partageaient toutefois une vision commune : c’est par leur valeur et leur travail, en tant qu’hommes et femmes uniques qu’ils s’accompliraient.

Quand en 1931, James Truslow Adams emploie pour la première fois l’expression de Rêve Américain, il lui associe les notions de liberté et d’ascension sociale par le mérite. Cette assertion donne au Rêve ses contours définitifs.

http://www.american-arts.com/blog/2013/05/04/reve-america...